CONTRE MARCION. Tome 1, Livre 1, Edition bilingue français-latin
Braun René
CERF
36,00 €
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EAN :9782204042819
Le plus grand hérétique du IIe siècle - dont le système s'explique moins comme le produit d'un paulinisme intégral que comme une des efflorescences de la pensée gnostique - avait dressé, contre l'Eglise de la tradition judéo-chrétienne, une Eglise rivale qui se réclamait de la seule " nouveauté " néotestamentaire. Eglise florissante à Carthage même où, au début du IIIe siècle, Tertullien entreprend de réfuter sa principale thèse, celle de la nécessaire distinction entre un dieu créateur et juge (celui des juifs) et un " dieu inconnu ", " étranger au monde ", dieu de toute bonté qui s'est révélé en Jésus-Christ. De cette entreprise est sorti un ouvrage méthodiquement construit en cinq livres, notre principale source pour l'étude de cette hérésie et, en même temps, une " mine pour la théologie, l'histoire, l'exégèse, les formes de la polémique chrétienne " (Labriolle). Ecrit en 207-208, le livre I traite du dithéisme. Il établit l'unicité divine par une réflexion qui s'appuie sur la pensée philosophique comme sur le donné de la Révélation, et il montre l'inconsistance, l'inexistence d'un prétendu " dieu inconnu ", artisan du seul salut de l'homme. Vigueur et netteté pour conforter les vérités de la foi, art des formules éclairantes, virtuosité polémique sont également remarquables dans ce premier volet.
Nombre de pages
313
Date de parution
16/01/1991
Poids
330g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782204042819
Titre
CONTRE MARCION. Tome 1, Livre 1, Edition bilingue français-latin
Auteur
Braun René
Editeur
CERF
Largeur
125
Poids
330
Date de parution
19910116
Nombre de pages
313,00 €
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Le « Liber promissionum et praedictorum Dei » est un traité très représentatif des tendances de l'exégèse occidentale au Ve siècle. Suivant la tradition de l'exégèse allégorique ou spirituelle, l'auteur présente un recueil de « testimonia » spriptuaires concernant les promesses et prophéties de Dieu, de l'origine jusqu'à la fin du temps.
Dans le livre I, Terrullien a établi l'inexistence du prétendu dieu supérieur de Marcion, dieu de pure bonté, étranger au monde, et qui se serait révélé sans préparation en Jésus-Christ. Le livre II veut être une apologie du Créateur ou dieu des juifs, critiqué et même blasphémé dans les « Antithèses de l'hérétique ». Après avoir souligné la bonté que la création de l'homme et du monde manifeste comme un trait essentiel en lui, le polémiste le réhabilite contre les diverses imputations dont il est l'objet. Suivant un plan très ferme, en crescendo, il examine pièce par pièce le dossier qui permettait à Marcion de dresser le portrait d'un dieu versatile, incohérent, cruel, indigne même de la divinité. Dans cette défense de l'enracinement judaïque de la Révélation, Tertullien est tributaire de Justin, d'Irénée, de toute la tradition de l'Église. Mais il sait faire preuve d'une grande originalité. Il a l'honnêteté de ne pas recourir à l'exégèse allégorique vis-à-vis d'un adversaire qui repoussait ce type d'explication. Par ses analyses puissantes sur le libre arbitre, sur les liens entre justice et bonté, ce livre dépasse le contexte historique de la controverse pour devenir une véritable théodicée. La vigueur du style et la chaleur de la conviction lui confèrent un relief particulier.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...