Le commerce équitable donne chaque jour la preuve qu'une autre économie est possible. Une économie où l'on tente de produire, de vendre et de consommer de façon juste et solidaire, en préservant l'environnement, en développant la démocratie. Contestant l'hégémonie des grandes firmes du commerce mondial et de la grande distribution, le commerce équitable cherche à établir des solidarités concrètes entre consommateurs et producteurs à travers des pratiques économiques solidaires. Il vise à resocialiser l'acte marchand et à mobiliser les citoyens pour peser sur les politiques publiques et enclencher de nouvelles modalités de régulation. En même temps, les acteurs du commerce équitable sont fort divers, et le mouvement est traversé depuis plusieurs années par d'intenses controverses. Ce livre veut montrer en quoi le développement rapide du commerce équitable, malgré ses contradictions qui ne sont pas passées sous silence, offre la possibilité concrète de construire des rapports économiques à la fois humains et efficaces. L'ouvrage présente les débats, les questions et les démarches du commerce équitable mises en oeuvre par des acteurs multiples qui expérimentent des voies très diverses: commerce de proximité, grandes et moyennes surfaces, vente par Internet, éducation à la consommation et au développement, pressions sur les acteurs politiques et économiques, etc. Ces démarches sont portées par des structures diverses: SARL, associations, coopératives... Le lecteur trouvera là un tableau d'ensemble des démarches, des débats et des tensions qui traversent le mouvement pour un commerce équitable, lui-même parti prenante du mouvement altermondialiste.
Nombre de pages
101
Date de parution
11/06/2009
Poids
105g
Largeur
115mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849502228
Titre
Commerce équitable. Produire, vendre et consommer autrement
Nos démocraties contemporaines et libérales ont progressivement laissé la place à une gouvernante adémocratique, chaotique, et illégale. En exploitant les failles de notre système à leur avantage, la classe des dirigeants s'assure un pouvoir suprême, tandis que les citoyens se sacrifient toujours plus. Quelle est l'étendue du pouvoir illégal des élites ? Et que faire pour changer les choses ? Dans cet ouvrage, Thierry Brugvin apporte une matière précieuse pour tout citoyen soucieux de ta préservation de l'état de droit. Il mène une enquête accablante sur nos démocraties contemporaines afin d'en dénoncer les rouages, tout en proposant des pistes de modernisation dans le sens d'une meilleure répartition des richesse.
Biographie de l'auteur Thierry Brugvin est docteur en sociologie politique. Il a réalisé une thèse sur le commerce éthique et équitable à l'EHESS. Il a publié aussi une quinzaine de livres collectifs et une trentaine d'articles individuels sur les relations Nord-Sud, la gouvernance globale, l'influence adémocratique des élites, l'autogestion et l'objection de croissance.
Cet ouvrage propose 6 chemins vers une décroissance solidaire. Les auteurs veulent ainsi contribuer à orienter la soc.)été vers une alternative au capitalisme productiviste, qu'il soit libéral ou social. L'empreinte écologique de la France est trois fois supérieure à ce que la planète peut supporter à long terme. Les statistiques montrent que plus nous sommes riches, plus nous consommons et, par conséquent, plus notre empreinte écologique s'alourdit. Sur la planète, les pays et les individus les plus favorisés sont donc aussi les plus responsables du réchauffement climatique et de la fin programmée des ressources non renouvelables, comme les métaux, les énergies ou le pétrole avant la fin du siècle. Si cela continue, c'est un véritable basculement planétaire au plan écologique et sociétal qui se prépare, avec notamment des sécheresses créant famines et migrations massives. Ce phénomène s'amorce déjà. En effet, le capitalisme pousse vers la consommation de masse et le productivisme illimité, dans un monde aux ressources finies. Non seulement on détruit ainsi rapidement la planète, mais on pousse les êtres humains vers un consumérisme sans fin, au détriment d'une civilisation de la sobriété heureuse, d'une harmonie avec les autres humains, avec la nature. Il existe pourtant des alternatives : la sobriété heureuse, l'écologie sociale, l'écosocialisme, la relocalisation solidaire, etc. Elles ont un projet commun : faire décroître la gabegie des plus riches, afin que les plus pauvres puissent simplement vivre.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.