Sciences de la Société N° 69, Octobre 2006 : Démocratie participative en Europe
Bratosin Stefan ; Julia Jean-Thierry
PU MIDI
20,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782858168637
La démocratie participative en Europe est un enjeu majeur. D'abord, parce que pour être crédible, le fonctionnement sociopolitique et administratif de l'Union est appelé à porter ostensiblement les signes de la démocratie participative. Ensuite, parce que les processus d'élargissement et d'intégration européens sont estimés par rapport à leur capacité d'inscrire la démocratie participative dans les pratiques des pays ayant adhéré récemment ou en instance d'adhésion. Enfin, parce que la promotion des valeurs européennes dans le monde tient à la mise en exergue de la démocratie participative développée dans la complexité de l'espace européen. La démocratie participative en Europe constitue également un ensemble d'expériences concrètes. Leur sens émerge d'un contexte pratique et dans l'enchevêtrement culturel, politique, social, juridique, administratif, économique de la réalité quotidienne des citoyens européens. Si la recherche peut enrichir la compréhension de la démocratie participative en Europe, ce doit être à partir de multiples domaines disciplinaires, de nombreux terrains, de différentes approches méthodologiques et par des chercheurs venant d'horizons géographiques divers. Ce numéro de Sciences de la Société se fait l'écho de cette complexité inhérente à la démocratie participative en Europe. Le caractère des contributions, pluridisciplinaire (science politique, sociologie, sciences de l'information et de la communication, philosophie, géographie, psychologie) et international (Belgique, Canada, Espagne, France, Grèce, Suède, Roumanie, Royaume-Uni), y participe pleinement.
Nombre de pages
228
Date de parution
16/11/2006
Poids
442g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782858168637
Titre
Sciences de la Société N° 69, Octobre 2006 : Démocratie participative en Europe
Auteur
Bratosin Stefan ; Julia Jean-Thierry
Editeur
PU MIDI
Largeur
165
Poids
442
Date de parution
20061116
Nombre de pages
228,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La concertation résulte des opérations cognitives et normatives effectuées par les acteurs engagés dans les différents domaines, à différents moments de production de l'objet de l'action collective. Dans ce contexte elle relève toujours d'une poétique et d'une rhétorique propres à la pensée mythique : son fonctionnement ne repose jamais sur l'échange d'informations empiriques et analytiques de nature conceptuelle. Elle puise toute sa force dans la logique de production de récits descriptifs et interprétatifs ainsi que de propositions de solutions dont le rôle n'est pas seulement de projeter vers l'extérieur l'image interne de " fragments " d'espace public, mais aussi et surtout d'assurer la médiation entre ces fragments afin qu'ils réussissent à se (re)définir mutuellement.
Le service, dans l'ensemble de ses dimensions politiques, économiques, sociales, etc.., repose fondamentalement sur un héritage religieux. Il est l'effet réel, l'acte prodigieux de la magie des mots capables de parler au corps en faisant voir et croire. Il est un produit naturel de la culture du ministère de la Parole. Les trois incursions d'un instant dans la théologie pratique, dogmatique et historique réunies dans cet ouvrage, mettent en évidence la matérialité indéniable des marques extérieures du service et de son inscription dans des codes de discours millénaires. Elles permettent de découvrir le service au croisement des médiations de la rencontre, de la confrontation, du consensus, de la concertation, de la négociation, de l'interaction, de l'aménagement, de l'organisation, de l'administration, de la constitution des problèmes sociaux, du management des communications.
La communication publique et politique est une construction symbolique généralisée qui percole même les espaces de l'intime, de l'affect et de la science au nom de la liberté d'expression, de la transparence politique et du droit à l'information. L'objectif de cet ouvrage est de tracer un cadre théorique dans lequel et au travers duquel les étudiants et les doctorants, les chercheurs, les professionnels de la communication publique et politique, mais aussi les passionnés quotidiens de l'actualité sociopolitique et économique — militants, accroc des médias, etc. — pourront organiser leurs réflexions et concevoir leurs analyses concernant le fonctionnement ou le dysfonctionnement politique dans l'espace public. La nécessité empirique d'un tel cadre intellectuel s'impose à nous aujourd'hui dans le contexte de l'ampleur considérable des phénomènes globaux récents avec des conséquences majeures pour la communication publique et politique comme, par exemple, la fécondité de la production et reproduction des fake news, l'émergence des nouvelles formes de militantisme transnational ou la mise en exergue — par des crises sanitaires, écologiques, culturelles, etc. — des fragilités contrariantes dans l'ordre des pouvoirs et des valeurs démocratiques. Les auteurs de l'ouvrage font le choix d'une approche culturelle de la communication publique et politique en proposant une compréhension originale en adéquation avec la profonde babélisation de la pensée dont participe actuellement notre agir communicationnel. Dans cette perspective, comprendre la communication publique et politique est un jeu de l'esprit qui requiert l'habileté fondamentale d'expliquer l'échiquier et sa tour de Babel.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.