Le 2 janvier 1957, l'exposition "Yves Klein. Proposte monocrome, epoca Blu" est inaugurée à la galerie Apollinaire, à Milan. Ces onze tableaux monochromes d'un même bleu outremer profond, tous rigoureusement identiques, marquent officiellement le début de "l'époque bleue" d'Yves Klein et son entrée dans la monochromie. Cette exposition, devenue historique, initie des liens féconds entre l'artiste et la scène italienne, alors en pleine ébullition. Du premier périple d'Yves Klein en auto-stop dans toute l'Italie jusqu'au dernier voyage secret à Cascia, en passant par Venise, Milan ou Rome, ce livre retrace une histoire de l'art des années 1950 et 1960, à cheval sur la France et l'Italie, qui a pour protagonistes Lucio Fontana, Enrico Baj et le groupe arte nucleare, Piero Manzoni, Enrico Castellani et la constellation Azimuth, les galeristes Guido Le Noci et Peppino Palazzoli ou encore l'écrivain Dino Buzzati. Après Yves Klein USA, Yves Klein Germany et Yves Klein Japon, ce quatrième album de voyage, préparé en collaboration avec les Archives Yves Klein, offre à travers une sélection extraordinaire d'archives, de photographies et de correspondances, la plupart inédites, un regard original sur l'artiste et ses relations avec l'Italie, éclairé par des essais de Cecilia Braschi et Bruno Corà, ainsi que par des témoignages de Rotraut Klein-Moquay et Elena Palumbo Mosca.
Nombre de pages
240
Date de parution
13/09/2024
Poids
926g
Largeur
178mm
Plus d'informations
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EAN
9782373721997
Titre
Yves Klein Italie
Auteur
Braschi Cecilia ; Corà Bruno
Editeur
DILECTA
Largeur
178
Poids
926
Date de parution
20240913
Nombre de pages
240,00 €
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Figure centrale du renouveau artistique qui caractérise le début du XXe siècle, Tarsila do Amaral (1886-1973) fait partie des artistes les plus connus et aimés au Brésil. Mêlant les imaginaires indigène, populaire et moderne, elle a créé un oeuvre original, qui a marqué l'univers visuel brésilien jusqu'à nos jours. Dès les années 1920, évoluant entre Säo Paulo et Paris, Tarsila do Amaral est une passeuse incontournable entre les avant-gardes des deux capitales culturelles en pleine effervescence. Elle inspire, par sa peinture, les mouvements Pau-Brasil et anthropophage, dont la quête d'un Brésil authentique et moderne, multiculturel et multiracial vise à refonder sa relation avec les "centres" européens de la colonisation. La dimension militante de ses peintures des années 1930 et sa capacité à accompagner, jusqu'aux années 1960, les évolutions profondes de son environnement social et urbain confirment la puissance d'un oeuvre toujours ancré dans son temps, qui ne cesse de soulever des questions identitaires et sociétales encore très actuelles, au Brésil comme en Europe.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack