Les Cathares. Pauvres du Christ ou apôtres de Satan ?
Brenon Anne
GALLIMARD
15,80 €
Epuisé
EAN :9782070534036
Présentation de l'éditeur Huit cents ans exactement après le lancement par le pape de la croisade contre les Albigeois, sommes-nous enfin prêts à nous libérer des mythes et des préjugés concernant le phénomène cathare ? Malgré les travaux novateurs de toute une génération d'historiens depuis une trentaine d'années, il semble bien que les " bons hommes " et les " bonnes femmes " soient encore l'objet des spéculations les plus fantaisistes : certains continuent d'entourer leur spiritualité d'un ésotérisme de mauvais aloi, d'autres de les traiter de fanatiques, tandis que les réalités de leur persécution restent toujours sous-évaluées. C'est pourquoi il convenait de mener une " contre-enquête " sur cet événement qui a constitué un tournant majeur dans l'histoire de la France, de l'Eglise et de l'Europe. Jean-Philippe de Tonnac, écrivain et journaliste, s'est rendu sur les principaux lieux de cette épopée pour y interroger Anne Brenon, l'une des meilleures spécialistes du catharisme. Ensemble, ils tentent de faire la part du vrai et du mythe concernant les " hérétiques " cathares, leur vie quotidienne, leurs structures ecclésiales originales, leurs croyances, leur liturgie, leurs textes fondateurs... De ces conversations captivantes émerge une réalité historique moins folklorique mais plus riche que la légende : celle d'un mouvement spirituel foncièrement chrétien et non violent, qui ne put être éradiqué par la prédication et ne le fut, après des décennies d'Inquisition, que par le sang et par le feu. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Nombre de pages
128
Date de parution
14/05/1997
Poids
205g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070534036
Titre
Les Cathares. Pauvres du Christ ou apôtres de Satan ?
Auteur
Brenon Anne
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
205
Date de parution
19970514
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Nous, pauvres du Christ". Bernard de Clairvaux, lui, les nomme "apôtres de Satan". Qui sont-ils ? La vox populi suivra Bernard. Pendant des siècles, les Cathares seront assimilés au pire à des hérétiques, au mieux aux tenants d'une secte étrange. Aujourd'hui, l'historiographie lève le voile sur l'un des pans les plus obscurs de l'histoire du Moyen Age. Les Cathares étaient des hommes et des femmes au christianisme austère, soucieux d'évangélisme et assoiffés d'une vie apostolique dont l'Eglise s'était alors largement écartée. Ils constituèrent à ce titre une véritable contre-Eglise et s'engagèrent dans la voie d'une dissidence qui allait exaspérer l'Inquisition et qui s'acheva par le drame de Montségur où périrent le même jour dans les flammes plus de deux cents Cathares. Anne Brenon éclaire d'une lumière crue et simple ce courant essentiel des temps romans qui en fut sans doute l'un des paroxysmes spirituels et qui inaugura la terreur inquisitoriale, modèle pour plusieurs siècles d'une chrétienté européenne au visage répressif et militant.
Démonisés, persécutés, anéantis, les cathares n'ont pas pour autant disparu de la mémoire des hommes. Par-delà les brumes de légende qui masquent leur figure, les « Bons Hommes » et les « Bonnes Femmes » ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. Anne Brenon, l'une des plus grandes spécialistes mondiales de cette foi mal connue, nous fait entrer dans leur intimité. Loin de l'image d'une communauté recluse aux doctrines occultes, elle nous fait découvrir des individus pieux et charitables, engagés dans la vie de la cité. Face à « l'Église qui possède et qui écorche », ils affirment incarner « l'Église qui fuit et qui pardonne », la seule qui soit fidèle à l'héritage des apôtres. Si le catharisme organisé a péri sur les bûchers quoiqu'il ait survécut un peu plus longtemps qu'on ne croit), son esprit peut encore inspirer tous ceux qui, contre les puissances de ce monde, prennent le parti des âmes en souffrance.Notes Biographiques : Archiviste paléographe et conservateur du patrimoine de France, Anne Brenon est l'auteur des Cathares, pauvres duChrist ou apôtres de Satan ? (Découvertes-Gallimard) et des Cathares (Albin Michel).
Tant de mots se pressent pour dire le catharisme... Ce sont de préférence les mots hérétiques qu'on a choisi de faire parler ici, dans leur vigoureuse sonorité, latine ou occitane. Des mots savants et des mots familiers, des réflexions théologiques, des bribes de prière, des aveux devant l'Inquisition. Ils ouvrent l'accès à une forme de logique chrétienne qui au Moyen Age fut mise au ban de la chrétienté, mais qui peut surprendre aujourd'hui, par sa charge de pensée aussi intelligible que toute autre, d'espérance religieuse pas plus absurde qu'aucune autre. Quelques expressions des actuels débats scientifiques ont aussi été requises, pour rendre ses distances et ses doutes à l'Histoire. Requis également les multiples noms, ceux qui, émanant de l'autorité, inventent les proscrits, ceux dont eux-mêmes se reconnaissent. Tant de cathares ne surent jamais qu'ils étaient des cathares...
Aucun chantier historique n'est jamais clos, puisque l'Histoire s'inscrit elle-même dans l'Histoire, et que chaque génération d'historiens pose au matériau documentaire un questionnement renouvelé. Ainsi du phénomène hérétique médiéval, en particulier de l'histoire des groupes dissidents aujourd'hui conventionnellement désignés comme " cathares ". Depuis Jean Duvernoy, nous savons désormais que les cathares étaient des chrétiens médiévaux, représentatifs du débat intellectuel et spirituel du tournant des XIIe et XIIIe siècles, et selon des développements sociaux divers, bien au-delà des seuls pays d'oc. En mai 2009, à Mazamet, un colloque international a permis à une vingtaine de spécialistes de toutes disciplines, de l'histoire médiévale à celle des religions ou à la philologie romane, d'exposer et de confronter, en amical et respectueux débat, les avancées de leur recherche sur les " cathares ". Les communications s'organisaient selon trois grands thèmes : la construction de l'hérésie ; théologie et ecclésiologie de la dissidence ; causes et conditions de la disparition du catharisme ; chaque partie étant suivie d'une table ronde entre les chercheurs et avec le public. Tel est l'ensemble qui se trouve ici retranscrit. Images et concepts de " l'hérésie ", 800 ans après la croisade contre les Albigeois, ressortent aujourd'hui précisés, clarifiés, tendent enfin à s'exorciser. Et on se prend à respirer le grand bol d'oxygène d'une recherche neuve, rajeunie.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.