Extrémismes européens et mondes arabo-musulmans. Rapprochements stratégiques et convergences idéolog
Bruneteau Bernard ; Santamaria Yves
SPM LETTRAGE
31,50 €
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EAN :9782379990700
Le 22 octobre 2020, peu après la décapitation de Samuel Paty, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer évoquait les "complicités intellectuelles du terrorisme", précisant : "Ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme fait des ravages". Cinq ans auparavant, quelques semaines après les attentats meurtriers commis contre la rédaction de Charlie-Hebdo, le Premier ministre Manuel Valls invitait à "combattre cet islamo-fascisme, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer". Depuis 1979, la visibilité internationale de l'islam a conduit à incorporer cet acteur jusqu'ici négligé à un imaginaire politique occidental structuré de longue date. Soit pour l'assimiler à des forces honnies, vaincues et condamnées par l'Histoire, soit afin de délégitimer des adversaires recherchant des accommodements toxiques avec une religion politique conquérante. Les textes réunis dans cet ouvrage sont issus du colloque "Extrémismes ouest-européens et monde arabo-musulman. Rapprochements stratégiques et convergences idéologiques, de l'entre-deux-guerres à nos jours" organisé à Grenoble en 2011 par le Centre de recherches et d'histoire de l'Italie et des pays alpins (Grenoble-II) et l'Institut d'études politiques de Grenoble. Il entendait apporter quelque profondeur de champ dans un débat trop souvent marqué par le déni ou, pour reprendre un terme démonétisé, l'amalgame. Ces textes écrits il y a une décennie n'ont pas été retouchés : pour citer la formule de Jean-François Revel, "la lucidité rétrospective et le courage rétroactif sont l'une des formes de la connaissance inutile".
Nombre de pages
376
Date de parution
06/05/2021
Poids
560g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782379990700
Titre
Extrémismes européens et mondes arabo-musulmans. Rapprochements stratégiques et convergences idéolog
Auteur
Bruneteau Bernard ; Santamaria Yves
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
155
Poids
560
Date de parution
20210506
Nombre de pages
376,00 €
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Si l'"idée d'Europe" fondée sur le constat d'une unité de civilisation s'enracinant dans la Christianitas médiévale et le Siècle des Lumières est ancienne, l'"idée européenne" est quant à elle récente. Elle naît dans le premier XXe siècle du refus de la distorsion entre une Europe culturelle vécue, voire fantasmée, et l'histoire politique d'un continent déchiré parles guerres et les affrontements idéologiques. Associée aux idéaux de paix internationale et sociale, illustrée par des projets volontaristes d'unité économique et politique, l'idée européenne fut volontiers présentée par ceux qui s'en firent les porteurs comme une idée politique moderne destinée à rénover ou dépasser les concepts issus du XIXe siècle - lanation, l'Etat, le marché. Avec le démarrage de la construction européenne qui suit la Déclaration Schuman de 1950, l'"idée" devaits'inscrire tant bien que mal dans les faits, laissant alors la place au débat sur telle ou telle "politique" européenne. Cet ouvrage met en scène les projets européens formulés et débattusentre 1900 et 1950. Il rassemble et introduit 145 textes qui reflètent les sensibilités politiques de leurs auteurs, les intérêts des milieux dont ceux-ci sont issus et les circonstances qu'ils sont amenés à traverser. Au fur et à mesure des années, ces textes révèlent des degrés différents de conscience européenne, traduisent des attentes concrètes, expriment des visions globales, esquissent des solutions techniques. Ainsi, par-delà leur historicité, les questions qui traversent l'Union européenne actuelle avaient déjà été posées: le rapport à la mondialisation, le lien transatlantique, l'identité "européenne", les "deux Europes", l'unité de régime politique, les limites de l'Europe...
Forgé et développé dès l'entre-deux-guerres, le concept de totalitarisme a servi à qualifier les régimes politiques inédits qui, en Russie, en Italie puis en Allemagne, ont allié système de parti unique, idéologie globalisante et terreur. Utilisé de façon polémique au temps de la guerre froide, il reste toujours controversé pour certains historiens qui critiquent son caractère réducteur et par trop descriptif. Il apparaît pourtant difficile à remplacer comme instrument d'intelligibilité du tragique XXe siècle. Etablissant la généalogie du concept, l'ouvrage montre le poids des circonstances dans son élaboration progressive et précise les perspectives méthodologiques de son utilisation. Il étudie ensuite les conditions de possibilité historique du phénomène totalitaire en passant en revue ses ressorts intellectuels, sociaux et politiques. Il décrit enfin des totalitarismes réels à partir des pratiques, tout à la fois différenciées et convergentes, de l'Italie fasciste, de l'Allemagne nazie et de l'URSS stalinienne. Cette édition revue et augmentée d'un ouvrage devenu un "classique" sur le sujet rend compte des débats historiographiques les plus vifs et les plus récents.
