Brontë Charlotte ; Baccara Gaston ; Viéville Degeo
ARCHIPOCHE
9,65 €
Epuisé
EAN :9782352874850
Extrait de la préfaceC'est sous le nom de Currer Bell que Charlotte Brontë accède à la reconnaissance littéraire. Ainsi qu'elle-même l'expliquera avec une calme lucidité: «Par aversion de toute publicité personnelle, nous voilâmes nos noms sous ceux de Currer, Ellis et Acton Bell; ce choix ambigu était dicté par une sorte de scrupule de conscience à l'idée d'adopter des noms résolument masculins, cependant que nous ne souhaitions pas nous déclarer femmes - sans pour autant soupçonner alors que notre mode de pensée et d'écriture n'était pas ce que l'on appelle "féminin" -, car nous avions la vague impression que les auteures sont susceptibles d'être enfermées dans des préjugés, et nous avions remarqué comment les critiques usent parfois pour les châtier de l'arme de la personnalité et, pour les récompenser, de flatteries qui ne sont pas de vraies louanges.»Elle naît dans le Yorkshire, le 21 avril 1816. Son père, Patrick Brontë, un Irlandais issu d'une famille pauvre d'Ulster, a obtenu une bourse pour Cambridge, où il se distingue et rêve de gloire militaire. Il deviendra pasteur, rejoignant en 1820, avec sa femme Maria Branwell, le presbytère de Haworth qu'il ne quittera plus.Leurs enfants sont au nombre de six lorsque leur mère meurt d'un cancer, dans d'atroces souffrances. Charlotte, la troisième, a alors cinq ans, son frère Branwell, quatre ans, et sa soeur Emily, trois ans. La dernière, Anne, n'a qu'un an. Une soeur de leur mère, la tante Elizabeth, est appelée pour prendre soin de ses neveux, mais les six enfants, vifs, bouillonnants, hypersensibles et précoces, sont une lourde charge. Les quatre aînées sont envoyées en pension à Cowan, dans le Lancashire, où elles souffrent de mauvais traitements et de malnutrition, à l'insu de leur père.L'année suivante, en 1825, la brillante Maria et la douce Elizabeth, âgées de dix et onze ans, meurent de tuberculose. Charlotte, l'aînée désormais, la plus ambitieuse et la plus romanesque aussi, décrira cet enfer dans Jane Eyre. Le pasteur fait aussitôt revenir ses filles à la maison. La fratrie se ressoude pour six années de liberté et de jeux dans l'austère presbytère, dont les fenêtres ouvrent sur le cimetière où reposent leur mère et leurs deux soeurs. Les enfants disposent sans limites de l'excellente bibliothèque paternelle, de ses journaux, de ses revues, comme de la lande environnante et de ses infinis.Ils sont quatre à présent, plus unis que jamais. Seuls au monde, ils n'ont de contacts qu'entre eux et tissent un univers imaginaire à partir des petits soldats de Branwell, le brillant, fragile et épileptique enfant chéri de son père. Chacun prend un soldat pour héros. Celui de Charlotte, Charles Wellesley, est un avatar du duc de Wellington, pour lequel elle professe, comme son père, une admiration sans borne. Ils se partagent ainsi le monde, auquel ils donnent la forme de l'Afrique, et, d'une écriture microscopique et fiévreuse, rédigent sur de minuscules livres les journaux, les revues, les cartes et les aventures de leurs héros, leurs guerres, leurs trahisons, leurs amours illicites ou incestueuses. Des alliances se créent, des sécessions interviennent. Charlotte et Branwell régissent le royaume d'Angria; Emily, sauvage et solitaire, qui ne vit que pour la lande et ses murmures, fait alliance avec Anne, la petite dernière, plus sage et plus entière, pour diriger le monde de Gondal. Devenus adultes, il leur arrivera encore d'avoir à ce sujet des discussions passionnées.Patrick Brontë n'est pas riche et subvient à peine aux besoins de sa famille. Il sait que, sans dot, ses filles n'ont que peu de chances de s'établir. Il leur faudra pourvoir à leur propre subsistance et devenir gouvernantes ou institutrices... En 1831 et 1832, Charlotte et Emily sont envoyées au pensionnat de Roe Head, à Mirfield, plus heureux que celui de Cowan. Contrairement à Emily, qui n'aspire qu'à retrouver ses landes, Charlotte s'y fera deux amies, Ellen Nussey et Mary Taylor, qu'elle conservera sa vie durant. Trois ans plus tard, elle y prend même une place de professeur, de 1835 à 1838, avant de devenir gouvernante dans diverses familles jusqu'en 1841.
