Dynamiques actuelles des littératures africaines. Panafricanismes, cosmopolitisme, afropolitanisme
Bridet Guillaume ; Brinker Virginie ; Burnautzki S
KARTHALA
24,99 €
Epuisé
EAN :9782811119829
Comment écrire et penser l'Afrique dans le monde ? Comment écrire et penser le monde depuis l'Afrique ? Par la mise à jour du dialogue, dynamique et complexe, entre trois notions de prime abord très différentes - le panafricanisme, le cosmopolitisme et l'afropolitanisme -, cet ouvrage interroge la participation des lettres africaines à la réinvention du monde contemporain. Les écrivains qui se sont engagés dans le mouvement panafricain au cours du XXe siècle ont eu comme principale cible l'impérialisme colonial et le morcellement du continent auquel il a donné lieu. Réaliser l'unité africaine faisait alors écho à l'idéal cosmopolite dès lors qu'il s'agissait de desserrer l'étau des assignations identitaires. Au tournant du XXIe siècle, le mot-valise afropolitanisme est inventé pour contrer la tentation afrocentriste d'un repli identitaire du continent face aux dérives d'un nouvel impérialisme mondialisé. L'afropolitanisme met l'Afrique en circulation dans une géographie planétaire pour porter une voix décentralisée. Le débat fructueux qui s'engage aujourd'hui entre les héritiers du mouvement panafricain et les tenants de l'afropolitanisme témoigne des préoccupations cosmopolitiques des littératures d'Afrique et de la diaspora.
Nombre de pages
300
Date de parution
22/06/2018
Poids
490g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811119829
Auteur
Bridet Guillaume ; Brinker Virginie ; Burnautzki S
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20180622
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Chick, Alise, Chloé et Colin passent leur temps à dire des choses rigolotes, à écouter Duke Ellington et à patiner. Dans ce monde où les pianos sont des mélangeurs à cocktails, la réalité semble ne pas avoir de prise. On se marie à l'église comme on va à la fête foraine et on ignore le travail, qui se réduit à une usine monstrueuse faisant tache sur le paysage.Pied de nez aux conventions romanesques et à la morale commune, L'Ecume des jours est un délice verbal et un festin poétique. Jeux de mots, néologismes, décalages incongrus... Vian surenchérit sans cesse, faisant naître comme un vertige chez le lecteur hébété, qui sourit quand il peut. Mais le véritable malaise vient d'ailleurs : ces adolescents éternels à la sensibilité exacerbée constituent des victimes de choix. L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer. En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour. --Sana Tang-Léopold Wauters
À l'occasion du Salon du Livre de Paris 2020 où l'Inde est à l'honneur, un ouvrage qui revient sur l'importance de la pensée de l'écrivain Indien Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature 1913. Cet ouvrage revient sur l'ensemble de l'?uvre de l'écrivain Indien Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature 1913. Tagore représente la reconnaissance internationale de l'Inde comme grande nation, une Inde qui devient monde. Aujourd'hui, le rayonnement de l'Inde, son cosmopolitisme, son ouverture culturelle, sa place dans la politique l'inscrivent dans une histoire globale. L'analyse de cette vision de l'Inde universelle au travers des écrits de Tagore conduit à une pensée concernant l'humanité toute entière.
Dans les années 1920, a lieu en France un événement littéraire et intellectuel de première importance : pour la première fois, la littérature et la pensée contemporaines d'un pays non occidental - l'Inde -, sont considérées comme une ressource majeure pour penser au présent. Situé au croisement de l'histoire littéraire et des études postcoloniales, cet ouvrage montre la manière dont, à l'occasion de la crise de civilisation que connaît l'Europe après la Première Guerre mondiale, les discours orientalistes concernant la culture indienne se trouvent contestés par une parole indienne de plus en plus abondamment traduite et prise en compte (en particulier celle du premier prix Nobel de littérature non occidental, le poète Rabindranath Tagore). L'intérêt qu'on porte à l'Inde depuis l'époque romantique pousse alors à la considérer dans sa tradition spirituelle mais aussi dans son actualité politique et, en retour, à récuser la supériorité de la culture occidentale, à dénaturaliser les savoirs occidentaux et à mettre en cause l'autarcie de la littérature nationale. Tel est l'objet central de ce livre : indiquer le mouvement par lequel la littérature et la vie intellectuelle françaises se nourrissent d'apports étrangers, identifier les résistances que ce mouvement suscite et déjouer la manière habituellement très franco-française d'écrire l'histoire de la vie littéraire et intellectuelle nationale.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.