Succédant à un premier ouvrage consacré aux plans et projets européens formulés au premier XXe siècle, cet ouvrage restitue la teneur des principaux débats qui ont accompagné cinq décennies de construction européenne. A travers 165 textes présentés et remis en contexte, il montre comment l'"Europe" s'est progressivement inscrite au c'ur de notre espace public contemporain. A partir de la déclaration Schuman et du lancement de l'intégration économique et institutionnelle de l'Europe, l'idée européenne se transforme en effet. S'inscrivant désormais dans la réalité issue des traités (CECA, CEE, Acte unique, Maastricht, Amsterdam...), elle perd son caractère de mythe mobilisateur, hormis dans quelques cercles fédéralistes. Inversement, l'idée européenne s'impose dans des milieux plus diversifiés (économiques, politiques, sociaux) soucieux de l'acclimater à leurs intérêts (Europe du libre-échange, Europe organisée). Par ailleurs, le déroulement même de la construction européenne permet la cristallisation de débats où s'expriment les différentes formes d'européisme et d'euroscepticisme. Enfin, l'Europe émergente s'inscrivant dans les relations internationales, l'idée européenne est affectée par les divergences de vue en matière de rapport de la Communauté au monde (Europe atlantique, Europe européenne, Eurafrique).
Le XXe siècle restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec l'éradication des Hereros en 1904 et s'est terminé avec les massacres du Darfour en 2004. Entre ces deux moments, le monde aura été le témoin des grands massacres de l'ère stalinienne, de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie du peuple cambodgien. Cet essai met en perspective les entreprises exterminatrices les plus marquantes du XXe siècle. Leur histoire montre que le crime de génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur. Aussi l'auteur s'attache-t-il en permanence à répondre à deux questions : qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocide ? Qu'est-ce qui autorise le génocide à se présenter comme une "solution" ...
Tant les Français que les Suisses n'ont jamais vu leur histoire de cette manière, sous le prisme que propose cette biographie. Le comte Louis-Auguste-Augustin d'Affry, bourgeois-patricien de Fribourg, natif de Versailles et général au service de France, a littéralement accumulé les plus hautes fonctions militaires : colonel des Gardes suisses, Lieutenant-général dès 1758, Administrateur général des Suisses et Grisons (1771-1792) au service de France. Moins connu est son rôle déterminant au service de la diplomatie française, suisse, et franco-suisse. Sous prétexte que son rôle a été effacé, et apparemment secondaire, il fut écarté de la plupart des études portant sur cette période. Et pourtant, ce valeureux militaire comblé d'honneurs fut le représentant informel du Corps helvétique et de l'établissement suisse en France. Nommé ministre plénipotentiaire de France à La Haye en 1755, il croise (le fer avec) Casanova, notamment. Il réussit à maintenir les Néerlandais dans la neutralité pendant la Guerre de Sept Ans. d'Affry tira de ses expériences diplomatiques un goût très prononcé pour le double jeu, lequel eut tout lieu de s'épanouir abondamment durant les quatre premières années de la Révolution française. Malmené par ses pairs et rejeté par ses compatriotes helvétiques, il a longtemps incarné un aspect embarrassant de l'imagerie de la Révolution française en général et de la terrible journée du 10 Août en particulier. Pour étayer coûte que coûte l'alliance franco-suisse, il soutint scrupuleusement le pouvoir légalement établi en France, mais quand arriva pour Louis XVI le temps de laisser à la représentation nationale la primauté du pouvoir, ce tacticien politique remarquable repositionna sa loyauté et se transforma en quelque sorte en baromètre du rapport des forces en présence en France. La stratégie de l'ambiguïté a un prix et une légende noire s'est emparée de la mémoire de l'atypique d'Affry. Né sous Louis XIV, il survécut à Louis XVI.
Au moment où l'Allemagne capitula le 11 novembre 1918, la solidarité des Alliés était déjà compromise. Les privations, les souffrances, les nombreuses pertes humaines, les destructions matérielles avaient épuisé l'Europe. Reconstruire devenait la priorité, ce qui portait au premier plan les solutions politiques, parfois idéologiques. Voulant dépasser l'affrontement fratricide des peuples, le " pacte de la Société des Nations " posa, sous l'influence de Wilson, les principes d'un ordre international nouveau. La paix comme but de guerre ! Cette paix retrouvée à Versailles s'avérait-elle avantageuse ? Devait-elle prôner la simple coexistence entre les nations ? La paix révolutionnaire constituait-elle une solution possible ? Comment célébrer ce moment tant attendu par tous les belligérants ...
Barjot Dominique ; Bellavitis Anna ; Haan Bertrand
Où en est l'historiographie française et francophone, en ces temps de mondialisation accélérée ? La recherche historique française est demeurée féconde dans chacune des quatre grandes périodes de l'histoire, cet ouvrage en donne un aperçu pour chacune d'entre elles. Les échanges et les interactions entre les traditions historiographiques de différents pays sont à l'ordre du jour, mais des spécificités de chacun perdurent. La France a eu et a encore une tradition marquée d'ouverture, qu'il faut pouvoir maintenir dans un contexte de crise globale, présente et future. L'historiographie française et francophone est en plein renouvellement. Des champs nouveaux s'ouvrent à la recherche, qui font largement appel à des approches transversales et pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires.
Le Second Empire (1852-1870), bien qu'il s'ouvre sur un coup d'État pour se terminer par une lourde défaite militaire, correspond à une période économique très faste qu'accompagne un développement majeur de la photographie. C'est de la conjonction exceptionnelle entre cette période et ce nouveau media que traite cet essai. La photographie apparaît d'abord comme une nouvelle icône du pouvoir en place comme de l'opposition républicaine. Elle enregistre aussi les facettes des transformations considérables de la société dans le domaine public et privé. Elle contribue ce faisant à l'essor d'une nouvelle économie industrielle et commerciale consumériste avant la lettre. Elle accompagne le progrès scientifique en de nombreux domaines et participe à la vie artistique révélatrice de cette période aussi féerique que fragile.