Les cahiers de la SIELEC N° 12 : Passeurs, alliés et transfuges à l'époque coloniale
Bridet Guillaume
KAILASH
15,00 €
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EAN :9782842682354
En mettant en avant les passeurs, les alliées et les transfuges français qui se sont rapprochés d'une manière ou d'une autre des peuples colonisés et de leurs cultures, le but de ce Cahier de la SIELEC n'est nullement de réhabiliter la colonisation, ni même d'en euphémiser la violence politique, économique et symbolique sous le prétexte de la complexité. La colonisation fut une entreprise profondément aliénante d'un point de vue culturel, en particulier parce qu'elle assigna colonisateurs et colonisés à des identités culturelles figées qui n'avaient en fait que peu à voir avec la réalité de leur histoire. Même si elle a lieu dans le cadre contraint et inégalitaire de l'institution coloniale productrice d'une culture coloniale qui est principalement un outil de domination, la relation entre les peuples colonisateurs et les peuples colonisés ne se limite toutefois pas au face-à-face du vainqueur et du vaincu. Entre la zone grise des arrangements et la zone rouge des contestations frontales, elle laisse en effet se développer un autre monde fait d'échanges, d'hybridations et de solidarités. Comme processus de mise en contact de peuples à grande échelle, la colonisation occasionne dès les premières prises de contact des rencontres singulières de toutes sortes, faites de doutes et de curiosités, de partages et d'appropriations, de prises de conscience, d'engagements et de révoltes. C'est des modalités de ces passages à l'autre que ce volume aimerait rendre compte dans une démarche typologique, qu'indiquent les trois termes de passeurs, d'alliés et de transfuges et à partir de laquelle il aimerait renouveler la manière habituelle d'écrire l'histoire littéraire et culturelle de la France.
Nombre de pages
427
Date de parution
01/05/2019
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782842682354
Titre
Les cahiers de la SIELEC N° 12 : Passeurs, alliés et transfuges à l'époque coloniale
Auteur
Bridet Guillaume
Editeur
KAILASH
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20190501
Nombre de pages
427,00 €
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Chick, Alise, Chloé et Colin passent leur temps à dire des choses rigolotes, à écouter Duke Ellington et à patiner. Dans ce monde où les pianos sont des mélangeurs à cocktails, la réalité semble ne pas avoir de prise. On se marie à l'église comme on va à la fête foraine et on ignore le travail, qui se réduit à une usine monstrueuse faisant tache sur le paysage.Pied de nez aux conventions romanesques et à la morale commune, L'Ecume des jours est un délice verbal et un festin poétique. Jeux de mots, néologismes, décalages incongrus... Vian surenchérit sans cesse, faisant naître comme un vertige chez le lecteur hébété, qui sourit quand il peut. Mais le véritable malaise vient d'ailleurs : ces adolescents éternels à la sensibilité exacerbée constituent des victimes de choix. L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer. En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour. --Sana Tang-Léopold Wauters
Cet ouvrage revient sur l'ensemble de l'oeuvre de l'écrivain Indien Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature 1913. Tagore représente la reconnaissance internationale de l'Inde comme grande nation, une Inde qui devient monde. Aujourd'hui, le rayonnement de l'Inde, son cosmopolitisme, son ouverture culturelle, sa place dans la politique l'inscrivent dans une histoire globale. L'analyse de cette vision de l'Inde universelle au travers des écrits de Tagore conduit à une pensée concernant l'humanité toute entière.
Dans les années 1920, a lieu en France un événement littéraire et intellectuel de première importance: pour la première fois, la littérature et la pensée contemporaines d'un pays non occidental - l'Inde -, sont considérées comme une ressource majeure pour penser au présent. Situé au croisement de l'histoire littéraire et des études postcoloniales, cet ouvrage montre la manière dont, à l'occasion de la crise de civilisation que connaît l'Europe après la Première Guerre mondiale, les discours orientalistes concernant la culture indienne se trouvent contestés par une parole indienne de plus en plus abondamment traduite et prise en compte (en particulier celle du premier prix Nobel de littérature non occidental, le poète Rabindranath Tagore). L'intérêt qu'on porte à l'Inde depuis l'époque romantique pousse alors à la considérer dans sa tradition spirituelle mais aussi dans son actualité politique et, en retour, à récuser la supériorité de la culture occidentale, à dénaturaliser les savoirs occidentaux et à mettre en cause l'autarcie de la littérature nationale. Tel est l'objet central de ce livre : indiquer le mouvement par lequel la littérature et ta vie intellectuelle françaises se nourrissent d'apports étrangers, identifier les résistances que ce mouvement suscite et déjouer la manière habituellement très franco-française d'écrire l'histoire de la vie littéraire et intellectuelle nationale.
Bollywood Bombay est une nouvelle aventure du détective Feluda et de son jeune acolyte Tapesh. Jayatu vient de recevoir une proposition bien excitante : l'adaptation de son dernier roman policier - Les Bandits de Bombay - par un réalisateur très populaire. Ses amis Feluda et Tapesh proposent de l'accompagner sur le tournage de "la scène clé" à Bombay. Mais tout cela sent le mystère et l'aventure car dès leur arrivée dans la capitale du cinéma, un meurtre est commis et cette sombre affaire ressemble à s'y méprendre à celle imaginée par l'écrivain, fort peu rassuré d'ailleurs... Un roman court et savoureux dans lequel Satyajit Ray décrit avec amusement et ironie subtile les grosses ficelles du film bollywoodien. Le regard d'un grand maître sur un genre de cinéma qui sort aujourd'hui des frontières indiennes.
En 1931, Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arrive en Indochine, la conquête militaire est depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les colonies et protectorats et du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Elle témoigne dans ce texte, entre reportage et journal, de la dure réalité de la colonie souvent bien éloignée de la langueur exotique décrite dans les romans de l'époque dont certains néanmoins évoquaient la brutalité des colons et de leurs soutiens locaux. Durant les prémices de la guerre d'indépendance de l'Indochine qui deviendra le Vietnam, nombre d'atrocités sont commises par des militaires, des légionnaires et autres représentants de l'autorité française. La France finira, dix ans après la publication de ce livre qui suscitera bien des critiques en métropole, par perdre le "joyau" de son empire colonial. A l'heure de la reconnaissance et de la repentance il faut tout de même faire la part des choses, reconnaître les abus mais ne pas oublier que beaucoup, parmi les Français ont souffert de cette brutalité et firent de leur mieux pour alléger les souffrances du peuple indochinois, des médecins, infirmières, religieux, journalistes et écrivains... qui ne cessèrent de dénoncer ces excès. Andrée Viollis a eu le courage d'écrire ces pages documentées, ce qui, à l'époque, n'était pas rien...
Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor-Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmers fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'Ecole française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor-Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge.