Quand il ne voyage pas au bout du monde, Gab retape des maisons avec amour et passion grâce à ses talents d'ébéniste, y vit un ou deux ans et puis s'en va. Dans le Gers, les Alpes, les Cévennes, en Normandie, dans le Jura. Gab n'a pas eu six femmes dans sa vie, mais six maisons. La dernière en date située dans les Pyrénées, il l'aime de tout son coeur, mais le temps est venu pour lui de la laisser. Pour que, comme à chaque fois, un homme ou une femme, un couple peut-être, s'y installent et l'aiment à leur tour.A plusieurs centaines de kilomètres de là, Magda en a marre d'être un robot. Elle en a assez de s'abîmer le dos et les yeux devant son ordinateur. Elle a envie d'habiter à la mer. Ou non, à la campagne. En fait, peu importe : c'est la maison qui la choisira. Une annonce se détache vite des autres.Mirepoix, Pyrénées. " Maison en pierre, rue calme, jardin zen. Un premier étage scandinave, on se plonge dans l'aurore boréale, un deuxième étage très Amérique centrale, lorsqu'on ouvre la fenêtre on croit voir la mer translucide et les oiseaux exotiques. Rez-de-chaussée contemporain, design. Beaucoup de bois de qualité. Une maison très pragmatique mais qui laisse la place au rêve. Et à la sensualité. "Quand Magda visite la maison de Gab, c'est le coup de foudre.Magda est si amoureuse de la maison tout entière qu'elle tombe aussi amoureuse de son propriétaire, mais il n'est pas vendu avec la maison, il ne sera plus dedans quand elle y emménagera, et cette idée lui est insupportable.Magda rappelle à Gab le quartier de Magdalena qu'il a bien connu à Lima au Pérou. Elle parle un peu bizarrement, elle semble avoir du mal à lâcher prise, mais il est très troublé. Gab n'a plus tellement envie de quitter la maison et de ne plus jamais revoir Magda, et c'est bien la première fois que ça lui arrive.Magda et la maison. La maison et Gab. Gab et Magda. Et bientôt Alistair?
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Nombre de pages
240
Date de parution
09/06/2016
Poids
325g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782714474155
Titre
La maison
Auteur
Breyne Mathias de
Editeur
BELFOND
Largeur
141
Poids
325
Date de parution
20160609
Nombre de pages
240,00 €
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Derrière le dialogue entre intervieweur et interviewé qui court tout au long du livre, se révèle vite l'introspection ludique d'un auteur qui utilise cette forme vivante afin, réellement, de s'interroger sur son écriture, sur son existence et sur le monde auquel les deux sont confrontées. La spontanéité et la complicité des deux voix, parfois leurs taquineries, leurs attaques à fleuret moucheté, soutenues par de savoureuses inventions langagières, amènent le lecteur à se prendre d'amitié pour ces "deux" compères et peut-être ira-t-il jusqu'à s'identifier à eux, se voyant lui aussi croqué par ce jubilatoire autoportrait collectif. Car, dans ce jeu subtil où l'humour et l'autodérision ont la part belle, c'est bien nos aspirations à tous, nos élans, mais aussi nos fragilités qui sont évoqués, même si la vie de l'auteur est clairement ancrée dans un temps et dans un lieu : le Buenos Aires et l'Argentine d'aujourd'hui, dont l'atmosphère imprègne et pimente le livre, ajoutant encore à son originalité.
Le monde est un joyeux pilon. Pilonnage de livres, pilonnage humain et pilonnage constant de notre planète. Dans cet "essai fictionnel"- livre hybride, à la frontière du roman et de l'essai - Mathias de Breyne nous parle de lui auteur, de son livre, de leur relation amoureuse et charnelle, très ambiguë. Dans une langue truculente, il nous entraîne dans une aventure loufoque où l'auteur s'autopilonne avec son livre, s'ébat érotiquement avec lui page après page et où, ensemble, sans doute dans l'attente du pilon, ils bavardent en observant notre monde abîmé et en tentant de tisser des fils de mots avec les lambeaux de ce qui n'a pas été totalement détruit. A quoi sert d'écrire finalement si ce n'est préserver l'illusion de se prendre pour un arbre millénaire.
