On sait depuis longtemps que les hormones (la testostérone chez l'homme et les oestrogènes chez la femme) affectent notre comportement et notre perception du monde. Mais il aura fallu attendre les progrès de la science et particulièrement de l'imagerie cérébrale pour prouver que le cerveau - cet organe essentiel - a un sexe. N'en déplaise à certains, il existe bel et bien un cerveau féminin. Pourquoi les femmes sont-elles plus intuitives et plus douées pour la communication, plus sujettes aux sautes d'humeur, plus soucieuses de leur apparence à l'adolescence et plus préoccupées de leur épanouissement personnel à la ménopause? Pourquoi ont-elles tendance à éviter les conflits, à ressentir les émotions des autres, à moins penser au sexe que, les hommes? La réponse à toutes ces questions et bien d'autres encore se situe dans les circuits, la taille de certaines zones et la biochimie de leur cerveau. Anecdotes et cas d'étude à l'appui, ce livre passionnant est un document exceptionnel et d'une importance cruciale dans le débat contemporain sur l'identité humaine, la part de l'inné et de l'acquis, et l'aventure génétique. En révélant les secrets du cerveau féminin, il permet aussi aux hommes et aux femmes de mieux se comprendre, et donc de mieux s'entendre. Biographie: Le Dr Louann Brizendine, diplômée des écoles de médecine de Yale et de Harvard ainsi que de l'Institut américain de psychiatrie et de neurologie, est aujourd'hui neuropsychiatre à l'Université de Californie (San Francisco). Elle est également la fondatrice et directrice d'un centre médical spécialisé pour les femmes, la Teen Girls"Mood and Hormone Clinic. Les secrets du cerveau féminin, best-seller aux Etats-Unis, est devenu un véritable phénomène dans tous les pays où il a été publié - Allemagne, Pays-Bas, Israël, Pologne, Italie, Espagne..."
Sur le ton de l'humour et de la vulgarisation mais avec des cas d'étude à l'appui, cet essai grand public révèle la cartographie cérébrale féminine et répond aux interrogations concernant la part de l'inné et de l'acquis dans l'identité humaine, nos réponses au stress, notre capital génétique, nos prédispositions hormonales au plaisir, au désir, aux relations sociales, etc.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.
Partant du constat que nous accordons spontanément du crédit au nom posé en haut d'une couverture ou en bas d'un tableau, Samah Karaki analyse comment certaines figures d'autorité constituent un mécanisme mental auquel notre cerveau est enclin. Il est en effet câblé pour chercher des intentions dans les textes, les images, les musiques. Mais cette croyance est aussi construite politiquement, puisqu'elle privilégie certains noms et en invisibilise d'autres. Elle fabrique de l'exception, du prestige, du génie individuel au détriment du commun, et nous conduit à adhérer à une certaine organisation symbolique du monde. Au fil de sa réflexion, Samah Karaki nous montre comment notre cerveau, nos institutions et nos récits conjuguent leurs forces pour maintenir vivantes ces figures d'autorité. Elle interroge ce que cette fidélité produit sur notre culture quels noms nous retenons, quels autres nous oublions, et quelles formes d'art nous sommes capables ou incapables de reconnaître. De là, elle nous enjoint à sortir de ces mécanismes, à faire émerger une écologie cognitive de la création et à distribuer autrement notre attention.
Résumé : Si le talent comme capacité innée ne repose sur aucune réalité scientifique, il nous est difficile de renoncer à cette fiction. Pourtant, invoquer un ingrédient magique pour expliquer que certains échouent quand d'autres réussissent n'est pas sans conséquences. A partir des dernières données de la recherche et en s'appuyant sur des figures de la culture populaire, Samah Karaki, docteure en neurosciences, explore les mythes qui sous-tendent notre rapport au mérite et met au jour les facteurs sociaux, culturels ou individuels qui permettent de développer des compétences hors du commun. L'autrice invite à réfléchir, dans un monde obsédé par le résultat, au modèle de société auquel nous aspirons, aux réalisations collectives, à la liberté et au plaisir. Une thèse provocatrice et stimulante.
Résumé : Mieux se connaître grâce aux neurosciences. Pourquoi croyons-nous souvent avoir raison lorsque nous avons tort ? Pourquoi sommes-nous terrorisés par une toute petite araignée inoffensive ? Pourquoi avons-nous peur de parler en public alors qu'aucun danger ne nous guette ? Pourquoi nous laissons-nous avoir par les infox ? Face à un réel multiple et complexe, nous sommes sujets à l'approximation, à l'illusion et à l'erreur. Ces mécanismes cérébraux nous permettent de construire une vision cohérente du monde. Mais trop souvent ils nous font perdre notre lucidité, nous enferment dans nos a priori et nous détournent des autres. Riche de nombreux exemples tirés de la vie quotidienne et de récits d'expériences de psychologie sociale, cet essai rend accessibles les dernières découvertes des neurosciences et propose des outils pour faire de notre cerveau notre allié en toutes circonstances.