Il s'appelait encore le mont Tombe, lorsqu'en 708 Aubert décide d'y construire le premier sanctuaire. Il devient, au fil des siècles, Saint-Michel-au-péril-de-la-mer, pyramide aussi insolente, au milieu des marées et des sables mouvants, que Chéops sous d'autres cieux, parmi d'autres sables. "Mont libre" après 1789, prison et bagne, pourrissoir de détenus d'État, le Mont presque ruiné est restauré après 1870. Mais ceinturé de polders qui gagnaient sur la mer, il menaçait de devenir Saint-Michel-au-péril-de-la-terre. Les hommes ont entrepris de lui rendre sa ceinture d'océan. En un récit captivant, Jean-Paul Brighelli retrace les étapes de l'histoire du monument le plus visité de France, qui combine un coeur roman, des dentelles gothiques, un cachet romantique, et les acquis des technologies de pointe. Biographie de l'auteur Normalien, agrégé de lettres modernes, Jean-Paul Brighelli, connu par ailleurs pour ses ouvrages sur la pédagogie (La Fabrique du crétin, J.-C. Gawsewitch éditeur, 2005), ses biographies (dans la collection Découvertes Gallimard: Malraux ou la création d'un destin, avec Christian Biet et Jean-Luc Rispail, Dumas ou les aventures d'un romancier et Les Surréalistes, une génération entre le rêve et l'action) ou ses travaux sur la Corse (Pur porc, Ramsay, 2002, La Corse, Ile de beauté, terre de liberté, découvertes Gallimard, 2004, Guides de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud, Gallimard, 1993), travaille sur l'imaginaire du Mont-Saint-michel, depuis plus de vingt ans. Il a publié sur le sujet divers ouvrages ou articles, particulièrement aux Editions du Patrimoine, et a aussi participé à de nombreux colloques.
Nombre de pages
159
Date de parution
10/07/2008
Poids
245g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070357413
Titre
Entre ciel et mer, le Mont-Saint-Michel
Auteur
Brighelli Jean-Paul
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
245
Date de parution
20080710
Nombre de pages
159,00 €
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Kyrnos, Kallistè, Corsica: autant de noms; autant d'îles. -Les Corses eux-mêmes savent-ils bien quelle image de leur île sous-tend leurs rêves? L'île de Beauté, faite de paysages uniques? L'île des révoltes, toujours assaillie, jamais vaincue - et quand bien même, jamais dominée? Cette terre de liberté qui n'en a jamais vraiment joui - qu'elle subisse le joug romain, maure, pisan, génois ou français - et qui, s'identifie à des héros défaits, de Sampiero Corso à Pascal Paoli, donne du fil à retordre à la République depuis plus de deux siècles. Elle n'est pas avare de la souffrance des autres, elle n'est pas chiche de son propre sangs La Corse souffre de dédoublement de personnalité - et aucun de ses masques n'est vraiment authentique. Jouant un jour la tradition, revendiquant le lendemain son droit à la modernité, repoussant la France et attendant souvent tout d'elle, la Corse séduit et exaspère. Le temps est venu de déconstruire les légendes, d'ôter les masques. Suivre pas à pas l'histoire de la Corse, comme le fait ici Jean-Paul Brighelli, c'est entrer dans l'un des plus formidables chantiers de mythes que l'Histoire ait en un jour la fantaisie d'ouvrir.
Le barbare nouveau est arrivé. Conforté dans son ignorance par un système scolaire qui privilégie le droit de dire des bêtises plutôt que la liberté de penser, et préfère la Pédagogie molle au dur apprentissage des savoirs, il assène, dans une langue mutilée, ses certitudes glauques: mépris des filles et des femmes, haine de la science et de la réflexion, préjugés d'hier et d'aujourd'hui. Bien que minoritaire, il fait régner sa loi, de l'école au lycée - et au-delà. Car la violence est le mode d'expression favori de ce mutilé de l'intellect. Comment en sommes-nous arrivés là? Par quel enchaînement létal de bonnes intentions, de prêt-à-penser flasque et de lâchetés cumulées avons-nous laissé l'école s'éloigner de l'idéal laïque de l'Instruction publique? Au nom de quelle fausse idée de la démocratie et de l'égalité des chances avons-nous trahi la République, et conforté les inégalités? Une école sous influence raconte l'ascension de Tartuffe, l'homme idéal du politiquement correct. Ou comment "Tartuffe-roi" a pris le pouvoir, piétinant au passage l'école de la République - et la République. Biographie de l'auteur Agrégé de lettres, Jean-Paul Brighelli, après La Fabrique du Crétin (Folio documents n°35) et A bonne école... (Folio documents n°40), achève ici une analyse sans concession d'un système scolaire largement dégradé, mais auquel il veut toujours croire.
Résumé : Au commencement était le mont Tombe, un rocher semblable à Tombelaine ou au mont Dol. Mais c'est là que saint Michel veut avoir son sanctuaire, au péril de la mer. Après le temps des moines et des pèlerins, vient le temps des guerriers et des geôliers, le temps de la décadence. Puis, au XIXe siècle, arrivent les architectes. Pour restaurer le Mont, lui redonner sa place de Merveille de l'Occident.
Il s'appelait encore le mont Tombe, lorsqu'en 708 Aubert décide d'y construire le premier sanctuaire. Il devient, au fil des siècles, Saint-Michel-au-péril-de-la-mer, pyramide aussi insolente, au milieu des marées et des sables mouvants, que Chéops sous d'autres cieux, parmi d'autres sables. "Mont libre" après 1789, prison et bagne, pourrissoir de détenus d'Etat, le Mont presque ruiné est restauré après 1870. Mais ceinturé de polders qui gagnaient sur la mer, il menaçait de devenir Saint-Michel-au-péril-de-la-terre. Les hommes ont entrepris de lui rendre sa ceinture d'océan. Le monument le plus visité de France combine ainsi un c?ur roman, des dentelles gothiques, un cachet romantique, et les acquis des technologies de pointe.Le Mont-Saint-Michel dans les plus beaux manuscrits et dans l'imagerie populaire, le Mont des artistes, des poètes et des photographes, le Mont des architectes Viollet-le-Duc, Edouard Corroyer, Paul Gout... 150 documents pour raconter l'histoire du Mont, et comprendre cette Merveille de l'Occident.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.