Par une ordonnance du roi Charles X du 17 avril 1825, la France reconnaît l'indépendance de sa colonie de Saint-Domingue. Cette reconnaissance est soumise au paiement, par la république d'Haïti, d'une somme de 150 millions de francs-or destinée à indemniser les colons français qui ont perdu les propriétés qu'ils détenaient dans la colonie, entre 1791 et 1804. En juillet 1825, accompagné d'une escadre, un officier supérieur de la marine française bien introduit à la Cour, le baron de Mackau, est chargé de remettre cette ordonnance au président d'Haïti, Jean-Pierre Boyer. A son retour de mission, en août 1825, Mackau rédige un rapport : c'est ce document exceptionnel, largement inédit, qui est au coeur de l'ouvrage. A l'initiative de l'association Haiti Patrimoine, cette publication du rapport Mackau apporte un éclairage de première importance sur la "dette de l'indépendance" imposée à Haïti par l'ancienne métropole. Source de multiples oppositions dés 1825, ce sujet historique demeure d'actualité. Il a ressurgi en Haïti au cours des deux dernières décennies, notamment lors de la commémoration du bicentenaire de l'indépendance, en 2003-2004, et aux lendemains de séismes et cyclones ravageurs, mais toujours assourdi par l'intensification des crises sociopolitiques. Les chaînes qui accompagnent cette "dette de l'indépendance" sont ici abordées dans une mise en perspective de longue durée, grace à un appareil critique et aux articles que signent les quatre co-auteurs de l'ouvrage, membres-fondateurs de l'association Haiti Patrimoine.
Nombre de pages
201
Date de parution
10/02/2022
Poids
276g
Largeur
140mm
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EAN
9782377011179
Titre
Haïti-France. Les chaînes de la dette. Le rapport Mackau (1825)
Bruffaerts Jean-Claude ; Théodat Jean-Marie ; Badi
Le 18 novembre 1803, à Vertières, l'Armée indigène commandée par le général Dessalines inflige une cinglante défaite aux troupes du général de Rochambeau, envoyées par Napoléon pour reprendre le contrôle d'Haïti. La bataille de Vertières signe le dernier acte de la guerre de l'indépendance commencée par le soulèvement général des esclaves en 1791. L'acte de capitulation signé par Rochambeau et Dessalines témoigne de ce moment solennel. Le caractère radical de la séparation d'avec la France est illustré par le massacre des prisonniers français, malgré la promesse de les soigner et de les rendre au camp des vaincus. Ce massacre était-il nécessaire ? Dessalines aurait-il pu se montrer magnanime et accorder sa grâce aux malheureux prisonniers, blessés pour la plupart ? A travers les différentes versions de l'acte de capitulation française, l'ouvrage tente de rendre compte de la trajectoire d'un acte de guerre consigné comme un détail, mais qui marque le franchissement d'un seuil symbolique dans le conflit avec la métropole et montre que l'entrée d'Haïti dans le concert des nations se fait sur un mode violent, censé imposer par la terreur la réalité de la rupture.
Jean Capart est le fondateur de l'égyptologie belge. Contemporain d'Howard Carter, il a été parmi les premiers à visiter la tombe de Toutânkhamon. Personnage mondialement connu, il a même servi de modèle pour le professeur Bergamotte dans "Tintin et les sept boules de cristal ". L'ouvrage retrace sa vie grâce à un texte et des documents photographiques exceptionnels souvent inédits et nous "raconte" l'archéologie égyptienne.
