Si l'on osait, on dirait que ce livre fait partie de ceux qui ont l'immense avantage de pouvoir se lire d'une seule main. Certes, son enveloppe est légère, une collection livre de poche ramassant 247 pages, qu'une main ferme et experte tiendra aisément. Surtout, il s'agit du Livre du plaisir, c'est-à-dire une compilation de quelques joyaux de l'érotisme littéraire à travers les âges, regroupant des extraits des très classiques sinon attendus ? Marquis de Sade, Genet, Grainville, Matzneff ? ou plus surprenants ? Sartre ou Léautaud. En tout, une bonne centaine de textes thématisés avec malice en 16 chapitres faisant l'inventaire des plaisirs les plus divers. C'est à Catherine Breillat, la réalisatrice de Romance, que l'on doit cette anthologie libertine, elle qui affirme s'être laissée porter par ces textes tout au long de son existence et "guider d'émois en mots dans les catacombes du plaisir". À toi, lecteur averti : sache que Le Livre du plaisir n'est pas à mettre entre toutes les mains, sache encore que s'il tombe des tiennes, c'est qu'il aura convenablement rempli sa fonction d'éveilleur espiègle du désir. --Denis Gombert
Nombre de pages
248
Date de parution
23/05/2001
Poids
132g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782253150640
Titre
Le livre du plaisir
Auteur
Breillat Catherine
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
132
Date de parution
20010523
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Epuisé
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J'ai fait des films, écrit des livres. J'ai pris des coups, souvent. L'hémiplégie a fait de moi un demi-cadavre, mais, de toutes les choses qui me sont arrivées... Christophe Rocancourt fut la pire.
- Parce que vous n'aimez pas les femmes, vous pouvez justement me regarder. je veux dire avec impartialité. - De quoi il s'agit ... - De cela. Me regarder par là où je ne suis pas regardable. Vous n'aurez pas besoin de me toucher. Votre témoignage suffira. - Ce sera chair, dit-il. Belle, jeune, mi-ange, mi-louve, une fille propose un étrange contrat à un homosexuel : qu'il s'enferme avec elle et la contemple de son ?il vierge de femmes ! Elle paiera. Jour après jour, dans une maison presque construite sur la mer et qui ressemble à un château hanté, dans une chambre avec un lit très grand où les draps immaculés tombent en avalanche, la fille s'offre, nue, dormant à son voyeur... Huis clos à couper le souffle entre une femme et un homme, Pornocratie est l'élucidation tragique, la mise en scène inouïe et insoutenable des fantasmes aimantant l'un vers l'autre deux sexes discordants. Visionnaire de cet abyme, portée par une langue crue et incendiaire, Catherine Breillat met les âmes et les chairs en sang. Elle orchestre une lente et hypnotisante assomption du féminin, véritable PORNOCRATIE à la mesure de l'univers...
Ecrire sur le plaisir, c'est décharger dans le corps du lecteur. C'est l'orgie suprême. Ce livre, je l'ai fait comme un rêve éveillé pour ceux qui, comme moi, se laisseront guider, glisser d'émois en mots dans les catacombes du plaisir. Je ne l'ai pas fait. Je l'ai commis. " Catherine Breillat Nourrie des textes d'écrivains aussi divers que Jean Genet, Michel Houellebecq, Pauline Réage, Virginie Despentes ou Pier Paolo Pasolini, Catherine Breillat effectue un véritable voyage à travers la littérature consacrée au plaisir. Ce vaste champ d'expérience où tout peut se concevoir - surtout ce qui ne se fait pas - offre un extraordinaire passage vers le rêve. Conçu comme un collage de pages inscrites au plus profond de la mémoire de l'auteur, ce livre est une plongée dans l'univers du plaisir.
Marie : C'est con l'amour. C'est une question de pouvoir. Un mec qu'on aime vraiment assez pour être fidèle, il ne vous baise plus. Quand on le trompe, il vous baise, c'est simple. C'est pas qu'ils devinent qu'on les trompe, c'est qu'ils comprennent qu'on leur échappe.Dans les films de Catherine Breillat, s'il est crûment question de sexe, il n'y a ni pornographie, ni érotisme. Son cinéma est une traversée du désir féminin que la psychanalyse méconnaît et que le cinéma connaît trop peu.«Je suis violemment puritaine. Seulement, je n'ai pas froid aux yeux non plus. J'ai envie de filmer des choses qui me font peur à moi-même, et qu'en même temps je trouve extrêmement délicieuses. Si on n'est pas puritain, il n'y a pas d'excitation. Il faut que je sois puritaine pour filmer ces scènes-là, sinon, je ne le ferais pas. On est quand même à l'époque post-psychanalytique.Qu'est-ce que ça veut dire ? Que la psychanalyse est un échec complet, et que ça ne soigne personne. Elle ne vous enlève pas vos complexes, mais par contre, elle vous permet de vivre avec et de les affectionner plus.». Romance, est interprété par Caroline Ducey, Sagamore Stévenin, François Berléand et Rocco Siffredi. Le scénario est précédé du texte intitulé «De la femme et la morale au cinéma, de l'exploitation de son aspect physique, de sa place dans le cinéma comme auteur, comme actrice, ou comme sujet», écrit par Catherine Breillat et lu publiquement à Téhéran, en février 1998, à l'occasion d'un colloque autour du thème «Sur la présence de la femme dans le cinéma contemporain.».
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "