Cette anthologie de dix textes publiés entre 1506 et 1622 relève du genre de l'éloge collectif de femmes, ou du recueil de notices de femmes. Ce genre, très nourri à la Renaissance, s'inscrit dans la Querelle des femmes, c'est-à-dire la substantielle production de discours "pour ou contre les femmes" . La plupart de ces textes sont ignorés du public, malgré l'immense publicité que certains ont reçue de leur temps. Ils témoignent de l'ancienneté du débat sur l'égalité ou l'inégalité des sexes et de la vigueur du féminisme renaissant, toutes choses également très ignorées du public actuel, qui croit le féminisme né au XIXe siècle. Ils montrent que des intellectuels célèbres soutenaient la cause des femmes, et que certaines d'entre elles n'hésitaient pas à descendre dans l'arène pour défendre les couleurs de leur sexe.
Nombre de pages
374
Date de parution
25/11/2021
Poids
336g
Largeur
108mm
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EAN
9782862727431
Titre
Eloges collectifs de femmes de la Renaissance française
Cette étude vise à définir les modalités argumentatives de la rhétorique encomiastique dans les éloges collectifs de femmes imprimés qui firent florès dans la première moitié du XVIe siècle, à travers les recueils de femmes illustres (qui célèbrent des figures exceptionnelles) et les apologies du sexe féminin (qui défendent l'ensemble des femmes par la louange). La perspective rhétorique adoptée s'appuie sur les manuels de composition et les traités de rhétorique anciens, ainsi que sur les théories récentes de l'argumentation. Ce livre montre comment par quelles voies de l'invention et par quels dispositifs formels s'élabora un discours de célébration à propos de la femme, alors même que cette dernière réunit des discours contradictoires. Il entend en outre mettre en évidence un aspect méconnu de l'éloge : sa fonction de redéfinition de l'objet célébré ; il propose, dans une perspective de poétique des genres, une réflexion sur la rhétorique épidictique comme un espace propice à l'exploration d'enjeux éthiques, tels que la mise en vedette de figures féminines singulières, le façonnement de la persona auctoriale ou encore l'introduction d'objectifs secondaires porteurs de valeurs nouvelles. Au-delà de la volonté de célébrer les femmes, les éloges collectifs deviennent le creuset d'enjeux sous-jacents : louer les femmes fournit souvent un truchement pour parler d'autre chose.
Près de 1 500 photos et un nouveau concept d'identification : la reconnaissance se fait grâce à des tableaux présentant la photographie du poisson de profil. Plus de 600 espèces de poissons d'eau douce, d'eau de mer et d'eau saumâtre. Près de 100 espèces de plantes et plus de 50 espèces d'invertébrés (coraux, mollusques, gastéropodes...). Une monographie pour chaque espèce pour en savoir plus : un texte très précis, indiquant les conditions d'acclimatation et d'entretien.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).