La galerie du passé est longue et le narrateur se promène d'épisode en épisode, de personnage en personnage. Quelque part sans une ville qui pourrait être Montréal, un bistro invraisemblable - le Sarcophage andalou - où chacun vient boire la mort bleue, déguster des olives acides, se raconter, aimer et se faire aimer. Une ferme à la campagne, un major anglais sans visage, une jument qui sait danser, le tableau de la ville au loin, composition en rose. Dans le logis-refuge de Samère, le professeur Tagueule, ayant vomi son existence de petit bourgeois, la femme, les enfants et les traites mensuelles, joue au chien et aboie pour se refaire une première jeunesse. Et tant d'autres décors, d'autres aventures, d'autres personnages. Le narrateur, d'office de placement en ballade et en bar, regarde, comprend, partage. Se marie même. Puis se tire vite fait et change de peau dans les bains de boue de Laguna Verde. Alors il se retourne, regarde une dernière fois tous les bonshommes de sa vie qui, comme les musiciens de la Symphonie des Adieux, se sont retirés un à un, sur la pointe des pieds et sont devenus tels qu'en eux-mêmes enfin l'écriture les a changés, réinventés. La vérité ! Bon débarras. Dans un style d'une invention et d'un humour toujours renouvelés, Claude Breuer regarde et raconte ses personnages joyeusement, tendrement. S'il ne se prend pas plus au sérieux qu'il ne les y prend, c'est pour mieux nous faire partager le bonheur et les petits malheurs d'une existence changée en roman, en poésie permanente. Un écrivain invente son passé, en fait un tableau heureux et drôle, pathétique aussi, et nous l'offre pour notre plaisir.
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Nombre de pages
210
Date de parution
02/10/1973
Poids
234g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246850694
Titre
Le bon débarras
Auteur
Breuer Claude
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
234
Date de parution
19731002
Nombre de pages
210,00 €
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Qu'est-ce que l'économie de course ? Pourquoi l'acide lactique se forme-t-il pendant l'effort ? Comment le revêtement du sol influence-t-il la technique du coureur ? Quel est l'intérêt physiologique de l'échauffement ? La musique améliore-t-elle la performance ? Certains tissus sont-ils plus confortables pour courir ? D'où viennent les courbatures ? Si l'acte de courir semble simple, son étude scientifique donne lieu à de nombreuses approches, aussi riches que complexes. En étudiant les phénomènes physiques, physiologiques, biomécaniques et psychologiques à l'oeuvre dans le running, les chercheurs offrent aujourd'hui aux coureurs amateurs comme professionnels de nouveaux horizons. Car la science peut les aider, quelle que soit leur pratique, à mieux se préparer et à tirer le meilleur parti de leur potentiel. A l'aide de nombreuses infographies, les découvertes scientifiques sur la course à pied deviennent accessibles à tous ceux qui souhaitent comprendre les mécanismes du corps et les ressorts mentaux en jeu dans les épreuves de vitesse et de fond. Qu'il soit question de saisir l'aide que l'on peut tirer des équipements technologiques ou le rôle des "carburants" qui permettent de retarder ou d'éviter fatigue et blessures, cet ouvrage fait le point sur les dernières avancées scientifiques. Grâce à ces connaissances, vous serez à même de cerner vos points faibles et vos qualités, pour mieux les travailler et atteindre vos objectifs de course.
Les Etudes sur l'hystérie de Breuer et Freud, parues en 1895, sont d'un grand intérêt historique pour l'histoire de la psychanalyse. C'est ce travail qui ouvrit la voie à la psychanalyse proprement dite, dont la méthode cathartique constitue pour ainsi dire l'échelon initial. Mlle Anna O..., le premier cas traité, était une patiente de Breuer, tombée malade après la mort de son père et qu'il soigna par la catharsis sous hypnose. Ainsi put-il libérer ses affects coincés. Les quatre cas suivants furent traités par Freud lui-même. D'un grand intérêt scientifique sont les trois essais théoriques : la Communication préliminaire, de Freud et Breuer, De la théorie, de Breuer, et De la psychothérapie de l'hystérie, de Freud. Le lecteur y trouvera en germe, à côté d'hypothèses depuis abandonnées par Freud, maints concepts qu'il devait développer par la suite quand il créerait la psychanalyse.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.