A kind of intellectual lethargy takes hold of us whenever we discuss the Northern Hemisphere, which we never fail to relegate to some impregnably inaccessible corner of our minds. Yet, it is an integral part of our Western civilization - insofar that Iceland has produced a cultural phenomenon so remarkable that specialists (at a loss to find a satisfactory "explanation") refer to it as the "Icelandic Miracle." Indeed, the fact that a handful of men and women, who settled on this island at the end of the 9thcentury to create a peerless society - well ahead of its time - complete with very sophisticated laws and jurisprudence, and, above all, a literature comprising some of the most exquisite works of our Middle Ages (much more than mere sagas) - should suffice to convince us of how urgent it is for us to know more about Iceland. Such is the purpose of this book, in which the author strives to reveal as much about Iceland as he demythologizes. This is only natural, since it was no other than this culture and this civilization that laid the foundations for the prestigious phenomenon of the Vikings.Régis Boyer is a professor of Scandinavian languages, literatures and civilizations at the Université de Paris-Sorbonne, where he is the Director of the Institute of Scandinavian Studies. He has authored some twenty reference works and numerous translations. His other works published by Belles Lettres are : La Mort chez les anciens Scandinaves (1994), Deux Sagas islandaises (1996), Les Sagas légendaires (1998) et Les Sagas miniatures (1999).Table des matières : I. L'HISTOIRELa colonisationL?âge des sagasL?âge des Sturlungar et la perte de l?indépendanceChronologie fondamentaleII. LA SOCIÉTÉLes structures socialesStructures administrativesL?arméeIII. LA VIE ÉCONOMIQUEL?agricultureLe sous-solLa pêcheLe commerceLes VikingsPoids et mesures, monnaiesIV. LE TEMPSLe calendrierUne journée typeLes âges de la vie et les grands rites de passageV. LA RELIGIONMythologie et dieuxL?époque viking : bilanHistoire mythique du monde et cosmogonieLe culte, les grands ritesLa magieLe passage au christianismeVI. LES LETTRES : « LE MIRACLE ISLANDAIS »La langue islandaiseLa poésie scaldiqueLes EddasLes sagasLa littérature des clercsLes rimursQuelques auteursVII. L?ARTArchitecturePeintureMusiqueSculptureArts décoratifsVIII. LES LOISIRSJeux et « sports »Jeux d?intérieur - divertissementsIX. LA VIE PRIVÉEOccupations quotidiennesLes repasLa femme et l?enfantLa sexualitéL?habitat et mobilierL?habillementLes moyens de transportNotes Biographiques : Régis Boyer a été professeur de langues, littérature et civilisation scandinaves à l'Université Paris-Sorbonne et Directeur de l?Institut d?études scandinaves en la même université. Il est l?auteur de nombreux ouvrages et traductions qui font autorité. Il dirige aux Belles Lettres la collection « Classiques du Nord ». Il a publié dans la collection « Vérité des Mythes » La mort chez les anciens scandinaves (1994), Deux sagas islandaises légendaires (1996), Les sagas légendaires (1998) et Les sagas miniatures (1999). A paru également aux Belles Lettres en 2013 son Pourquoi faut-il lire les Lettres du Nord ? Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Il ne fait pas bon être vieux et chétif lorsqu'on est viking : Hávardr le boiteux, jadis un grand guerrier, est terrassé par le chagrin après l'assassinat de son fils, dans un combat inique, par l'ignoble Thorbjörn. Hávardr trouvera-t-il un second souffle pour porter à nouveau les armes et venger son honneur bafoué ? Entre histoire et légende, une aventure épique dans la rude Islande du X ? siècle : un joyau de la littérature nordique.
L'histoire et la civilisation d'un grand peuple méconnu. Nourri de vagues réminiscences médiévales et des récits fantasmatiques détachés de leur contexte, exacerbé au XIXe siècle par les aspirations nationalistes des pays scandinaves, le mythe du Viking cruel et sanguinaire est tenace. Régis Boyer, en s'appuyant sur les documents les plus solides (archéologie et sources strictement contemporaines de la civilisation viking), démêle toutes les confusions et les erreurs qui s'attachent à ce peuple que l'on croyait à tort barbare et dont il révèle les qualités, notamment politiques et militaires.
Résumé : " Bruit et fureur. Sang, volupté et mort. Voilà mille ans que le viking est le témoin de la fièvre de notre imagination littéraire. [?] Ils ne furent sinon d'aventure ni des héros ni des forbans. [?] Ils furent seulement humains, pleinement humains. " L?histoire et la civilisation d?un grand peuple, par l?un des meilleurs spécialistes des vikings ; fondateur et ancien directeur de l?Institut d?études scandinaves (Paris IV-Sorbonne).
Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.