En 1912, lorsque paraît Abydos. Le Temple de Séti Ier, Jean Capart n'en est encore qu'à l'aube de sa fantastique carrière, mais on devine déjà dans son récit les qualités qu'apprécieront son public et ses collègues égyptologues. Il récoltera les plus grands éloges Au printemps 1909, au cours de son quatrième voyage d'études en Egypte, Jean Capart se rend pour la première fois à Abydos. Ce site majeur, voué au culte d'Osiris, est situé à environ 500 km du Caire. Là, il réalise au total pas moins de 500 plaques photographiques. Capart sélectionne une cinquantaine de photographies qu'il transforme en clichés de projection en vue d'illustrer - chose rare à cette époque - ses cours et ses conférences. Le 5 mars 1911, à la demande de son ami Emile Guimet, il s'en va donner une conférence illustrée au Musée Guimet de Paris. Il y rencontre un succès tel que, de toutes parts, on lui suggère de coucher sa conférence sur le papier. Ce sera chose faite le 27 mai 1912, par un ouvrage comprenant une trentaine de pages de texte et 50 planches d'illustrations qui s'intitule Abydos. Le Temple de Séti Ier. Etude générale. Comme il se doit, il est dédicacé à John Garstang, l'homme qui l'avait accueilli à Abydos trois ans plus tôt. En publiant cet ouvrage, Capart n'a d'autre ambition que de donner une vue d'ensemble d'un monument auquel, depuis Auguste Mariette, extrêmement peu de publications ont été consacrées. Les magnifiques photos mettent en évidence la beauté brute des pierres et les bas-reliefs et les hiéroglyphes prennent alors toute leur signification. Jean Capart est considéré aujourd'hui comme le fondateur de l'égyptologie belge
1795. Quelque part en Bretagne. La jeune et belle Améthyste fuit son destin et poursuit des chimères. Elle refuse d'épouser le vieux baron auquel son oncle la destine, et veut gagner Paris pour participer à la libération du Dauphin Louis XVII, emprisonné à la Tour du Temple. En chemin, elle croise Baptiste de Kermaec et ses hommes. Sont-ils des bandits ou des gentlemen ... Le mystérieux et exaspérant Baptiste va-t-il l'aider ou l'empêcher de mener à bien ses desseins ? Qui est-il et que lui veut-il ? Face à cet homme déroutant, Améthyste fait front, mais la bataille ne sera pas aussi facile à remporter qu'avec les autres hommes...
Quel est le rôle joué par l'État dans la définition et la prise en compte de ce qui est religion et de ce qui ne l'est pas, en autorisant, officialisant, légalisant, mais aussi en régulant les rapports entre les différentes religions ? La ville et ses espaces publics constituent un théâtre majeur, une scène d'expression et de visibilité de ces processus politiques, mais aussi des conflits religieux. Or, la mondialisation agit sur les pratiques religieuses et les religions, qui ne cessent de se reconfigurer. C'est la « gestion » politique et économique de ces expressions contemporaines de religiosité, et les positionnements des États face à elles, notamment dans le cadre de la ville, que se proposent d'étudier les chercheurs ici réunis - non sans faire une place aux travaux consacrés aux croyants, en tant qu'acteurs sociaux, et aux modalités selon lesquelles ceux-ci expriment ou revendiquent leur droit à une égalité de traitement en tant que membre d'une communauté religieuse.
Arabie Heureuse pour les uns, royaume de tous les rigorismes pour les autres, il est au coeur de la Péninsule Arabique un territoire de sable, grand comme quatre fois la France, qui nourrit abondamment nos fantasmes. Cet ouvrage a pour ambition de redonner place à la raison, de dessiner une image plus précise, moins passionnelle, d'un pays excessivement méconnu. Pour nous y aider, voici un précieux vade-mecum d'analyses historiques, religieuses, sociologiques et politiques, fruit d'une décennie de travail, de réflexions et d'enquêtes de terrain, indispensables pour distinguer les « djihadistes » des « salafistes », les tribus bédouines des princes saoudiens, les fortunes et ambitions des uns et des autres et mieux comprendre les moeurs locales. Cette nouvelle édition est actualisée et enrichie des toutes les données économiques, sociales, politiques et culturelles disponibles en cette fin d'année 2019.''
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
« Vais-je tenter de faire oeuvre d'historien ? Non ni moi, ni mes parents, ni mes grands-parents n'avons la moindre prétention à entrer dans l'Histoire, fut-ce par une petite porte. Et les seuls éléments concrets dont je dispose, c'est dans ma mémoire que je peux les trouver - hormis concernant ma vie professionnelle qu'emporté par mon élan, j'ai commencé à raconter, et pour laquelle je disposais de sources abondantes. C'est donc à partir de quelques connexions neuronales survivant dans un coin de mon cerveau que je peux chercher à faire un récit où apparaîtront mon entourage, mes proches et quelques reflets d'une époque à jamais disparue. Sans trier mes souvenirs, j'ai simplement laissé courir ma plume en espérant que, dans ce désordre, certains lecteurs, dont mes petits-enfants, peut-être, trouveront une petite lucarne éclairant ce passé déjà lointain, qui nous fait ce que nous sommes, qui fait ce que vous êtes! »