Je vous préviens tout de suite, ça va être chiant, interminable, chiant et interminable, autant insister maintenant oui, car autrement vous pourriez m'en vouloir, oui, terriblement ennuyeux, ah ! quel ennui je vous entends déjà d'ici du début à la fin du premier mot, oui, du premier au dernier mot, il n'y aura rien à en tirer, même pas cette dernière phrase qui a au moins pour intérêt de prévenir et bien non, même pas elle, ah ! quel gâchis, quelle perte de temps vous direz-vous après l'avoir lu, ce texte quelle inutilité. "
... Irai-je chiper cette camelote-ci, la mienne ? Car moi aussi il faudra bien que je me débarrasse de ce fantasme latent. J'en arrive même à penser que j'ai écrit ce livre uniquement pour cela, pouvoir voler mon propre livre, je ne vais tout de même pas m'abaisser à voler ce que quelqu'un d'autre a pondu. Car sinon, à quoi bon avoir fabriqué ce livre puisque les livres ne m'intéressent pas. Autant voler n'importe quel produit assez volumineux pour me donner l'impression d'avoir volé de la valeur, ce qui me permettrait de dissoudre ce désir et cette frustration refoulés. Mais je préférerais que vous l'achetiez, si ça ne vous dérange pas trop. " M.d.B.
Quel est le prix à payer pour un acte héroïque ? Richard Boyle connaît la réponse à cette question. Professeur de lettres dans un lycée de l'Etat du Connecticut, il n'a pas hésité à s'interposer quand un ancien élève, armé d'une ceinture d'explosifs, est venu commettre une tuerie dans l'établissement. Le courage de Richard a permis d'éviter le pire, mais bientôt les parents du jeune kamikaze, décédé accidentellement, l'accusent d'homicide, tandis que d'autres montent une cabale contre lui. Le statut de héros est décidément bien précaire. Sans compter qu'un maître chanteur le menace de révélations compromettantes... Qui en veut à Richard ? Pour racheter sa réputation, le prof se lance dans une enquête qui le met sur la route de dangereux criminels... Est-il de taille à défier ceux qui veulent le détruire ? Lui, qui a sauvé une école, arrivera-t-il à sauver sa carrière, sa famille ? Les Légendes terrifiantes est une collection de livres d'horreur destinée aux lecteurs de 13 ans et plus. Ces récits revisitent, dans une approche moderne, des légendes anciennes parfois célèbres, parfois tombées dans l'oubli, mais qui ne manqueront pas de frapper votre imaginaire.
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Après six ans d'attente, Jesmyn Ward, seule femme double lauréate du National Book Award, est de retour avec un roman puissant et lyrique qui nous plonge au coeur de la tragédie de l'esclavage. La toute première arme que j'ai tenue a été la main de ma mère. Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Et n'est guère plus âgée quand son maître, qui est aussi l'homme qui a violé sa mère, se débarrasse d'elle avec d'autres esclaves. Lors de leur terrible marche vers les plantations de La Nouvelle-Orléans, Annis tente de se raccrocher à la vie et aux enseignements de sa mère : se battre, toujours, avec les armes et les sagesses qu'elle lui a transmises. Avec la mémoire aussi, celle de ces femmes qui, avant d'être arrachées à leur terre, ont été les guerrières des rois du Dahomey. Et avec la seule force qui lui reste, sa connaissance des plantes, des abeilles, de cette nature qui semble si hostile aux yeux des Blancs et qui pourtant est nourricière pour qui l'honore. Et puis, quand Annis se sent sombrer, elle peut encore implorer Aza, l'esprit de sa grand-mère, capable de faire gronder l'orage et tomber la pluie. Celle qui, quand la faim et la douleur se font trop fortes, lui murmure qu'un jour, elle et ses frères et soeurs de malheur seront tempête...