Plongez dans l'univers captivant de Jane Eyre, un chef-d'oeuvre intemporel de la littérature anglaise, écrit par Charlotte Brontë. Cette édition en grands caractères vous permettra de vous immerger pleinement dans l'histoire de cette jeune femme au destin exceptionnel. Jane Eyre, une orpheline maltraitée, trouve refuge dans un pensionnat austère où elle développe une intelligence vive et une volonté inébranlable. Après avoir quitté l'école, elle devient gouvernante dans la somptueuse demeure de Thornfield Hall, où elle est chargée de s'occuper de la pupille du mystérieux et séduisant M. Rochester. Au fil des pages, nous suivons Jane dans son parcours tumultueux, entre amour et trahison, secrets et révélations. Son caractère indépendant et sa soif de liberté la poussent à défier les conventions sociales de l'époque victorienne, faisant d'elle une héroïne inoubliable. Charlotte Brontë nous offre une plongée profonde dans l'âme tourmentée de Jane Eyre, nous faisant ressentir chaque émotion, chaque dilemme moral. Son style d'écriture raffiné et sa capacité à dépeindre les personnages avec une grande finesse font de ce roman un véritable joyau de la littérature. Cette édition en grands caractères facilite la lecture pour tous, offrant un confort visuel optimal. Que vous soyez un lecteur passionné de classiques ou que vous découvriez Jane Eyre pour la première fois, plongez dans cette histoire envoûtante et laissez-vous emporter par la force et la détermination de son héroïne. Impression en « gros caractères ». Extrait : "Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuillages ; mais, depuis le dîner (quand il n'y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d'hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu'on ne pouvait songer à aucune excursion."
Le Prophète occupe une place unique dans la conscience et la vie des musulmans. Il est l'Envoyé de Dieu, celui qui a reçu et transmis le Coran. Il n'est pourtant pas un médiateur: Muhammad ne fut qu'un homme, qui a transformé le monde à la lumière des révélations et des inspirations qui lui sont parvenues de l'Unique. Cette humanité assumée, élue et inspirée fait de lui un modèle pour les fidèles d'aujourd'hui. Son parcours renvoie aux questions premières et éternelles: sa vie est une invite à l'humilité, à la fraternité, au respect, à la justice et à la paix. Mais aussi, et surtout, à l'amour. C'est pourquoi le souffle de la Révélation porte un enseignement utile à tous les hommes, qu'ils soient ou non musulmans. Humanité, exemplarité: telles sont les deux dimensions à travers lesquelles Tariq Ramadan restitue la figure fondatrice de l'islam. S'appuyant sur les sources les plus fiables, il restitue le parcours et les actions de Muhammad, accompagnant son récit de réflexions sur le sens profond de cette vie. Parce qu'il souligne l'actualité de la parole du Prophète, ce livre est également une introduction privilégiée à l'islam.
Je serai sombre, française, à la mode et difficile; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons! Quel homme pourra nous résister?" Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa soeur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre. Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour. Désir, haine, ambitions, trahisons. Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang.
Ce roman est issu des Crimes célèbres d'Alexandre Dumas (1839-1840), l'un des premiers recueils de Dumas. Modèle du Prince de Machiavel (l'une des lectures de Dumas), César Borgia, fils du pape Alexandre VI, étend sa puissance sur Rome. Tous les moyens sont bons pour écarter ennemis et rivaux. Ses crimes n'auront aucune limite, puisqu'il va jusqu'à éliminer, par le poison ou les armes, les membres de sa propre famille: son frère aîné Francesco, les maris de sa soeur Lucrèce et les maîtresses qui eurent le malheur de se laisser attirer par son pouvoir et de partager son lit. Le poison qu'il verse finira cependant par se retourner contre lui...Écrivant cette sanglante histoire, Dumas revient à la voluptueuse et cruelle Renaissance, cadre de son premier triomphe théâtral, Henri III et sa cour (1829).