On ne compte plus les livres sur la musique qui tentent de répondre à la question de savoir comment écouter. Au coeur de celui-ci se trouve la question du pourquoi. Plus précisément, j'ai voulu, dans L'Echo du temps, inviter les lecteurs à réimaginer la présence et le pouvoir de l'art dans leur vie d'aujourd'hui. Je l'ai fait en repensant les significations potentielles de la musique classique, en interrogeant sa capacité à servir de passerelle vers les époques passées, une passerelle qui serait à même d'approfondir notre compréhension et notre sens de l'empathie et du contact ressenti avec l'Histoire. Cette histoire intègre les tragédies et les souffrances des générations précédentes, mais aussi leurs rêves de dignité et de liberté, de même que leurs espoirs d'une société juste, espoirs d'autant plus vitaux qu'ils ne se sont pas encore concrétisés. La musique ne se contente pas de "se souvenir" des moments les plus sombres de l'histoire de l'humanité ; elle peut également, en effet, servir de vecteur à des espoirs plus anciens, tout en les préservant pour un avenir indéterminé où - peut-être - l'humanité sera prête, un jour, collectivement, à entendre le message de la musique. L'art n'est-il pas, comme l'écrivit Adorno, "la promesse sans cesse repoussée du bonheur" ? Que peut recouvrir l'idée d'écouter la musique comme mémoire de la culture, et de témoigner à notre tour de l'acte de témoignage qui est à l'origine de la musique ? A une époque où disparaît la dernière génération à avoir connu les terribles drames du XXe siècle et où la connaissance et la compréhension sont progressivement remplacées par l'océan de l'information et les montagnes de données, n'est-il pas légitime de se demander comment et dans quelle mesure de nouvelles manières d'écouter pourraient nous modifier, en tant qu'individus et en tant que sociétés ? Telles sont les questions auxquelles je me suis confronté tout au long des trente années de ma vie d'auditeur, de critique, d'historien et d'écrivain. Ce livre est le fruit de cette quête incessante". Jeremy Eichler, extrait de la préface à l'édition française
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Pierre angulaire de la pensée antinucléaire, ce livre du grand philosophe anglais publié au plus fort de la guerre froide, a conservé toute son actualité et sa force morale. Il illustre la position d'un philosophe qui fut pleinement engagé dans son temps, pose et analyse la question cruciale de la survie de l'Humanité dans un langage rationnel et profondément humaniste. Un texte essentiel.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
« Le livre dont l?Europe avait besoin, au bon moment. »Timothy Snyder, auteur de De la libertéDe la reconstruction d?après-guerre et son idéal d?un territoire « entier, libre et en paix » à l?invasion de l?Ukraine par la Russie en 2022, Timothy Garton Ash retrace l?extraordinaire histoire de notre continent.L?auteur, qui a consacré sa vie à cette étude, et conseillé différents présidents et ministres, s?appuie sur un demi-siècle d?expériences vécues ou rapportées : la sienne, celle de son père qui a participé au débarquement, et celles des Européens de toutes nationalités qu?il a interrogés, illustres comme anonymes.Du vent de liberté soufflant sur les chantiers navals polonais à Paris frappée par le terrorisme, en passant par la fondation de l?Union européenne, Europes est la chronique lucide de notre époque, ainsi qu?un cri d?alarme pour sauver ce que nous avons collectivement réalisé.Traduit de l?anglais par Emmanuelle et Philippe AronsonNotes Biographiques : Né à Londres en 1955, Timothy Garton Ash est historien, professeur d?études européennes à l?université d?Oxford, journaliste et essayiste. Auteur d?une dizaine de livres, il a reçu de nombreux prix pour son travail historique et journalistique, dont le prix Charlemagne 2017 qui distingue les personnalités engagées pour l?unification européenne. Europes, son dernier livre, est traduit dans 20 langues.
Résumé : D'où nous venons invite à renouer avec le passé multimillénaire de l'Europe, afin de comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes et d'explorer nos racines communes et nos différences. Cette fresque historique, composée par l'auteure du best-seller Les Amnésiques, s'articule autour de trois grandes sources qui ont nourri les Européens : le christianisme, le capitalisme et la liberté. Loin du cadre restreint de l'histoire nationale, Géraldine Schwarz met en lumière des correspondances entre les pays, les évènements et les disciplines, faisant jaillir de nouvelles perspectives et la cohérence d'une histoire européenne. A l'heure d'une perte de repères et de dissensions profondes sur ce qui fonde nos sociétés, ce récit passionnant et d'une grande clarté donne du sens à notre présent et ravive les liens qui nous unissent. L'auteure raconte l'Europe avec ses parts d'ombre et de lumière, les ambiguïtés de cette grande aventure humaine, dans laquelle le lecteur pourra puiser autant d'inspiration que d'avertissements.
Un despote et une vision impériale : telle est la prison où l'identité russe est enfermée depuis des siècles. Et ce n'est pas Vladimir Poutine, au pouvoir depuis vingt-cinq ans et artisan de la guerre en Ukraine, qui le démentira ! Il ne fait pas de doute qu'un régime pluraliste et ouvert ne peut émerger durablement en Russie tant que les Russes ne tournent pas aussi le dos à cette identité impériale qui se drape dans un faux anti-impérialisme et une fausse défense existentielle. Telle est la thèse audacieuse de cet essai qui se poursuit par un choix de textes - pour certains peu connus - d'Européens qui, du XVIe au XXIe siècle, ont interrogé le despotisme impérial de la Russie. Leur actualité est troublante. Car ne nous y trompons pas : fascinés et critiques, ces textes sont également un miroir tendu à l'Europe, lui renvoyant ce qu'elle fut : coloniale, impérialiste et fasciste - et ce qu'elle pourrait bien devenir : antidémocratique.
Il fut un temps où le très progressiste royaume de Suède était considéré comme un modèle. Une économie dynamique au succès mondial, rythmée par les refrains disco du groupe Abba. Mais cette Suède-là existe-t-elle encore ? Face à la menace russe, le royaume a décidé d'intégrer l'OTAN. Des faits divers alarmants ont remis en cause le mythe d'une social-démocratie paisible. La Suède est un pays qui vit ses mutations dans le silence et la lumière des aurores boréales. Elle est aussi une puissance régionale qui a dessiné les contours de notre Europe. C'est ce mélange de discrétion, de grandeur et de volontarisme social ébranlé par la modernité que nous raconte ce petit livre. Ce petit livre n'est pas un guide. Ces pages sont un passeport pour comprendre les Suédois et percevoir ce qui se cache vraiment dans les brumes froides de la Scandinavie. Un grand récit suivi d'entretiens avec Christian Koninckx (historien), Kai Hammerich (chef d'entreprise et haut fonctionnaire) et Lena Anderson (auteure et journaliste).