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Le Jardin des Plantes. Ou De l'horrible danger de la promenade
Brissac Elvire de
GRASSET
22,10 €
Épuisé
EAN :9782246837244
En créant en 1635 un jardin des plantes médicinales à Paris, directement placé sous son autorité, Louis XIII fonde non seulement l'une des plus anciennes institutions scientifiques de France avant l'Académie des Sciences (1666) et l'Observatoire de Paris (1667), mais aussi l'une des plus modernes. Des cours gratuits, donnés en français et non plus en latin au tout-venant : du jamais vu, qui fait froncer les sourcils à la Sorbonne ! Car le succès est immédiat, les carabins s'en donnent à ceur-joie de disséquer des cadavres, de ridiculiser les Diafoirus, de découvrir une sexualité aux plantes : médecine et botanique ne font qu'un au XVIIème siècle et c'est le premier médecin du roi, Guy-Crescent Fagon, qui administre le jardin jusqu?à la fin du règne de Louis XIV. Au XVIIIème siècle, c'est la surproduction de tout : des espèces végétales, animales et minérales rapportées par ces missions scientifiques qui sillonnent l'univers, des cabinets de curiosité des grands de ce monde, des touristes qui affluent de toute l'Europe au jardin des Plantes pour rencontrer Buffon, l'auteur d'un des best-sellers de son temps, une Histoire naturelle en 36 volumes qui ignore sèchement son contemporain, le savant suédois Carl von Linné dont la classification fait encore autorité. Nationalisé à la révolution, sauvé par Lakanal qui voit surtout son aspect éducatif, voici le jardin Royal transformé en muséum. Douze professeurs vont chacun occuper une chaire et administrer l'institution pendant deux cents ans et aucun des promeneurs, peintres ou écrivains qui découvrent avec délices au XIXème siècle la ménagerie, les grandes galeries, le jardin d'Acclimatation (1860), au bois de Boulogne, le musée d'Ethnographie, ancêtre du musée de l'Homme, au Trocadéro (1878) ou le zoo de Vincennes (1934) ne se doute des querelles qui agitent les coulisses de l?établissement et se nomment fixisme, transformisme, Darwinisme, colonialisme, adaptation ou refus de la révolution industrielle, déclin scientifique. L'homme est-il un singe ? La France apporte-t-elle aux peuples colonisés l'ombre ou la lumière ? A quoi sert le muséum ? Comme la pluie qui tombe dans les grandes galeries, faute de crédits, après la Seconde Guerre mondiale et surtout après les Trente Glorieuses, l'histoire naturelle est-elle en train de tomber dans l'oubli ... L'ADN découvert en 1953, qui révèle tout de vous, de votre passé et de celui du vieux renard empaillé ou de la roche emprisonnée, fait-il encore de nous des être humains ? La numérisation viendra-t-elle à bout du trop plein des musées ? Va-t-elle rendre à leurs pays d'origine tout ce qui en a été emporté ? Et la terre qui se décroche par mottes entières sous nos yeux, où va-t-elle ? C'est dire qu'au XXIème siècle, le muséum a encore devant lui de beaux jours et de belles promenades parmi les dangers de la terre. « [Celle-ci] peut bien disparaître, disait August Strinberg en 1894, si le jardin des Plantes est épargné, la création sera sauvée. » Puisse l'avenir lui donner raison !Notes Biographiques : Elvire de Brissac est auteur d'une euvre forte d'une quinzaine de livres, riche, variée, composée de nouvelles ( Les anges d'en bas , Prix Goncourt de la nouvelle en 1999), de romans (Connaissez-vous les rides ?, 2005), d'essais littéraires (O dix-neuvième ! Prix Femina de l'essai,2001) et biographiques (Il était une fois les Schneider, 2007). Dernier titre paru : Le long du Luxembourg, 2021.
Résumé : Zélie ne jouait pas le jeu dans les règles. On dit d'elle qu'elle a le diable au corps. A quatorze ans et demi la voici à confesse devant un vieux prêtre. Le temps des règles est venu, c'est-à-dire des principes, de la politesse, du savoir-vivre, l'âge adulte. Elle ignore la réflexion. Assassiner, adorer, dire la messe - son occupation favorite -, brûler, violer, ça oui, mais aussi chérir, guetter, souffrir. Sa confession contraint le missionnaire à se poser de monstrueuses questions : la femme a-t-elle une âme, le mal peut-il être innocent et le royaume des Cieux ouvert aux petits enfants ?
Gustav Ottrott, drapé dans son châle rouge, est-il le diable quand il rencontre Nicolas Boucher, un jour d'automne, au sommet du Panthéon, ou bien l'instrument du destin ? L'un est un écrivain âgé et célèbre, l'autre un jeune homme timide, amoureux des lettres qu'il croit belles et prêt à tout pour s'y faire un nom. Epouse et concubines, orgueil et argent, avant-guerre et défaite, illusions comiques et tragiques. C'est bien tout ce qu'il y a dans ce roman. Drame drôle ou drôle de drame ?
