La couleur vient après" d'Anne-Lise Broyer revisite les différentes séries que l'artiste a developpées depuis près d'une trentaine d'années. C'est le lieu pour elle de proposer une nouvelle lecture d'images que le lecteur a pu découvrir dans les précédents et nombreux ouvrages qu'elle a publiés. Anne-Lise Broyer joue, en quelque sorte, une nouvelle interprétation de son oeuvre dans une mise en séquence-montage originale qu'elle maîtrise toujours dans toutes les conceptions de ses livres. Ce recueil est l'occasion de construire un nouveau récit photographique ? et de découvrir de nombreux inédits ? aux accents littéraires que l'on retrouve toujours dans son oeuvre. D'ailleurs, comme à son habitude, elle aime inviter des écrivains à collaborer dans ses livres. Le poète Emmanuel Laugier dont la sensibilité à l'image parcourt son oeuvre dès son premier livre "L'oeil bande", compose une dizaine de poèmes originaux, écrits spécifiquement pour entrer en résonance avec le déroulé photographique établi par Anne-Lise Broyer. De son côté, la critique d'art Sally Bonn propose en fin d'ouvrage un texte plus analytique sur le rapport à l'écriture dans l'oeuvre de l'artiste. Ce livre est coédité avec le Jeu de Paume à l'occasion du prix Niépce - Gens d'images dont Anne-Lise Broyer a été lauréate en 2024.
Nombre de pages
208
Date de parution
05/09/2025
Poids
300g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782843141225
Titre
La couleur vient après
Auteur
Broyer Anne-Lise ; Laugier Emmanuel ; Bonn Sally
Editeur
LOCO
Largeur
154
Poids
300
Date de parution
20250905
Nombre de pages
208,00 €
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Méditerranée. Est-ce la que l'on habitait ? est un voyage dans le temps (passe et présent) et dans les mémoires intimes et politiques autour de la Méditerranée. Les images d'Anne-Lise Broyer, au noir et blanc très doux, rejouent une histoire dont les rivages de cette mer portent l'empreinte. De la Tunisie au Liban, en passant par le Maroc, l'Algérie, la Turquie, la Palestine, la Grèce, l'Italie, la France, l'Égypte, la Lybie, la Syrie, l'Espagne et Israël, la photographe tente de rendre visible la blessure méditerranéenne. En prenant comme motif principal la ruine antique (ou moderne), en proposant des face à face avec des portrait d'habitants ou de migrants, photographiés comme des statues antiques, elle révèle le théâtre d'un drame migratoire. Sur fond de crise actuelle, la ruine est un arrêt sur image, une image dialectique qui, comme l'écrit Walter Benjamin, « est ce en quoi l'Autrefois rencontre le Maintenant ». Des poèmes d'écrivains contemporains de chaque pays accompagnent les photographies.
Avec Journal de l??il (Les Globes oculaires), Anne-Lise Broyer tente de faire l'expérience de la littérature par le regard. Comme s'il s'agissait, en photographiant, d'avancer dans sa vision comme on avance dans un livre... L'ouvrage se construit ici sur les pas de la vie et de l??uvre de Georges Bataille... Chaque image est un voyage se référant implicitement à l'écrivain, mais au-delà d'une seule volonté de documenter. L'approche d'Anne-Lise Broyer se veut aussi sensible, émotionnelle et intuitive. Elle rend compte de la puissance d'une écriture bataillienne, l'enjeu étant de fabriquer non pas des images qui illustreraient une pensée mais plutôt de trouver des images propices à produire de la pensée. Le livre accueille également les textes inédits, essai ou approche plus libre, de Léa Bismuth, Bertrand Schmitt, Mathilde Girard, Yannick Haenel et Muriel Pic.
Le temps est caché dans les plis d'une eur est le nouvel opus de l'artiste Anne-Lise Broyer. Poursuivant son expérience de la littérature par le regard, Anne-Lise Broyer, invitée à séjourner à Deauville et en Normandie dans le cadre d'une résidence-création, trace ici une ligne qui relie des livres, des auteurs entre eux (Duras, Flaubert, Proust, Sagan...) des moments de vie qui n'ont pas grand-chose en commun si ce n'est un territoire et le fait qu'ils constituent pour elle une réactivation de ses premiers émois littéraires. Dans un subtil maillage, Anne-Lise Broyer fait notamment revivre l'enfant qu'elle était, à distance du monde, mais aussi celui de L'été 80, perdu dans sa vision. Les Roches-Noires, le Grand-Hôtel de Cabourg côtoient les paysages de Madame Bovary. Les textes de Colette Fellous et Jean-Luc Germain fabriquent un écho aux images.
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'oeuvre photographique de Pierre Jahan (1909-2003), c'est l'ombre qui se propose comme guide opérant, permettant de traverser l'éclectisme de sa production artistique. Photographe, mais aussi illustrateur, dessinateur, peintre, contemporain de Sougez, Ronis, Doisneau mais aussi de Vigneau, Kertész, Landau, Steiner..., membre du groupe Rectangle puis de celui des XV, et représentant - pas toujours reconnu à sa juste place - de ce qu'est la photographie : un art du passage, un art de la traversée, mais aussi un art des écarts, un art où l'ombre peut être la muse d'un regard autre, la preuve d'une attention singulière à un état de vie, à un état d'âme, à un état de fait... Et ce sont justement ces différents " états " qui inclinent à la diversité des photographies de Jahan allant de la série de l'Herbier surréaliste (1947) à celle des étranges Poupées (1942-45), des Etudes de nus (1945-49) aux reportages sur La vie Batelière (1938), ou le Paris [qui] chante sa nuit (1945)... aux travaux d'éditions (Le Dévot Christ (1934), La mort et les statues (1941-42), Les Gisants de Saint-Denis (1948), ou d'illustrations publicitaires (parfums Piguet, cristallerie Daum et arts de la table Christofle, laboratoires pharmaceutiques mais aussi Renault, Citroën...).
Rondepierre Eric ; Millet Catherine ; Rancière Jac
D'abord comédien, Eric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie. Images secondes reprend l'ensemble des séries que l'artiste a réalisées depuis plus de vingt ans et est accompagné d'essais inédits de Jacques Rancière, Catherine Millet et Quentin Bajac. Cette monographie vient combler un manque éditorial : en effet, l'artiste n'a pas publié de monographie importante depuis près de dix ans.
Sabine Meier est partie à New York avec l'idée de faire le portrait de Rodion Romanovitch Raskolnikov, le célèbre personnage de l'écrivain russe Dostoïevski. Avec ses seuls souvenirs de lecture du roman lu plusieurs années auparavant, elle déambule dans les rues new-yorkaises. C'est au cours de ses pérégrinations, qu'elle reconnaît dans le visage d'un passant celui qui deviendrait son Raskolnikov. Comment réussit-elle à convaincre cet inconnu à incarner l'image de ce personnage de fiction ? Une longue collaboration commença entre eux et " Portrait of a Man " était en construction.