Robert Lacoste (1898-1989). De la Dordogne à l'Algérie, un socialiste devant l'histoire
Brana Pierre ; Dusseau Joëlle
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296120778
Pour la génération de la guerre d'Algérie, le nom de Robert Lacoste, ministre résidant en Algérie, associé à celui du président du Conseil Guy Mollet, évoque les pages douloureuses de cette guerre sans nom, le rappel du contingent, la torture... Cependant, Robert Lacoste a aussi été pendant plus de 30 ans président du conseil général de la Dordogne, maire de la commune d'Azérat, plusieurs fois député puis sénateur de ce département de 1945 à 1983. Issu d'un milieu populaire, employé à la Caisse des dépôts, c'est comme syndicaliste qu'il se fait connaître. Entre 1940 et 1944, son rôle de premier plan dans la Résistance syndicale, ses responsabilités au Conseil général d'études, sa proximité avec Jean Moulin, le propulsent sur le devant de la scène. Le général de Gaulle en fait son ministre de la Production industrielle dans son premier gouvernement en septembre 1944. Lacoste entre alors en politique, au Parti socialiste, occupant de nombreuses responsabilités ministérielles. Il devient en 1956, après les événements de la journée du 6 février, le " ministre de l'Algérie ". Sa vie bascule-t-elle alors ? La mission qu'il accepte à Alger marque-t-elle une rupture, ou est-elle dans le droit fil de ses engagements passés ? Du syndicaliste réformiste au représentant des socialistes favorables à l'Algérie française, en passant par le résistant de la première heure... cette biographie nous fait découvrir un homme complexe, aux prises avec les grandes questions du temps, la guerre, la paix, l'Europe, l'émancipation des peuples colonisés.
Nombre de pages
320
Date de parution
30/07/2010
Poids
500g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296120778
Titre
Robert Lacoste (1898-1989). De la Dordogne à l'Algérie, un socialiste devant l'histoire
Auteur
Brana Pierre ; Dusseau Joëlle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
500
Date de parution
20100730
Nombre de pages
320,00 €
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Comment passer du syndicalisme au politique, de la contestation à la gestion ? Y a-t-il une fatalité à être minoritaire ? Minoritaire dans une CGT dominée par le parti communiste ? Minoritaire comme rocardien dans un parti socialiste dominé par Mitterrand ? Comment concilier les impératifs de la gestion et la volonté de changer la vie, les réalités politiques et les exigences éthiques ? Comment confronter ces exigences aux choix de son pays, des nationalisations aux privatisations, de l'engagement dans la guerre en Irak à l'intervention au Rwanda ? Dans ce parcours original d'un ingénieur issu du quartier ouvrier de Bordeaux, d'un syndicaliste autogestionnaire à la CGT qui devient maire, conseiller général, député, apparaissent toute la richesse et tes interrogations de cette deuxième gauche que symbolise Michel Rocard dont Pierre Brana a été un des proches au PSU et au PS tout en gardant son indépendance et son originalité. Un itinéraire singulier qui éclaire l'histoire syndicale et politique des cinquante dernières années.
Pendant des années après mon retour de la guerre d'Algérie, j'ai gardé le silence sur cette période difficile de ma vie. Ce n'est pas que je l'avais gommée. Bien au contraire, son souvenir revenait sans cesse, à tout bout de champ, me hanter, accaparer mon esprit. Je luttais, souvent en vain, pour me débarrasser de son emprise, pour chasser cette pénible obsession. C'est progressivement, sans trop m'en rendre compte, par des échanges, des discussions, à la suite d'interviews, d'articles pour lesquels j'étais sollicité, que je renouai avec le passé. Je pus alors laisser ces souvenirs remonter à la surface..." Pierre Brana fait part dans ce livre de son vécu. Mais il rapporte aussi, au fur et à mesure du déroulement des "événements", les réactions de son quartier natal de Bacalan, comme celles des milieux syndicaux, auxquels il a appartenu, et du monde universitaire bordelais où il a fait ses études. Une contribution à l'histoire de la guerre d'Algérie par un de ceux qui l'ont faite.
Portrait de grands hommes du Second Empire ayant oeuvré dans le grand Sud-Ouest : assainissement des Landes, création des stations balnéaires d'Arcachon et de Biarritz, développement du chemin de fer...
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...