Un roman en trois actes, deux écrivains et beaucoup de femmes, celles que Gustav Ottrott, le plus célèbre poète de son temps, a asservies à sa gloire : Silvia Fox, un grand peintre ; Marie Livine, une Russe qu'il a transformée en plombier ; et Tina Zanipelli, l'amour de sa jeunesse. L'amour de sa vieillesse est ouvreuse au Gaumont Palace. C'est en rencontrant son fils Nicolas au sommet du Panthéon que Gustav Ottrott atterrit chez Claire-Clémence Boucher, qui finira par l'épouser. C'est en devenant le maître à penser de Nicolas que le grand homme va briser la vie de ce dernier, à cause d'un livre sulfureux sur l'Allemagne, écrit dans une Europe bientôt déchirée par la Seconde Guerre mondiale. Qu'est-ce qu'un grand homme ? Et pour qui ? Comment devient-on écrivain ? La plume apprend-elle un jour à courir ou, comme le dit malicieusement Ottrott, le lecteur s'est-il enfui avant ?
La campagne est ici utilisée à des fins d'épouvante, la volaille trouble l'ordre public et les surnoms font mouche. Personne ne croit à rien : les éleveurs ne croient pas à l'élevage, les maires à la bonne foi de leurs administrés, la journaliste aux journaux ; les trésoriers-payeurs sont malhonnêtes, les paons aiment les bouteilles de gaz, les curés ont peur de mourir. Les truies font la pluie et le beau temps, les arbres jouent des tours, les vieilles dames poussent au crime et les gendarmes sont des femmes à barbe et des bourreaux des coeurs. Quand on veut être hypnotiseur, on reçoit des coups de pied au cul et quand on veut être riche, on vend son rein ou sa cornée. Ca ne ressemble à rien, direz-vous ? Si, ça ressemble à la vie. Et ça se passe où, déjà ? Dans le centre de la France. Où est-ce ? au fond de chacun de nous.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.
Résumé : L'Angleterre est la référence mondiale en matière de jardins et a influencé le monde entier. Ce livre dépeint avec moult anecdotes la petite et la grande histoire de ces lieux en révélant leurs caractéristiques les plus remarquables. Un beau livre à offrir à tous les amoureux de jardins. Force est de constater, à part peut-être pour quelques chauvins exaspérés par le " English first ", que la référence mondiale des jardins se trouve de l'autre côté de la Manche. Les Anglais en sont les premiers convaincus et leur climat doux et humide n'y est pas tout à fait étranger. Francis Peeters, historien de l'art, conférencier spécialisé dans l'art asiatique et journaliste, nous présente les jardins qui ont fait l'histoire de l'Angleterre. Parce que le jardin n'est pas qu'une affaire de style et que le contexte social et politique joue un rôle déterminant dans son élaboration, situer le jardin anglais dans l'époque qui l'a modelé permet de le comprendre et de mieux l'apprécier. Ce livre dépeint avec moult anecdotes la petite et la grande histoire de ces lieux que beaucoup connaissent par le brouhaha médiatique qui les encense mais qui n'appréhende pas toujours les éléments déterminants qui nous les font apprécier mieux encore. Quelle histoire se cache derrière leurs murs ? Quelle était la personnalité de leur créateur ? Et souvent, les idées reçues communément admises tombent !
Jardins secs, jardins paysages, jardins pour le thé, les jardins japonais relèvent d'un art subtil mêlant l'eau, le végétal, la pierre et la volonté de l'homme de lutter contre les désordres de la nature et du monde. Ces lieux propices à la contemplation et à la méditation, conçus selon des codes en relation avec la peinture et la calligraphie, et un langage symbolique trouvant ses sources dans le bouddhisme et dans le shintoïsme, sont des représentations du monde en miniature, de véritables peintures en trois dimensions. Objets d'admiration et de fascination pour les Occidentaux, les jardins japonais ont eu une influence considérable sur l'a et l'architecture dès la fin du XIXe siècle. Ils restent cependant largement méconnus. Ce livre donne des clés de compréhension aussi bien historiques que stylistiques permettant de partir à la découverte des plus célèbres d'entre eux et d'apprendre à lire leurs significations.
Résumé : De l'Espagne à la Nouvelle Zélande, en passant par Amsterdam, Athènes, Singapour ou San Francisco... les quatre-vingts plus beaux jardins-paysages du monde présentent une nouvelle esthétique qui répond aux défis environnementaux du XXIe siècle. Imprégnés de leur environnement, se fondant dans les formes et les couleurs du lieu, minéral ou végétal, ils révèlent une végétation simple, robuste, à la fois indigène et exotique, ne réclamant ni arrosages ni soins particuliers. Résilients, ces nouveaux espaces jouent un rôle d'importance et démontrent que l'adaptation aux contraintes climatiques stimule la créativité. Des jardins qui regardent vers l'avenir.
À l'occasion des 20 ans du label " Jardins remarquables ", ce beau livre vous invite à découvrir différentes typologies de jardins à travers un récit sensible et des balades richement illustrées.Cet ouvrage ravira tous les amateurs de jardins.Qu'ils soient historiques, botaniques, potagers, vergers ou encore jardins d'artistes..., 32 jardins en France et en Belgique ont été choisis pour illustrer la diversité du label " Jardin remarquable ". Au fil des pages, le lecteur est entraîné dans une promenade à la fois sensible et documentée, de l'histoire du site à la description des essences, de la rencontre avec les jardiniers à la contemplation de ces lieux d'exception.Le label " Jardin remarquable ", attribué par le ministère de la Culture, distingue des jardins et des parcs présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Ce label d'État, décerné pour cinq ans et renouvelable, répond à des critères d'exigence et de qualité.320 jardins sont aujourd'hui labellisés. La sélection présentée dans ce beau livre se veut un florilège aussi représentatif que possible de la richesse et de la diversité des jardins remarquables.