Nous sommes à Ranchipur, État semi-indépendant des Indes à l'époque de l'Empire britannique. Autour de ses dirigeants locaux, toute une galerie de personnages se croise et s'agite.Certains sont des excentriques comme Thomas Ransome qui noie ses souvenirs dans l'alcool ou le riche Lord Esketh et son épouse la belle Edwina, d'autres sont émouvants tels les filles d'un couple de missionnaires protestants rigoureux et leurs voisins Mr. et Mrs. Smiley. Les points de vue s'affrontent tandis que la saison des pluies se fait attendre. Ici le luxe côtoie la misère et la modernité l'archaïsme.Lorsque la mousson arrive enfin, elle va tout dévaster et les relations entre les personnages s'en trouver bouleversées. Au terme de la catastrophe, ceux qui croient en l'Inde vont travailler à son réveil dont cette immense fresque évoque les prémices.Adapté à deux reprises à l'écran (Lana Turner et Richard Burton dominent la version de Jean Negulesco en 1955), ce grand roman reste l??uvre maîtresse de l'un des raconteurs d'histoires américains les plus talentueux de sa génération.Table des matières : Première partieDeuxième partieTroisième partieQuatrième partieNotes Biographiques : Louis Bromfield (1898-1956) ne fut pas seulement le prolifique romancier auteur de nombreux chefs d??uvre tels Mrs Parkington ou La Folie Mc Leod et Précoce Automne. Croix de guerre et Légion d'honneur lui furent décernées pour sa bravoure durant la Première Guerre mondiale et, après de longs séjours en France, il acquit en 1939 une ferme dans l'état de l'Ohio dont il fit l'un des premiers modèles d'agriculture biologique. La ferme de Malabar, active aujourd'hui encore, est devenue synonyme de retour à la terre et de défense du terroir.
Nombre de pages
664
Date de parution
20/08/2021
Poids
652g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251452081
Titre
La Mousson. Roman sur les Indes modernes
Auteur
Bromfield Louis ; Vulliemin Berthe
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
652
Date de parution
20210820
Nombre de pages
664,00 €
Disponibilité
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Un parc de fleurs, d'arbres et de statues baignant dans une atmosphère de fumées, de suie, dans le bruit infernal des hauts-fourneaux. Planté au milieu des glycines, des pivoines et de la lavande, le château de Shane, une grande maison carrée, mi-géorgienne, mi-gothique, avec sa façade de pierres blanches et ses pignons. Voilà, quelque part entre Cleveland, Chicago et Detroit, la Colline aux Cyprès, au début du XIXe siècle. Il n'y a pas de cyprès, seulement des cèdres. Mais John Shane les avait appelés cyprès et il en fut ainsi car John Shane était le chef de famille. Il était mort vers 1890 ; il resta alors sa femme Julia, ses filles Irène et Lily, leur tante Hattie Tolliver, une famille disséminée entre Paris, Londres et l'Amérique. L'histoire de la Colline aux Cyprès, celle du château de Shane, se confond avec les secrets, les rêves, les drames de Lily et d'Irène, après la mort de John Shane, puis celle de Julia, leur mère. La toile de fond, c'est la violence : la guerre hispano-américaine, la grande grève des aciéries, la guerre des Balkans, la guerre de 1914. La Colline aux Cyprès est un peu le roman d'une liberté perdue en Amérique et retrouvée à Paris, comme un grand rêve, comme une vieille nostalgie. Document psychologique et social sur la vie américaine à l'aube du XXe siècle, la fin du monde des pionniers, le mythe de l'"Américaine à Paris". Louis Bromfield (1896-1956) a réussi là ce qu'on l'appelle un vrai roman.
On est en train de redécouvrir - avec un étonnement émerveillé dont la critique a bien voulu faire l'aveu - l'?uvre de Louis Bromfield (1896-1956), écrivain fêté en son temps puis un peu vite oublié, qui ne cessa de débusquer dans ses romans les divers mensonges derrière quoi s'est toujours rencognée la bonne conscience américaine. Mississippi (Wild is the River, 1941) est un peu son Autant en emporte le vent - on laissera au lecteur le soin de comparer. Le romancier y tire un portrait à l'acide du Sud à l'instant où la botte yankee écrase la nuque des vaincus, dans les derniers jours de la guerre de Sécession : aux célèbres contradictions du lieu (nous sommes à la Nouvelle-Orléans, patrie de la générosité hédoniste et de l'abjection raciste) répondent celles de la société des vainqueurs, corsetée de puritanisme et pourrie déjà par la soif du pouvoir. Le climat bien sûr déboutonne les uns et les autres, et invite à arracher quelques masques. Bromfield a résolu d'écrire ici, bien avant que ce ne soit à la mode, un roman de la transgression. Jeu dangereux dont les femmes se tirent finalement mieux que les hommes : elles seules parvenant, au bout du compte, à ériger droitement le désir qui les tient au ventre. On sort un peu secoué par la violence de tout cela ; mais la vérité - puisque c'est d'elle qu'il s'agit - n'a jamais été une maîtresse de tout repos.
Il faut relire Louis Bromfield (1896-1956), qu'on ne trouve plus guère en librairie et qui fut entre les deux guerres l'un des plus subtils dénonciateurs du conformisme de la vertueuse et riche Amérique. Prix Pulitzer en 1926, Précoce automne (Early Autumn) est sans doute la meilleure introduction possible au versant américain de son ?uvre (laquelle fréquenta aussi les chemins de l'Asie) : il révèle, chez ce fils de fermiers de l'Ohio, un continuateur inattendu de Thomas Hardy - dont il partage ici le pessimisme sans appel. Une jeune femme, mariée au dernier rejeton d'une vieille dynastie de la Nouvelle-Angleterre, découvre un assez méchant enfer derrière la façade de respectabilité et de puritanisme de sa nouvelle famille. Lucide mais manquant de ce courage qui permet de dire non, elle accepte sa vie de prisonnière mais fera tout pour que sa fille, parvenue à l'adolescence, échappe au piège des apparences. Un combat plus risqué qu'elle ne l'imagine. Bromfield jette un regard terrible sur la " bonne " société américaine ; et rejoint par d'autres chemins la vision que Ludwig Lewisohn (Le Destin de Mr. Crump) en proposait à la même époque exactement. Les choses ont-elles vraiment changé ...
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine