La Mesure de l'État. Administrateurs et géomètres au XVIIIe siècle
Brian Eric
ALBIN MICHEL
31,40 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782226324221
Alors que les statistiques appliquées à la gestion de l'Etat se sont généralisées, elles suscitent aujourd'hui autant de confiance dans leur capacité à "décalquer" la réalité que d'interrogations sur leur caractère illusoire. Par quels processus historiques se sont tissés les liens entre économie, mathématique et administration, au point de rendre légitime cet usage des chiffres d'un point de vue scientifique et politique ? C'est à cette question que répond le livre d'Eric Brian, maître de conférences à l'E. H. E. S. S. Scientifique et historien de formation, l'auteur parvient à saisir le moment où se conjuguent, en France au XVIIIe siècle, les recherches des mathématiciens et des commis de l'Etat. Il reconstitue la culture mathématique des Lumières en suivant l'itinéraire exemplaire de Condorcet, établit la manière dont les administrateurs concevaient enquêtes et dénombrements, et situe leur rencontre sous l'égide de l'Académie royale des sciences au temps du succès des livres de sciences et d'économie politique. Ces conditions ont rendu possible et durable ce que le XIXe siècle appellera la statistique. En montrant combien mathématique et réforme administrative se sont mutuellement fécondées, Eric Brian ouvre un important chapitre de l'histoire des sciences inscrites dans leur environnement social et culturel.
Nombre de pages
464
Date de parution
01/11/2016
Poids
558g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782226324221
Titre
La Mesure de l'État. Administrateurs et géomètres au XVIIIe siècle
Auteur
Brian Eric
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
0
Poids
558
Date de parution
20161101
Nombre de pages
464,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La technique est-elle forcément laide ? La beauté est-elle nécessairement inutile ? Ces questions courraient depuis l'Antiquité. Les modernes paraissent les avoir tranchées en dissociant esthétique et technique. Pourtant la richesse sémantique du terme "art(s)" à l'Age classique éveille la curiosité. Et les préhistoriens y sont revenus par des voies nouvelles. Parallèlement, il est aujourd'hui question de techno-esthétique.
Résumé : Ce livre étudie l'entrée des nouveau-nés dans la vie sociale et, en particulier, l'une des toutes premières distinctions qu'ils portent à cette occasion : est-ce une fille ou un garçon? Dans les pays riches, il naît aujourd'hui 51,2 % de garçons et 48,8 % de filles. En Chine, il en naît respectivement 55 % et 45 %. Cet écart a conduit des chercheurs de diverses disciplines à s'interroger sur le phénomène des "filles disparues" (missing girls). Pourtant, en France aussi, la proportion des sexes à la naissance a singulièrement varié au cours du XXe siècle. À rebours d'un ethnocentrisme commode qui se contenterait de désigner au loin l'horreur d'infanticides à grande échelle, Éric Brian et Marie Jaisson reconstituent les formes du dénombrement des sexes à la naissance depuis trois siècles. Combinant histoire des sciences et sociologie, leur enquête met en évidence l'importance de l'incertitude dans la formation des normes morales et dans la logique de la domination selon les sexes.
Alunni Charles ; Brian Eric ; Emery Eric ; Castell
Cent ans après, la publication des textes d'Albert Einstein où le XXe siècle a reconnu les marques de ses révolutions scientifiques, il revient au second siècle de la relativité moderne -au nôtre, donc -de mener l'enquête sur le siècle précédent. Il est grand temps de prendre pour objet le laborieux itinéraire des savants et des philosophes qui, tout au long du XXe siècle, ont exploré les rapports nouveaux que pouvaient entretenir les sciences et la philosophie, cela non pour épouser telle option particulière mais pour gagner le bénéfice d'une perspective plus ample. Où mieux la saisir qu'à Zurich et dans les réseaux des discussions européennes dont un centre fut l'Institut fédéral de technologie -on disait jadis l'Ecole polytechnique ? On peut suivre en effet sur ce terrain un ensemble d'interactions peu communes. Les différents articles de ce volume en procurent des analyses dont lesprotagonistes sont par exemple Ferdinand Gonseth, Wolfgang Pauli, Gaston Bachelard, Federigo Enriques, Albert Lautman, Hermann Weyl ou Stéphane Lupasco. Les renouvellements scientifiques du XXe siècle et leurs conséquences dans la philosophie et dans les sciences sociales ont non seulement ouvert une crise bien connue, mais encore conduit plusieurs savants et philosophes à s'engager dans des tentatives où l'on peut discerner un programme que circonscrit l'appellation de surrationaliste.
Résumé : Publié en 1995, Les Formes de l'expérience. Une autre histoire sociale a marqué une étape importante dans la réflexion des héritiers de l'école des Annales. Issus d'un travail collectif, les textes du recueil questionnaient à la fois les objets de la recherche en histoire et les implications du travail des historiens. Il s'agissait en particulier de s'interroger sur la réception par ceux-ci de catégories et d'objets issus des autres sciences sociales : acteurs, normes, pratiques, institutions, etc., et d'en évaluer l'impact sur l'évolution d'une discipline marquée par sa tradition et ouverte à la réflexion sur le monde contemporain. A distance, ce recueil qui a fait débat garde sa pertinence. Il témoigne du caractère essentiellement collectif de toute grande enquête historique. Il rappelle enfin l'ampleur du travail d'animation de la recherche alors accompli par Bernard Lepetit, dont l'oeuvre inachevée reste l'une des meilleures introductions à l'histoire intellectuelle des trois dernières décennies.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »