Le sexe incertain. Androgynie et hermaphrodisme dans l'Antiquité gréco-romaine, 2e édition revue et
Brisson Luc
BELLES LETTRES
29,90 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782251324456
En Grèce ancienne et à Rome jusqu'à la fin de la République, les êtres humains et les animaux qui passaient pour être pourvus des deux sexes étaient impitoyablement éliminés, comme des monstres, comme des signes funestes envoyés aux hommes par les dieux pour annoncer la destruction de l'espèce humaine. Expulsée de la réalité ou maintenue en marge, la bisexualité, entendue comme possession des deux organes sexuels, joua pourtant un rôle important dans le mythe, qu'il s'agisse de bisexualité simultanée, ou de bisexualité successive. La bisexualité simultanée caractérise des êtres qui sont des archétypes, des êtres primordiaux. Dans la mesure où c'est d'eux que dérivent les dieux, les hommes et les animaux qui, pourvus d'un seul sexe, masculin ou féminin, constituent notre monde, ces archétypes doivent être pourvus simultanément des deux sexes, car ils se trouvent en deça de cette "sexion". En l'être humain, le souvenir de cet état primordial suscite une nostalgie qui s'exprime avec une profonde émotion dans le mythe qu'Aristophane raconte dans le Banquet de Platon. Chaque couple, hétérosexuel ou homosexuel, aux moments les plus intenses de ses unions intermittentes, désire réaliser une impossible fusion permanente qui le ramènerait à cet état antérieur où l'être humain était double. La bisexualité successive revêt une signification très différente. Sont affectés successivement des deux sexes, des médiateurs et essentiellement des devins, tel Tirésias. Le fait qu'il ait été d'abord un homme, puis une femme avant de redevenir un homme lui permet d'établir un rapport entre le monde des hommes et celui des femmes. Tout se passe donc comme si un être qui transcende les oppositions (hommes / dieux; né / mort) autour desquelles s'articule la réalité devait symboliser cette transcendance dans l'opposition la plus importante pour l'être humain l'opposition entre l'homme et la femme.
Nombre de pages
182
Date de parution
18/09/2008
Poids
268g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251324456
Titre
Le sexe incertain. Androgynie et hermaphrodisme dans l'Antiquité gréco-romaine, 2e édition revue et
Auteur
Brisson Luc
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
268
Date de parution
20080918
Nombre de pages
182,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quand le plus grand spécialiste de Platon nous le montre tel qu'en lui-même : incarné, paradoxal, complexe, humain. Et philosophe ! " Il ne t'arrivera rien de terrible si tu es vraiment un homme de bien. " Célèbre depuis 2 400 ans, Platon est sans doute le philosophe le plus lu au monde, le plus aimé, le plus commenté. Le plus intimidant aussi, parce qu'il est tout de même cet écrivain qui inventa la philosophie... Conçu comme une introduction à sa pensée, à ses écrits, à son époque, à sa critique même, cet essai biographique mêle et démêle la vie et l'oeuvre du plus fascinant des philosophes, pour offrir à tous le portrait vrai d'un citoyen du monde, qui bouleversa les mentalités occidentales par la seule force du dialogue.
Ce livre précis et rigoureux, qui détaille en analyses minutieuses le regard platonicien sur le mythe, vaut doublement : par la définition particulièrement nette qu'il donne de la position de Platon, solide contribution à une histoire du concept de mythe, mais aussi par l'image très riche qu'il dessine, en disséquant le témoignage privilégié du philosophe, de ce qu'a pu être la performance mythique dans la Grèce classique." L'homme. "Platon veut briser le monopole qui intervient dans le processus de communication du mythe en déterminant le comportement du destinataire. Il oppose ainsi le mythe au logos entendu comme discours véritable. Mors, le mythe apparaît comme le discours de l'autre et pour l'autre. Le discours du conteur relaie simplement, au niveau qui est le sien, celui du philosophe et du législateur. Chez Platon, contrairement à ce qui se passe chez Wittgenstein, le discours philosophique demeure bruissant de la parole des dieux que partagent tous les citoyens. Luc Brisson formule ses conclusions à la suite d'une enquête lexicologique. C'est là une méthode exégétique très sûre qui exige du lecteur un retour au texte avec un très grand souci de précision." Revue philosophique de Louvain.
Platon ? Deux mille quatre cents ans après sa mort, il est le "philosophe" par excellence. Mais qui sait vraiment qui il est ? Le fils d'Apollon, comme on l'a affirmé à sa mort ? A-t-il été vendu comme esclave ? Et ses amours ? A-t-on retrouvé son testament ? A-t-il réellement plagié Pythagore, comme certains l'en ont accusé? Avait-il une doctrine secrète transmise oralement aux seuls membres de l'Académie ? Et parmi tous ces textes qui lui sont attribués, lesquels sont authentiques ? Où s'arrête la légende, où commence la vérité? Considéré comme l'un des meilleurs spécialistes contemporains du philosophe, Luc Brisson cherche ici à comprendre comment la vie d'un auteur du IVe siècle avant notre ère peut expliquer l'avènement de ce que l'on appelle "philosophie". Voilà Platon incarné, paradoxal, complexe, humain.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine