L'entonnoir, ou les tribulations de la littérature à l'ère de la modernité
Brix Michel
KIME
22,00 €
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EAN :9782841746330
A partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, la modernité critique a imposé dans le champ esthétique une série de réorientations, qui nous conduisent aujourd'hui à associer la littérature à des notions comme l'impersonnalité, le culte de la Forme, le pessimisme, la négativité, ou encore l'indifférence voire le mépris vis-à-vis du lecteur. La doxa moderniste nous enseigne que la littérature sert à faire admirer tout à la fois le langage, la littérature elle-même et l'écrivain, et qu'il était illusoire et sacrilège d'imaginer qu'elle pouvait être "utile", c'est-à-dire contribuer à l'amélioration du sort de l'humanité, ou à la guérison de ses maux. Mais comment se fait-il qu'à partir de Flaubert, certains auteurs se sont ainsi avisés de remettre en question les missions traditionnellement dévolues à la littérature ? La critique, curieusement, ne s'est jamais demandé pourquoi celle "révolution copernicienne" est intervenue au XIXe siècle et pourquoi il n'y eut pas de Roland Barthes au XVII" ou au XVIIIe siècle. La modernité serait-elle à regarder comme un phénomène historique et contingent ? On s'emploiera ici à répondre à cette interrogation. D'autre part, il est devenu courant, de nos jours, de lire des déclarations assurant que la littérature tend vers sa disparition. Mais le monde peut-il se passer de littérature ? Et est-ce que ce ne sont pas, précisément, les penseurs de ladite modernité de Haubert à Roland Barthes qui ont mis la littérature en danger ? Le présent ouvrage s'attache à expliquer l'avènement de la doxa moderniste, à en faire le bilan en la suivant jusque dans ses errements critiques et enfin à déterminer dans quelle mesure il serait, ou non, souhaitable de réhabiliter les valeurs dont elle a appelé à se débarrasser.
Nombre de pages
214
Date de parution
13/09/2013
Poids
295g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841746330
Titre
L'entonnoir, ou les tribulations de la littérature à l'ère de la modernité
Auteur
Brix Michel
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
295
Date de parution
20130913
Nombre de pages
214,00 €
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Voici le livre qui manquait et que l'on attendait, celui qu'il fallait écrire parce qu'il n'existait pas : il retrace en un seul volume, et en un peu moins de 400 pages, toute l'histoire de la littérature française, depuis la Chanson de Roland jusqu'aux écrits de Sartre, de Malraux et du général de Gaulle. L'auteur nous offre le fruit de trente ans d'expérience dans l'enseignement de la littérature française. Son ouvrage prend la forme d'une narration argumentée et chronologique, organisée en trois grandes parties. Référence pour les étudiants en lettres, c'est aussi un livre passionnant et instructif à destination du grand public ; chaque lecteur pourra y suivre le chemin parcouru par la littérature française au cours des siècles. Est décrit dans cette Histoire tout ce qui fait la richesse et la particularité du patrimoine littéraire en français : les courants qui se sont développés en son sein, les évolutions qu'il a connues (tant pour la forme que pour le fond), les grands textes qui l'ont illustré, les apports de l'étranger qui l'ont influencé.
Les desses absentes : en tte d'un essai sur Nerval, un titre semblable voque immanquablement la figure de la mre de l'crivain. Pourtant, le pluriel indique que ce n'est pas seulement la mre que fait allusion pareil intitul. La formule, au singulier cette fois, appartient l'auteur lui-mme : au cours d'une promenade Ermenonville, prs de l'endroit o fut enterr Rousseau, le narrateur d'Anglique aperoit le temple de marbre d'une desse absente, qui doit tre la Vrit . Autant que le fantme de la mre, l'ombre de cette desse absente plane sur l'uvre nervalienne. Des rcits comme Les Faux Saulniers, le Voyage en Orient ou Les Illumins (qui constituent le versant moins tudi des uvres de Nerval) ont mis en question les valeurs qui taient celles de la France du XIXe sicle. Le prsent essai s'attache clairer les causes et les caractres du scepticisme nervalien, au risque d'apporter quelques retouches l'image consacre du doux Grard . L'ouvrage examine aussi comment l'uvre nervalienne passe d'une desse absente l'autre de la vrit insaisissable la mre disparue.
Dès la mort de Flaubert, s?est imposée très vite l?idée que les romans éminemment novateurs de cet écrivain constituaient une rupture radicale dans l?histoire de la création littéraire: l?auteur normand semblait avoir rendu caduques, définitivement, les principes esthétiques qui prévalaient avant lui. Et l?unanimité s?est faite, aujourd?hui, pour reconnaître que l?oeuvre de Flaubert marque le début d?une ère nouvelle de la narration et de la représentation: l?auteur de Madame Bovary est le père de la fiction contemporaine, celle qui met notamment l?accent, non sur l?événement raconté, mais sur la manière dont cet événement est raconté. Or, ce roman «nouveau », moderne, connaît bien des problèmes, et l?on entend beaucoup parler de la crise de la fiction en français. D?où cette question, à laquelle le présent essai s?attache à répondre: les réorientations imposées par Flaubert, puis par ses disciples, à la pratique romanesque ont-elles conduit celle-ci dans des voies fécondes ou dans une impasse?
Les études réunies dans le présent volume concernent toutes la vie et l'oeuvre de Gérard de Nerval. Elles se fondent notamment sur des dépouillements effectués dans les journaux et périodiques du siècle (ceux-ci recèlent encore, pour la plupart, des informations qui n'ont jamais été prises en compte) et elles ont pour objectif d'enrichir ou, en d'autres cas, de préciser nos connaissances sur l'auteur d'Aurélia. Elles prolongent, approfondissent, voire complètent en certains points, des enquêtes bio-bibliographiques antérieures, dont les résultats ont nourri les travaux publiés par Michel Brix depuis 1986 (ainsi Nerval journaliste, le Manuel bibliographique des oeuvres de Gérard de Nerval, et - avec Claude Pichois - le Dictionnaire Nerval).
Zalmen Gradowski est né en 1910 à Suwalki, ville polonaise située près de la frontière lituanienne, dans une famille de commerçants très religieux. Le 8 décembre 1942, il est déporté avec sa famille à Birkenau qui est gazée le jour même; quant à lui, il est rapidement transféré au Sonderkommando du crématoire III. Il est assassiné le 4 octobre 1944 lors de la révolte du Sonderkommando dont il est un des chefs.