Bradley Francis Herbert ; Sugimura Yasuhiko ; Thou
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EAN :9782707328908
Ce numéro s'ouvre sur la traduction, par Guillaume Lejeune, d'un texte de Francis Herbert Bradley intitulé "Une discussion de quelques problèmes en lien avec la doctrine de M. Russell". Bradley est l'un des principaux représentants de l'idéalisme anglais, éclipsé par le pragmatisme et la philosophie analytique, et encore largement méconnu du lectorat francophone en dépit de son renouveau dans le monde anglo-saxon contemporain. La querelle entre Bradley et Russell, qui s'étend sur plusieurs textes, est centrée sur la jugement, la vérité et la nature des relations ; l'examen de ce texte permet de réviser l'idée répandue selon laquelle Bradley défendrait contre Russell l'idée de relation interne, et permet de cerner sa véritable position : toute relation ne peut être réelle indépendamment des termes qu'elle relie, et présuppose un tout non relationnel qui la fonde et la précède, dont elle n'est que la traduction ; elle appartient ainsi au domaine de l'apparence, et non de la vérité. Suit la seconde partie du texte de Yasuhiko Sugimura, "Auto-éveil et témoignage", qui entend présenter au lectorat français la philosophie de l'Ecole de Kyôto - notamment celle de ses fondateurs Kitarô Nishida et Hajime Tanabe -, et montrant que loin d'être une synthèse idéalisée de la logique occidentale et de la sagesse orientale, il s'agit une philosophie du Néant absolu qui ne se rattache pas à la tradition bouddhiste ; il insiste ici sur les oppositions qui séparent les pensées de Nishida et Tanabe et, au fil conducteur des idées centrales d'auto-éveil et de témoignage, tente un rapprochement avec la pensée de philosophes français post-heideggériens tels que Levinas, Ricoeur et Derrida. Le texte de Denis Thouard "L'humour de la fin" est centré sur Dieter Henrich, philosophe allemand contemporain et grand spécialiste de l'idéalisme allemand. Il est consacré à sa théorie de l'art, où, prenant le contrepied de Hegel et s'opposant aux discours de la fin - que ce soit de l'art, de la métaphysique ou de la subjectivité -, Henrich réhabilite la notion de subjectivité, montrant ainsi la pertinence de la pensée issue de l'idéalisme allemand pour l'intelligence de notre modernité : l'art, y compris moderne, explore et interprète la subjectivité, laquelle se réduit pas à la conscience de soi objectivante, mais présuppose un rapport à soi préalable qui n'est pas de l'ordre de la relation à l'objet ; l'art n'est nullement du passé, mais toujours actuel, en tant que milieu où se joue ce qui importe le plus à la pensée. Enfin, dans "Représentationnalisme et langage privé", François Kammerer s'attache à la thèse dite du représentationnalisme qui, au regard de la conscience phénoménale, pose que les propriétés qualitatives d'une expérience consciente sont entièrement déterminées par ses propriétés représentationnelles ; de nombreux arguments ont été proposés en faveur de cette thèse, qui est devenue l'orthodoxie en philosophie de l'esprit contemporaine. L'auteur entend réfuter les arguments les plus significatifs, en se fondant sur des considérations de Wittgenstein sur l'impossibilité d'un "langage privé".
Bradley Francis Herbert ; Rosaye Jean-Pierre ; Lej
Longtemps négligée dans un siècle qui fut oublieux, la philosophie de Francis Herbert Bradley, qui a pourtant eu une influence notable dans la gestation du pragmatisme américain, l'émergence du néo-réalisme anglais et suscité quelques réflexions notables dans la philosophie réflexive française du XXe siècle, a été redécouverte dans les pays anglo-saxons depuis une trentaine d'années. Publié initialement en 1893, puis réédité avec des notes substantielles en 1897, Apparence et réalité, ouvrage phare du mouvement idéaliste britannique de la fin du XIXe siècle, est le livre le plus connu du philosophe, et l'ouvrage de métaphysique sur lequel toute une génération de philosophes s'est interrogée. Cet essai, devenu un classique indispensable de la philosophie britannique, n'avait jamais été traduit en français.
Mayhew Bradley ; Francis Joseph Richard ; Paska Ma
Résumé : Un guide en phase avec les nouvelles tendances du monde du voyage : abondamment illustré pour offrir un avant-goût de la destination, clair et synthétique pour construire facilement son itinéraire, riche en conseils et astuces pour des expériences au plus près des habitants. Les meilleures expériences d'un voyage au Sri Lanka illustrées par de nombreuses photos, des cartes couleur et des carnets d'adresses (musées, sites, hébergements, restaurants, etc.) Des doubles pages détaillées dédiées aux sites incontournables, aux principales randonnées ou aux meilleurs road trips - Kandy et son temple de la Dent ; l'Adam's Peak (Sri Pada), lieu de pèlerinage depuis plus de 1 000 ans ; Sigiriya et son mystérieux rocher ; l'ancienne cité de Polonnaruwa avec ses centaines de tombeaux, ses temples, ses statues et ses dagobas ; le Pekoe Trail, un itinéraire de randonnée de 300 km à travers les plantations de thé, les sites religieux et historiques du centre de l'île... Une sélection d'itinéraires sur mesure (avec cartes et durée de trajets) pour découvrir le meilleur du pays, quel que soit le temps disponible Toutes les activités de plein air avec une carte des meilleurs spots : surf, randonnée, plongée, rafting... Des essais sur l'histoire et la société sri lankaise, la littérature, l'architecture, la musique... Une section pratique avec toutes les informations utiles (formalités, transports, voyage en famille, voyage responsable, santé et sécurité, voyageurs handicapés, voyageurs LGBTQI+, langue...)
Flavia de Luce, onze ans, croyait en avoir fini avec les enquêtes. Mais ça, c'était avant que le célèbre marionnettiste Rupert Porson se fasse électrocuter en plein spectacle. Qui pouvait à ce point lui en vouloir ? Car pour Flavia c'est évident, il s'agit d'un meurtre... Accompagnée de Gladys, sa fidèle bicyclette, la détective en herbe quitte le manoir familial pour déterrer les secrets les plus noirs des villageois de Bishop's Lacey ! Entre la vieille ermite qui hante les bois, le pasteur de l'église et la fermière dépressive du village, Flavia aura fort à faire. Sans parler de ce pilote allemand obsédé par les soeurs Brontë et du personnage le plus troublant de ce drame : Nialla, la charmante et mystérieuse assistante du pauvre Porson...
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d'un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l'amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s'offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d'Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu'en Floride. Le seul lien entre les personnages est l'événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l'illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d'abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l'anonymat.
Dionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.
A travers 15 dilemmes redoutables, situés aussi bien dans notre quotidien que dans des futurs proches ou imaginés, ce livre met à l'épreuve nos certitudes et nos intuitions les plus profondes. Chaque situation force à trancher là où aucune solution ne permet de sortir indemne - là où décider signifie toujours renoncer. En croisant la pensée des grands auteurs classiques et contemporains avec des exemples issus de la science-fiction, de la culture populaire et de l'expérience ordinaire, Charlotte Peytour nous invite à philosopher autrement, de façon vivante et concrète. Ici, pas de bonnes réponses, mais des clés pour comprendre comment nous décidons, pourquoi nous hésitons et ce que chaque choix révèle de nous.
Ce livre réconcilie avec la base de la philosophie, et ça fait du bien. Loin d'être d'abord conçue comme de l'exégèse pointue, la philosophie existe parce qu'on l'a inventée pour répondre à des questions vitales. Parmi celles-ci : comment guérir de l'épreuve douloureuse d'exister, puisque vivre, tout simplement, ne va pas de soi ? Les philosophes, à travers l'histoire, ont apporté leurs réponses. La philosophie, dans ce livre, devient un guide de conduite formidable pour se réconcilier avec la vie.
Peut-on encore avoir recours à la pensée humaniste, cette philosophie lucide et joyeuse, inspirante et bienveillante, dans un monde où les repères sont à ce point brouillés ? Du XIVe siècle à nos jours, d'Erasme à l'espéranto, de Christine de Pisan à Bertrand Russell et de Voltaire à E.M. Forster, ce livre montre comment des femmes et des hommes d'hier et d'aujourd'hui, guidés par leur foi en la raison, ont placé l'amour de l'humanité tout entière au coeur de leur réflexion. Après son inoubliable Comment vivre ? , sur les traces de Montaigne, Sarah Bakewell nous convie à la découverte de la pensée libre, de son foisonnement d'idées et d'expériences, portées par une vision éthique de l'existence. Aujourd'hui plus que jamais, il s'avère urgent de s'inspirer de ces modèles d'humanisme.
Une autre histoire de la philosophie, qui redonne leur place aux femmes oubliées. En dépit de leur oubli et de leur effacement, les femmes ont contribué à l'histoire de la philosophie. Cet ouvrage vise à leur rendre justice, en mettant en avant leur pensée et leurs apports décisifs. Les auteures et chercheures qui ont collaboré à cette autre histoire de la philosophie ont consacré leurs travaux à faire connaître cette part oubliée de l'histoire de la pensée, d'Hypathie à Simone de Beauvoir, en passant par Rosa Luxemburg, Jeanne Hersch et Hannah Arendt, jusqu'aux débats récents après #Metoo. Laurence Devillairs et Laurence Hansen-Love analysent ce que la philosophie doit aux femmes, avec les contributions des philosophes Sandrine Alexandre, Annabelle Bonnet, Marie Chartron, Estelle Ferrarese, Geneviève Fraisse, Marie Garrau, Isabelle Koch, Catherine Larrère, Catherine Malabou, Maud M'Bondjo et Camille de Villeneuve. " Un ouvrage remarquable, tant par la qualité des coautrices que par son contenu et sa visée. " Libération