Les cinémas d'avant-garde sont riches d'une histoire aussi longue et dense que celle du cinéma tout court. Après avoir définit la notion même d'avant-garde et son origine, l'auteur dresse un panorama des pratiques et des discours cinématographiques, pose des jalons et caractérise les différentes avant-gardes "historiques". L'une de leurs constantes est l'invention formelle, la capacité à révolutionner les pratiques standardisées. Un autre versant, tout aussi fondamental est celui de l'engagement politique issu en droite ligne du vaste mouvement critique du siècle des Lumières. L'auteur tord le cou à bien des idées reçues: le cinéma expérimental serait élitiste et marginal alors qu'il explore, questionne et réinvente sans cesse les propriétés et les puissances du cinématographe quand le cinéma commercial ne reproduit que des recettes à succès. En ce sens c'est le cinéma commercial qui ne serait qu'une partie circonscrite et mineure de l'art du cinéma. La récente démocratisation des instruments de création facilite ces pratiques du cinéma d'avant-garde. Les cinéastes prennent l'initiative de s'auto produire et de mettre en commun le matériel technique nécessaire, et la formule provocatrice de Jean-Marie Straub en 1970, "le cinéma commencera quand l'industrie disparaîtra" résonne aujourd'hui d'un nouvel écho... Une filmographie et une bibliographie complètent l'ouvrage.
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Nombre de pages
95
Date de parution
04/01/2007
Poids
140g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782866424534
Titre
Cinémas d'avant-garde
Auteur
Brenez Nicole
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
135
Poids
140
Date de parution
20070104
Nombre de pages
95,00 €
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C'est lorsqu'Abel Ferrara vient présenter Bad Lieutenant au Festival de Cannes en 1992 qu'il acquiert sa notoriété sulfureuse de provocateur. On peut situer l'?uvre de ce cinéaste culte au carrefour du cinéma d'auteur, de la production industrielle et de la contre-culture underground. Il débute à New York à la fin des années 70 dans le cinéma de genre, part à Hollywood réaliser des séries télé, puis alterne des films en tant que réalisateur indépendant et productions de studio depuis les années 90. Abel Ferrara poursuit aujourd'hui le programme que Rossellini s'était fixé: rendre compte du mal dans le monde contemporain. Il explore les puissances du cinéma dans la lignée de cinéastes comme Cassavetes, Pasolini ou Fassbinder. Qui pourrait mieux remettre à l'ordre du jour les vieilles questions de la croyance, de la justice ou de l'amour, sinon ses personnages de criminel mélancolique, policier paranoïaque ou vampire drogué, interprétés par des icônes tels Harvey Keitel, Christopher Walken, Willem Dafoe, Madonna, Juliette Binoche ou encore Asia Argento? A travers des films comme King of New York, Snake Eyes, Body Snatchers, Nos funérailles ou Mary, il travaille le récit cinématographique comme un pamphlet sur la société américaine dans ses côtés les plus obscurs. Il filme comment la politique, l'économie, la maladie mentale affectent le corps-même des individus, drogués, alcooliques, en proie à la fureur, à la douleur, en quête d'un projet sublime qui les tue. Plutôt tout détruire que se résigner, plutôt mourir que se réconcilier. Entre hurlement enragé et amour fou, l'?uvre de Ferrara porte la marque des plus grands qui ouvre sur une vision critique du monde. Biographie: Nicole Brenezest ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégée de Lettres Modernes. Elle enseigne le cinéma à l'Université de Paris I (Sorbonne). Elle est l'auteur, aux Editions Cahiers du cinéma, de Cinémas d'avant-garde, coll. "Petits Cahiers".
Somme très documentée, ce livre est destiné à devenir une référence exceptionnelle sur l'histoire et les perspectives de réflexion déployées par le cinéma engagé. Comment les luttes sociales et politiques suscitent-elles le cinéma ? On y trouve une description de nombreux films, souvent inédits (ceux du groupe Medvekine, de Melvin Van Peebles, Edouard de Laurot ou Jean-Luc Godard), aussi bien que des faits et évènements ayant mené à leur réalisation, qui les inscrit dans l'exigence d'une autre manière de créer l'information.
Résumé : Etude d'ampleur consacrée à Godard, par l'historienne du cinéma Nicole Brenez Une première partie du livre cerne ce que Godard entend par image au travers d'études sur l'iconoclasme, le romantisme allemand. Y est problématisée également la manière dont Godard envisageait le cinéma comme modèle scientifique expérimental, l'influence de Marx. L'art que Godard avait de poser des questions, de faire advenir les questionnements transparaît. Dans une seconde partie, " l'art des déflagrations filmiques ", c'est tout un ensemble de films du réalisateur qui se trouvent évoqués comme autant de moments dans l'histoire du cinéma (Alphaville, Numéro 2, Film socialisme). Une troisième partie retrace un visionnage du Livre d'image, film que Nicole Brenez a co-signé avec Godard.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.