Nanaï, Kachin, Bedja, Tigré, Quechua, Papous... Autant de noms de peuples qui témoignent de la diversité de notre humanité. Quelles sont les minorités qui diffèrent numériquement ou socialement de la majorité dominante? Quels sont leurs droits? Sont-elles reconnues sur le plan politique, culturel? Leurs langues sont-elles transmises, enseignées? Modes de vie liés à un milieu particulier, origine géographique extérieure, traits physiques spécifiques, appartenances linguistiques, religieuses ou coutumes sociales propres: tous tes caractères spécifiques personnalisant ces groupes humains sont ici observés et décryptés. Cet atlas nous permet d'approcher, continent par continent (Asie, Monde arabe, Afrique sub-saharienne, Amérique, Océanie), puis Etat par Etat, l'inimaginable diversité ethnique, religieuse, culturelle, linguistique de notre humanité. Il poursuit ainsi le travail commencé par l'Atlas des minorités en Europe, De l'Atlantique à l'Oural, diversité culturelle, dirigé par Yves Plasseraud. A l'heure où, après plus de vingt ans de débats, l'ONU vient d'adopter la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, cet atlas permet de comprendre les enjeux liés à la diversité humaine et à l'identité de chacun et met en lumière ce phénomène profond et si général qui est malheureusement encore loin d'être reconnu par tous les Etats. Biographie de l'auteur Roland Breton est professeur émérite de géographie à l'université de Paris-VIII (Vincennes - Saint-Denis). Auteur de l'Atlas des langues du monde aux éditions Autrement, il se consacre depuis une trentaine d'années aux questions linguistiques à travers le monde. Cyrille Suss, cartographe indépendant, a réalisé l'ensemble des cartes et infographies de cet atlas. Il a déjà réalisé pour les éditions Autrement les cartes de l'Atlas géopolitique de la Russie (2007).
Nombre de pages
79
Date de parution
06/02/2008
Poids
245g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782746710917
Titre
Atlas des minorités dans le monde
Auteur
Breton Roland
Editeur
AUTREMENT
Largeur
170
Poids
245
Date de parution
20080206
Nombre de pages
79,00 €
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Quelle que soit notre volonté de liberté, d'indépendance d'esprit, d'objectivité et d'impartialité, nous nous comportons en chaque occasion comme le produit d'un milieu, ou d'une série de milieux qui ont plus ou moins circonscrit notre pensée, l'ont coulée dans le moule de leurs territoires. L'esprit humain, lié ainsi à des environnements géographiques, sociaux, sociétaux, politiques, et idéologiques variés, ne peut être saisi et apprécié que dans le cadre d'une écologie, d'une science du milieu, qui explique sa multiplicité. A l'aube du XXIe siècle, chacun de nous est, plus que jamais, citoyen du monde. Mais, reste, aussi, citoyen de son pays, de sa cité première. Contradiction ? Parfois... mais cette contradiction est la loi même de la vie, qui nous fait appartenir à des groupes emboîtés et superposés constituant un même ensemble commun.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.
Les camps de concentration d'Auschwitz 1, Birkenau, Monowitz et leurs kommandos ainsi que le centre d'extermination de Birkenau sont des faits historiques connus. Les nazis souhaitaient édifier à Auschwitz une cité idéale national-socialiste avec une administration, des infrastructures, des exploitations agricoles industrielles, des camps de concentration et un centre de mise à mort pour les Juifs. Il reste aujourd'hui encore des traces de cette activité. Cependant, si certains de ces sites disparaissent, d'autres sont restaurés, reconstruits, signalés par des monuments. En parcourant les lieux, en suggérant des itinéraires et, en dernière partie, en invitant à découvrir les traces de la vie juive anéantie à Cracovie, ce livre veut transmettre un savoir qui permet de mieux comprendre ce qu'on voit si on va à Auschwitz ou si seulement on en regarde des images. Une histoire rigoureuse, factuelle et chronologique peut assurer la pérennité de la mémoire et accompagner, dans l'avenir, l'humanité irremplaçable des récits des survivants. Avec ses 70 photographies contemporaines, 25 photographies d'archives, 15 cartes et plans, cet ouvrage unique se veut une visite guidée d'Auschwitz et des traces juives de Cracovie, un "livre compagnon" pour appréhender l'histoire et la mémoire des lieux.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.