Proust inédit. Un Proust fréquentant les voyantes dès l'enfance, un Proust décrit par ses amis comme un visionnaire, un Proust se disant voyant comme Rimbaud en son temps. Si la voyance a disparu de notre horizon mental, nous ne pouvons ignorer que Proust fut troublé très tôt par ce don et qu'il y croyait. Approcher ce sens spécial, cerner le lien qu'il eut avec la voyance, les interactions mystérieuses qu'il établit entre sa vie et son oeuvre, nous permettent de mieux comprendre qui il fut, ce qu'il rechercha à travers l'écriture et, comment il composa sa Recherche. Sans a priori, Christine Brusson traque cette faculté de voir dans l'invisible grâce à un outil de recherche de mots dans l'oeuvre proustienne. Elle construit à partir de fragments des champs thématiques, révèle des associations cachées, remet en lumière des passages essentiels jamais cités. Aussi une large audience est donnée aux Esquisses préparatoires pour éclairer le texte définitif. Après Proust, Contre-enquête (Classiques Garnier) ce nouvel essai traverse cette profondeur obscure de l'écriture, entraînant le lecteur sur la voie d'une pensée sauvage, magique et perméable au psi, qui a été évacuée par la critique et qu'il est utile et passionnant d'interroger.
Nombre de pages
326
Date de parution
21/04/2023
Poids
420g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782380721058
Titre
Proust, voir l'invisible
Auteur
Brusson Christine
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
420
Date de parution
20230421
Nombre de pages
326,00 €
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Paris 1837. Quel curieux destin que celui du petit Alexis qui, mordu par un chien, devient somnambule extralucide, comme on dit à l'époque! Ce don prodigieux, c'est son magnétiseur et mentor Marcillet qui va le porter au plus haut. Il exhibe le garçon en province, en Angleterre, à Paris. Alexis, roi des espaces, des déambulations merveilleuses, voit tout, devine tout, retrouve tout, résout tout, dans le temps et l'espace. C'est bientôt la gloire et la fortune, même si certains doutent et ricanent. Des femmes passent dans la vie du voyant: Mina, la petite bonne, Eugénie, la cartomancienne, Rose, l'actrice. Il y a aussi Delaage, avec son étrange baignoire. Alexandre Dumas veut rencontrer le prodige. Cela tombe bien: Alexis, las de tant de séances de magnétisme et de voyages entre deux mondes, veut faire du théâtre. Mais c'est la maladie qui le guette et les temps changent. La vogue des tables tournantes détrône le magnétisme, Méliès invente le cinématographe... Biographie de l'auteur Dans ce premier roman étonnamment maîtrisé, Christine Brusson nous parle des turbulences de l'âme et des intermittences de l'esprit à travers un destin singulier: qui de nous ne serait pas touché?
Née en 1963 dans le Berry, Christine Brusson a suivi des études de lettres et d'architecture à Paris. Après avoir enseigné la littérature, elle s'est consacrée à l'art du chantier et à l'écriture.
Résumé : Dans Les Dessous de la Littérature, Christine Brusson réinvente le pastiche d'une manière originale et inédite. Ses textes écrits "à la manière de..." font plus que parodier notre littérature, ils en libèrent toute la charge érotique. C'est en effet à travers le prisme du sexe - pensé, rêvé ou accompli - que l' "hypocrite lecteur" va redécouvrir Chrétien de Troyes, Charles d'Orléans, Montesquieu, La Bruyère, Pascal, la comtesse de Ségur, Jules Verne, Marcel Proust... Les oeuvres dépoussiérées sont descendues de leur piédestal, brisent les tabous du sexe et délivrent - enfin ! leurs fantasmes. Christine Brusson a eu cette audace : pénétrer la matière textuelle de trente-deux oeuvres classiques et en écrire la scène ou le fragment qui manquait. Chaque auteur et pastiche sont présentés avec humour. Ce volume savoureux soulève les dessous de la littérature pour nous enchanter.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.