Antisthène offre un visage très différent de celui que la tradition lui a attribué. Ce n'était ni un éristique, ni un sophiste, et encore moins un théoricien de la légitimité exclusive des jugements d'identité: c'était un socratique rigoureux. En opérant une nouvelle sélection et un nouveau classement des textes transmis, cette étude, ouvrage de référence et modèle d'une méthode mettant au service d'une interprétation philosophique une philologie rigoureuse, rend donc enfin justice à ce philosophe qu'était Antisthène. Grâce à un remarquable travail d'analyse et de reconstitution de ses doctrines se trouve mis en lumière l'élément qui structure et unifie sa pensée: la réflexion sur le logos, commandée par la nécessité de fixer le sens "propre", donc unique, de chaque terme. C'est cette exigence du propre qui conduit Antisthène, à la différence de Platon, à concevoir positivement le savoir et à construire la figure d'un sage caractérisé par son rigorisme moral. Philosophie du langage et éthique constituent ainsi deux aspects interdépendants d'un même concept du philosopher: il s'agit là, en définitive, de la recherche rationnelle elle-même, telle qu'elle se poursuivait dans la discussion et la "mise en examen" socratiques. Ce volume s'adresse donc non seulement à ceux qui veulent découvrir la vraie figure d'Antisthène, mais aussi à ceux qui s'intéresse aux problèmes de la philosophie grecque du langage, à la sophistique, à la tradition socratique (Platon inclus), et à Socrate lui-même.
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Date de parution
02/11/2004
Poids
490g
Largeur
215mm
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EAN
9782711617265
Titre
ANTISTHENE LE DISCOURS PROPRE
ISBN
2711617262
Auteur
BRANCACCI
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
490
Date de parution
20041102
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : L'Eglise ou l'Etat ? Agir en chrétien ou en citoyen ? Imposer, dans la cité, sa foi face aux raisonnements ou jeter la croyance aux oubliettes ? Ce choix est dépassé. Dans un Occident où le fait religieux demeure une des ressources profondes de l'identité et de l'unité des peuples, approfondir la notion de laïcité s'avère essentiel. Car nous sommes à l'heure de "l'exercice pratique" de la laïcité, comme le suggère le pape François. D'une laïcité non pas vindicative, non pas exclusive mais qui rend possible le vivre ensemble dans "la maison commune" au nom de la dignité de la personne. L'Eglise catholique, avec Jean Paul II, Benoît XVI et François, chacun au regard des enjeux de son temps, a définitivement ouvert la voie d'un dialogue réel et vital entre les institutions civiles et les religions. Comment ? C'est ce que nous retrace dans ce brillant essai, à la fois clair et minutieusement documenté, Francesco Brancaccio : de la religion comme ressource de la production du droit à la laïcité entendue comme espace commun, en passant par l'épreuve de la relation entre l'Eglise et l'Etat en France. Un parcours historique, juridique et doctrinal fondamental. Un livre pour tous les chrétiens engagés dans le monde.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.