MONARCHIE ET IDENTITE NATIONALE EN ITALIE (1860-1900) -
BRICE CATHERINE
EHESS
29,00 €
Epuisé
EAN :9782713222344
La monarchie est longtemps restée un acteur oublié de l'Italie unifiée. Une fois le Royaume d'Italie proclamé, en mars 1861, une fois les opérations militaires du Royaume Piémont-Sardaigne achevées, le 20 septembre 1870, avec la prise de Rome, les souverains semblent disparaître de la scène. Pourtant, l'institution monarchique constitue le pilier de l'ordre constitutionnel régi par le Statuto, la charte octroyée par Charles-Albert en 1848. Les rituels et commémorations en l'honneur de la famille royale permettent à celle-ci d'être présente sur la scène politique et sociale de la nation en construction. La monarchie est active dans le domaine de la charité, visitant le pays à l'occasion de nombreux voyages ou lors d'événements dramatiques. Mais loin d'incarner une représentation archaïque du pouvoir, les souverains forgent un lien symbolique important entre un pays, à l'identité récente, et une population encore peu "nationalisée" et politisée. A la fin du siècle, la monarchie descend de plus en plus souvent dans l'arène politique jusqu'à ne plus incarner la nation tout entière, mais seulement une fraction des Italiens. Remettre la monarchie au coeur du processus de construction nationale permet aussi de mieux comprendre les raines de la "faible" identité nationale italienne.
Date de parution
01/03/2010
Poids
760g
Largeur
160mm
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EAN
9782713222344
Titre
MONARCHIE ET IDENTITE NATIONALE EN ITALIE (1860-1900) -
Auteur
BRICE CATHERINE
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
760
Date de parution
20100301
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De la période préromaine à l'Empire, des invasions lombardes, normandes ou sarrasines à la "pax cristiana", de la constitution d'Etats comme les Républiques maritimes ou les Etats de l'Eglise, des guerres d'Italie à la domination espagnole, des Lumières à la Révolution et à l'Empire, du Risorgimento au fascisme, pour finir avec la République italienne et ses développements récents, l'histoire "des Italies" est infiniment riche, complexe, passionnante. Une histoire indissociable de celle de l'Europe, quelles que soient les périodes considérées, et que nous restitue ici Catherine Brice avec maestria.
De la période préromaine à l'Empire, des invasions lombardes, normandes ou sarrasines à la "pax cristiana", de la constitution d'États comme les Républiques maritimes ou les États de l'Église, des guerres d'Italie à la domination espagnole, des Lumières à la Révolution et l'Empire, du Risorgimento au fascisme, pour finir avec la République italienne et ses derniers développements, l'histoire "des Italies" est infiniment riche, complexe, passionnante. C'est en outre une histoire qui reste toujours en prise directe sur les événements européens, quelles que soient les périodes considérées. Biographie: Catherine Brice, ancienne élève de l'École normale supérieure, ancien membre de l'École française de Rome, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, est spécialiste de l'histoire de l'Italie contemporaine.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.