Salhia Brakhlia est allée à la rencontre de treize femmes. Treize entretiens qui nous racontent pour la première fois le quotidien, les défis, les joies et les sacrifices de ces héroïnes dont l'occupation est essentielle, et pourtant si peu médiatisée. Elles sont passionnées, passionnantes et essentielles. Sur leurs lieux de travail, elles ont reçu Salhia Brakhlia, journaliste à France Info. Elles ont échangé sur leurs parcours, leurs métiers, la passion qui les animent et ont accepté de nous faire découvrir les rouages de leurs quotidiens, dans leurs grâces et dans leurs difficultés. Porté par l'approche précise et sensible de Salhia Brakhlia, ce livre invite à remettre en question notre vision de ce qui est utile à notre vie, à détruire nos préjugés, à découvrir ces métiers primordiaux et les femmes qui les mènent à bien. Elles s'appellent Anne, Corinne, Clara, Lucie, Bénédicte, Pascale. Elles sont thanatopractrice, auxiliaire de vie, surveillante pénitentiaire, libraire ambulante, caissière, chercheuse. Treize femmes omniprésentes mais invisibilisées, elles en oublient elles-mêmes l'aspect fondamental de leur activité. Ce livre braque un projecteur sur les rôles-clefs qu'elles jouent dans notre société.
Résumé : Ce livre mûrit depuis maintenant quelques années. Un livre témoignage d'un parcours, mais aussi d'une époque. Fifou y a compilé son histoire, des making-of de visuels cultes, des photographies inédites et intimes en plus de 550 pages. Il raconte son histoire, à travers la plume du journaliste Bastien Stisi, pour créer le premier véritable beau livre sur le rap, populaire et iconique pour les passionnés d'images et de musique. La couverture a été illustrée par la flamboyante Malika Favre et la préface par l'artiste Oxmo Puccino, le tout sous l'oeil aiguisé de Mouloud Achour.
''Mieux vaut la mort qu'une vie de honte.''France 98.Dans le 93, la guerre des bouffons est déclarée.C'est l'histoire d'un adolescent du siècle dernier.Au lycée Jean-Renoir de Bondy, comme partout dans l'univers, les puissants dominent les faibles.Idir est l'élève le plus timide de la ville.En empruntant la filière scientifique, il pense s'assurer un avenir, mais il se retrouve dans le camp des bouffons. Introvertis, têtes d'ampoules et mal dans leur peau, intronisés idiots du village par la plèbe. La voie royale pour se faire humilier à la récré par l'élite, belles gens des pavil- lons ou noblesse d'épée des cités.Héritier de deux révolutions, la franc¸aise et l'algérienne, du haut de son imaginaire, Idir décide que tout cela doit changer.
Je sais, là, vous vous dites que j'suis un iench et vous avez sans doute raison. Sauf que, dans une époque où seules les polémiques et propos clivants garantissent un semblant de visibilité, et que mon but ultime étant de bicrave ce bouquin afin d'accéder à la propriété (appartement, maison, voire yacht si Allah est ok), j'ai décidé de disséminer par-ci par-là quelques dingueries qui, sorties de leur contexte, me permettront de bénéficier d'une couverture médiatique gratuite provoquée par deux trois individus malhonnêtes souhaitant m'faire passer pour l'enculé qui confortera leurs croyances. Bref, j'vous gratte maintenant ce que j'ai vraiment dit... "Après son premier roman L'amour, c'est surcoté, Mourad Winter envoie son antihéros Wourad s'aventurer sur la piste noire de la vie.Ne reste qu'une seule certitude chez ce mâle dominé par ses contradictions : Les meufs c'est des mecs bien." Et si finalement c'était pas ça le point de convergence de toutes les religions : que j'aille en enfer ? "
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
En France, comme ailleurs, le mal-être au travail s'amplifie. Les travailleurs expriment leur mécontentement face à l'organisation, à l'utilité perçue et à la reconnaissance hiérarchique de leur entreprise. Tous les secteurs, y compris l'associatif et le service public, sont désormais contaminés par des formes de management absurdes et violentes qui font redouter le lundi matin. Dans Vous ne détestez pas le lundi, Nicolas Framont invite à se libérer des mythes du travail - présentéisme, mérite, psychologisation de la souffrance -, et propose une nouvelle culture de la révolte.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
Nombreux sont les ouvrages qui retracent avec une ambition d'exhaustivité les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente. A partir de récits d'enquêtes, Christelle Avril, Marie Cartier et Delphine Serre explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en oeuvre pour mener une étude sociologique du travail. Ce guide d'enquête est aussi un guide d'analyse des situations de travail et des pratiques des travailleurs. Dans cet ouvrage, loin d'être sacralisée ou déniée, la "théorie" est présentée de façon concrète. En effet, les auteurs mobilisent des enquêtes menées sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les concepts prennent sens à l'épreuve des faits et les enjeux s'affinent au contact d'exemples concrets. Ces enquêtes sont toujours exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue, à ses méthodes, mais aussi aux multiples facettes des expériences de travail, passées et présentes. Ce guide s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, mais aussi aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs, toutes trois sociologues, y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes et les ficelles du métier. Il intéressera tous ceux qui souhaitent armer empiriquement et théoriquement leur réflexion sur le travail et les travailleurs.