Les territoires perdus de la République. Antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire, 2e éd
Brenner Emmanuel
1001 NUITS
23,45 €
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EAN :9782842058241
Quarante minutes d'insultes ("Chiennes de juives", "Youpines", "T'es une pute, en plus t'es juive") et de violences physiques, quarante minutes d'"enfer" vécues par deux élèves, entourées par une douzaine d'autres qui exigent d'elles qu'elles demandent "pardon d'être juive": ce n'est pas la "Nuit de cristal", c'est seulement un collège parisien, en mars 2002. À l'apogée de la poussée antisémite en France, cette violence perpétrée en milieu scolaire témoigne de la décrépitude des valeurs qui fondent laRépublique et assurent l'intégration des nouveaux citoyens autour d'un consensus minimal alors que s'affirment à nouveau l'antisémitisme, le racisme, le sexisme, l'irrespect et un climat de violence larvéemarqué par la peur de nombreux adultes (et leur embarras) devant l'offensive islamiste. Comment le poison de l'antisémitisme a-t-il réinvesti notre pays? Pourquoi l'institution scolaire se trouve-t-elle aucentre de cette tourmente? À l'origine de ce livre, le constat alarmé de professeurs de l'enseignement secondaire d'académies de la région parisienne qui tous font état, depuis une dizaine d'années, de leurs difficultés à enseigner la Shoah dans des classes à forte composante maghrébine et qui ont vu s'installer une oppression violente, archaïque et raciste parmi leurs élèves. Il fallut un long temps avant qu'ils consentent à s'exprimer sur un sujetqui leur faisait honte. Ces témoignages, qui viennent après la secousse du 11 septembre dans leurs établissements, et l'ouvrage tout entier, entendent mettre en lumière un certain délitement culturel et politique de la nation, ces territoires perdus de la République.
Nombre de pages
356
Date de parution
31/03/2004
Poids
330g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782842058241
Titre
Les territoires perdus de la République. Antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire, 2e éd
Auteur
Brenner Emmanuel
Editeur
1001 NUITS
Largeur
125
Poids
330
Date de parution
20040331
Nombre de pages
356,00 €
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Dans les "quartiers" et les "cités" où le chômage de masse et la précarité qu'il engendre font des ravages, la population immigrée d'origine et française de nationalité s'est souvent sentie abandonnée par les pouvoirs publics. Le ressentiment d'une partie de la communauté d'origine maghrébine s'est égaré dans l'antisémitisme (ce "socialisme des imbéciles" comme le qualifiait il y a plus d'un siècle déjà August Bebel), sous le coup d'hommes habiles à exploiter failles identitaires et souffrances sociales. À cet égard, la violence faite aux Juifs sonne au premier chef comme la révolte de gens sans appartenance, mal accueillis et souvent mal intégrés. Mis en lumière par le conflit du Proche-Orient, cet antisémitisme n'en estpourtant pas né. Bien antérieur à la "seconde Intifada", il a sa logique propre, inséparable de l'histoire coloniale et précoloniale du Maghreb. Par sa démarche originale qui consiste à marier les approches économiques et sociales, mais surtout historiques et culturelles, propres à rendre compte de la vague antisémite, Emmanuel Brenner montre comment, en affectant une partie de la société française, celle-ci illustre la crise profonde de la nation et de la République.
Quarante minutes d'insultes (" Chiennes de juives ", " Youpines ", " T'es une pute, en plus t'es juive ") et de violences physiques, quarante minutes d'" enfer " vécues par deux élèves, entourées par une douzaine d'autres qui exigent d'elles qu'elles demandent " pardon d'être juive " : ce n'est pas la " Nuit de cristal ", c'est seulement un collège parisien, en mars 2002. À l'apogée de la poussée antisémite en France, cette violence perpétrée en milieu scolaire témoigne de la décrépitude des valeurs qui fondent la République et assurent l'intégration des nouveaux citoyens autour d'un consensus minimal alors que s'affirment à nouveau l'antisémitisme, le racisme, le sexisme, l'irrespect et un climat de violence larvée marqué par la peur de nombreux adultes (et leur embarras) devant l'offensive islamiste. Comment le poison de l'antisémitisme a-t-il réinvesti notre pays ? Pourquoi l'institution scolaire se trouve-t-elle au centre de cette tourmente ? À l'origine de ce livre, le constat alarmé de professeurs de l'enseignement secondaire d'académies de la région parisienne qui tous font état, depuis une dizaine d'années, de leurs difficultés à enseigner la Shoah dans des classes à forte composante maghrébine et qui ont vu s'installer une oppression violente, archaïque et raciste parmi leurs élèves. Il fallut un long temps avant qu'ils consentent à s'exprimer sur un sujet qui leur faisait honte. Ces témoignages, qui viennent après la secousse du 11 septembre dans leurs établissements, et l'ouvrage tout entier, entendent mettre en lumière un certain délitement culturel et politique de la nation, ces territoires perdus de la République.
Né vers le milieu du Ier siècle après J.-C., fils d'esclave et esclave lui-même, Epictète avait toutes les dispositions nécessaires a l'application, dans sa propre vie, de ce condensé de morale stoïcienne. Dans un monde aveugle, les enseignements de ce manuel de lucidité nous rappellent que "en un mot, le seul ennemi qu'on ait à redouter, c'est soi-même".
Même un paysage tranquille, même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d'herbe, même une route où passent des voitures, des paysans, des couples, même un village pour des vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration". Ce récit constitue la trame de Nuit et Brouillard, réalisé en 1955 par Alain Resnais. Avec précision et poésie, l'écrivain raconte la réalité concentrationnaire au quotidien, période où furent anéantis des millions d'êtres humains. Avant-propos par Michel Pateau et postface par Sylvie Lindeperg.
Bakounine Michel ; Gayraud Joël ; Malenfer Frédéri
Le peuple n'a que trois moyens de s'en sortir : "Les deux premiers, c'est le cabaret et l'église, la débauche du corps ou la débauche de l'esprit ; le troisième, c'est la révolution sociale".