Le Vendéen Clemenceau a aimé passionnément Paris. La capitale a séduit très vite le jeune provincial venu pour achever ses études de médecine. Au Quartier latin, il fréquente avec la même assiduité l'amphithéâtre et le café, quartier général des étudiants opposants à l'Empire. En 1870, de retour des Etats-Unis, il entre en politique à Montmartre, dans un Paris en guerre. Après l'épisode douloureux de la Commune, il devient le médecin des pauvres et fait l'apprentissage de la violence sous toutes ses formes : économique, sociale et culturelle. Plus tard, journaliste ou aux affaires, il oeuvre à faire de Paris le centre névralgique d'un pays républicain, apaisé, soucieux de liberté et de justice. Amoureux des arts, passionné par la culture, Georges Clemenceau sait fuir la salle de rédaction, l'hémicycle ou le bureau du ministère pour, le matin, aller au Bois de Boulogne et le soir, en habit et haut de forme, courir au spectacle sur les Boulevards ou place du Théâtre-Français. Cependant, tout en goûtant aux plaisirs frivoles et joyeux de la Belle Epoque, le Père la Victoire grave à jamais dans son coeur le Paris des révolutions, le Paris du peuple, le Paris de la République éternelle. A Paris, entre 1861 et 1929, le fils du médecin du bocage a rencontré et accompli la grande Histoire
Nombre de pages
144
Date de parution
07/10/2022
Poids
96g
Largeur
106mm
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EAN
9782370890818
Titre
Le Paris de Clemenceau. Edition
Auteur
Brodziak Sylvie
Editeur
ALEXANDRINES
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106
Poids
96
Date de parution
20221007
Nombre de pages
144,00 €
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Tombeur de ministères", "Tigre", "premier flic de France", "Père la Victoire"... La carrière de Georges Clémenceau fut longue et elle a marqué l'histoire de France et de l'Europe depuis le Second Empire jusqu'à la veille de la crise de 1929. Tour à tour enfermé dans Paris assiégé en 1870, maire sous la Commune, médecin des pauvres à Montmartre, député, sénateur, dreyfusard, journaliste, écrivain, ministre de l'intérieur, président du Conseil, constamment en mouvement, on l'a jugé souvent insaisissable et contradictoire. Son unité vient d'ailleurs : il a porté, contre tous les conformismes, un individualisme farouche, servi par un courage rare. Au service du patriotisme, de la République, de la beauté, de la justice, des droits de l'homme, de l'anticolonialisme, de la santé et de la culture pour le peuple, dans tous les ordres de la pensée et de l'action, il se rebella sans relâche, parfois injuste mais toujours sincère, contre la fausse évidence des lâchetés et des compromissions.
La littérature haïtienne contemporaine occupe aujourd'hui une place essentielle parmi les littératures francophones. Régulièrement consacrée par des prix littéraires prestigieux, elle présente de multiples visages, encore mal connus en France. Son inventivité est liée au rapport très spécifique qu'elle entretient avec la langue française. Elle est également marquée par le poids de l'histoire et par une place majeure accordée à la poésie féminine. En raison de l'exil de nombreux écrivains haïtiens, elle est à l'origine de la notion féconde d'écriture migrante. Plus qu'une autre, c'est une littérature hors frontière. Pour mettre en lumière ces aspects foisonnants, cet ouvrage donne la parole à des écrivains aussi bien qu'à des chercheurs universitaires.
Qui est Georges Clemenceau? De sa longue vie - 1841-1929 - que retenir? Ce Vendéen athée et anticlérical, républicain - "bleu" au pays des "blancs" - a été maire, député, sénateur, tombeur de ministères - le "Tigre" - dreyfusard, ministre de l'Intérieur, écrivain, journaliste et médecin! Deux fois président du Conseil - 1906-1909 et 1917-1920 -, "Père la Victoire", mais une majorité de parlementaires refuse de l'élire président de la République. "Vieillard pourri de diabète", il voyage, chasse le tigre et aime encore. Il écrit chaque jour à celle dont il se déclare "fou d'amitié": "Mettez votre main dans la mienne, je vous aiderai à vivre et vous m'aiderez à mourir." Ces incarnations successives sont les moments d'une vie de liberté, d'énergie et d'action. "Je suis un mélange d'anarchiste et de conservateur. Reste à déterminer dans quelles proportions", dit-il. Et dans Au soir de la pensée, il dévoile sa philosophie et le sens qu'il donne à sa vie: "Ce qui est, est, et de ce qui est je suis. Je suis quelque part un atome de quelque chose qui passe. J'ai sur d'autres moments du cosmos l'avantage de sentir... Le Moi civilisé, de tous les temps et de tous les jours, sera celui qui saura se maîtriser, s'ordonner pour consacrer toujours plus de lui-même à l'oeuvre qui le dépasse, sans rien attendre des hommes ni des dieux." C'est dans cette sagesse antique qu'il faut chercher l'unité de la vie de Clemenceau. Cet engagement moral fait de lui, parmi les médiocres ambitieux que sont la plupart des politiciens de la IIIe République, une exception. Clemenceau se dresse, dans la mémoire nationale, comme l'un de ces Français qui ont contribué à faire la France.
Etudiant opposant à l'Empire, Georges Clemenceau a mené tous ses combats pour fonder, organiser et défendre la République. Sans relâche, avec passion et ténacité, il a voulu la construire plus juste et plus libre. Avec un journal, des alliés ou des ennemis, des coups de gueule et des coups de coeur, il a participé à tous les grands moments fondateurs de la Troisième République : 1870, la Commune de Paris, les lois constitutionnelles, l'Affaire Dreyfus, Séparation de l'Eglise et de l'Etat, la Première guerre mondiale ?. Homme étonnamment pluriel, tour à tour conseiller municipal député, sénateur, ministre, président du Conseil, esthète et voyageur, il a choisi la République pour unique destin.
Femme de lettres fortement attirée par Paris ? synonyme de liberté et d'émancipation ?, Sand avoue toutefois : « Rien de tout cela ne m'intéresse ni ne m'amuse. Paris n'est qu'un paradoxe. »
A nous deux maintenant !" Tel est le défi qu?Eugène de Rastignac lance à Paris après l?enterrement du père Goriot. Comme lui, Honoré de Balzac a été "un grand homme de province à Paris", un ambitieux avide de succès littéraires et mondains. Paris a représenté pour ses personnages comme pour lui une conquête et une inépuisable source d?inspiration. Du Marais de sa jeunesse au Quartier latin, de Montparnasse aux villages du grand Paris où il se réfugiait pour échapper à ses créanciers, ce flâneur a toujours observé avec passion les spectacles offerts par la capitale pour mieux la décrire et en saisir l?esprit. S?il a rêvé du faubourg Saint-Germain et de ses duchesses qu?il espérait séduire par sa célébrité précoce et sa particule postiche, il a été moins un mondain qu?un ermite. A son bureau jour et nuit, en robe de moine devant son légendaire café, dans des chambres décorées comme des boudoirs de sultanes, il poussait la folie des grandeurs jusqu?à s?obstiner sans répit dans l?écriture d?une oeuvre.