Un téléfilm français n'est pas une série américaine, non seulement parce qu'il n'a souvent qu'un épisode et va rarement au-delà de quatre mais parce que ses intentions et ses contenus sont très différents. Pourquoi attribuer des vertus initiatiques à ce genre télévisuel qui semble voué au pur divertissement ? Parce qu'il joue certainement un rôle positif dans notre adaptation nécessaire et pourtant difficile à l'évolution rapide, saisissante de la société. Dans le domaine des moeurs, il nous montre des femmes qui travaillent, qui acceptent souvent des fonctions politiques ou civiques et une nouvelle famille française, recomposée ou pas, où les rapports parents/enfants n'ont à peu près rien de commun avec ceux des générations précédentes. Le téléfilm nous parle aussi du passé récent de cette société qui change si vite sous nos yeux : il en évoque l'histoire de manière vivante, à travers des personnages ou des épisodes plus ou moins connus. C'est ainsi qu'il est presque le seul lieu qui donne à voir l'histoire sociale, la fin des mines, des industries et des ouvriers. Nous devrions être plus attentifs à ce qu'il nous dit, sous les apparences de la facilité.
Nombre de pages
240
Date de parution
19/12/2011
Poids
380g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296568778
Titre
Les téléfilms français. Nos contes initiatiques
Auteur
Brahimi Denise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
380
Date de parution
20111219
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
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En France, on considère comme littératures francophones celles qui utilisent le français comme langue, mais pour exprimer leur propre culture et civilisation, différente de l'hexagonale. La question de la langue est intimement liée à celle de ces littératures, au moins de deux façons. D'abord parce que le français a dû s'adapter et parfois se modifier pour exprimer des réalités différentes de celles dans lesquelles il s'est progressivement constitué en langue nationale. Ensuite parce que ces autres réalités, en retour, l'ont enrichi et ont contribué à son évolution. Il fallait inventer pour le dire une démarche qui permette de croiser les faits de langue et les faits littéraires. La présence du français hors de France est presque aussi ancienne que son développement sur le territoire qui s'est peu à peu constitué comme français. Historiquement, on suivra au fil des siècles cette double installation et confirmation du français comme langue. Du fait de cette histoire, les littératures francophones occupent des territoires géographiques bien distincts, groupés en plusieurs ensembles, dont certains correspondent à d'anciennes colonies. Mais les littératures nationales francophones ne se sont le plus souvent développées qu'après la décolonisation. La francophonie ou usage du français hors de l'Hexagone pose évidemment des problèmes qui constituent une problématique d'ensemble, même si ses aspects sont parfois contradictoires, l'usage du français étant tantôt revendiqué tantôt contesté, tantôt prôné tantôt combattu. Il n'y en a pas moins une thématique commune aux littératures francophones, ici étudiées à travers une dizaine de sujets récurrents.
Maupassant est un des auteurs français les plus lus mais il n'est pas sûr que ses lecteurs sachent dire clairement pourquoi ils l'apprécient. Ils s'en expliquent parfois par des idées reçues qui ne résistent pas à la lecture des contes (pas tous normands) ni des romans (pas seulement Bel-Ami). Parmi les idées qui méritent d'être revues plutôt reçues : Maupassant serait un cynique - alors qu'il ne cesse de s'indigner contre la cruauté ; il porterait sur les femmes un regard machiste et libertin - alors qu'il témoigne d'une empathie étonnante à l'égard du monde féminin.
C'est ici une galerie de portraits, féminins uniquement, empruntés à des oeuvres littéraires de ce siècle ou du siècle dernier. On y voit une vingtaine de Maghrébines, Haoûa, Yasmina, Yamna et les autres, qui semblent sortir du cadre et redevenir vivantes pour raconter leur histoire. Si de tous ces portraits on en faisait un seul, il pourrait s'appeler portrait de Sophonisbe, pour faire pendant au portrait de Jugurtha. Une Sophonisbe très présente encore dans les jeunes femmes d'aujourd'hui, qui n'ont pas moins qu'elle courage et goût de la liberté.