En 1536, Henry VIII, roi d'Angleterre, a fait décapiter pour adultère, inceste et haute trahison sa deuxième épouse, Anne Boleyn, qui n'a pas enfanté l'héritier mâle qu'il espérait. Quelques jours plus tard, il épouse Jane Seymour, qui lui donnera un fils, le futur Edouard VI, mais décèdera en couches en 1537. Moins de trois ans plus tard, il se marie avec Anne de Clèves dans le cadre d'une alliance avec les Protestants. Mais, incapable de consommer son mariage, il décide d'en obtenir l'annulation pour convoler avec la très jeune Katherine Howard, nièce de l'ambitieux Thomas, duc de Norfolk. Malgré la vigilance de Jane Boleyn, sa dame d'atour alliée du duc, la nouvelle reine noue une liaison avec Thomas Culpepper. En 1542, cette infidélité causera sa perte. Elle aussi subira le sort réservé à sa cousine Anne six ans plus tôt. Trois épouses, trois destins tragiques... Avec brio, Philippa Gregory nous plonge dans les arcanes de la cour, où machinations, intrigues et complots pour accéder ou conserver le pouvoir se succèdent, et dont les femmes sont souvent les premières victimes...
L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspiré d'une principauté isolée dans les Pyrénées. Transformée en un paradis éclaboussé de soleil, chacun y a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. Andorra est un roman brillant et inventif sur le mensonge, le désir, et la tromperie de la mémoire.
A Santa Fe, les clients de "La Posada" sont formels : l'hôtel est hanté. Le fantôme de Julia Staab, une émigrante juive-allemande ayant vécu au XIXe siècle, existe bel et bien. De son visage blême émane une aura de tristesse. De quel outrage son spectre réclame-t-il justice ? Nul ne le sait. Sauf Hannah Nordhaus, son arrière-arrière-petite-fille qui part sur les traces de son ancêtre et honore sa mémoire. Un dernier hommage qui, peut-être, permettra à Julia de trouver le repos éternel.
Dans un quartier populaire de Londres, deux petites filles métisses nouent une relation fusionnelle autour d'un même rêve : devenir danseuses. Mais seule Tracey, la plus effrontée, a du talent. L'autre possède des idées : sur le rythme et le temps, les corps et la musique noire, ce que signifie appartenir, ce que signifie être libre. Leur amitié explosive s'interrompt brusquement au début de la vingtaine. Empruntant des chemins différents vers un destin qu'elles imaginent lumineux, chacune s'égarera pourtant en route. Débordant d'énergie, d'humour et d'émotion, Swing Time raconte les espoirs et les désillusions de ceux qui suivent la danse et de ceux qui la mènent.
Wells Herbert George ; Laurent Achille ; Nicolaï C
C'est en hiver que l'étranger s'est installé à l'auberge du village d'Iping. Ses bandages, qui lui enveloppent entièrement la tête, sauf le nez, d'un rouge vif, lui donnent un aspect étrange, assez terrifiant, et les langues vont bon train. On l'aurait peut-être laissé en paix s'il n'avait pas retardé le paiement de sa note et s'il n'y avait pas eu un vol mystérieux au presbytère. Mandat est donné de l'arrêter, mais comment se saisir d'un personnage qui disparaît à mesure qu'il se dépouille de ses vêtements? Quant à l'étranger, obligé d'être nu pour échapper aux poursuites, il souffre cruellement du froid et de la faim. Ainsi débute l'aventure du savant qui a découvert la formule de l'invisibilité, un des romans les plus célèbres de Herbert George Wells et, par son invention et son humour, un des chefs d??uvre de la littérature fantastique.