Cette biographie se compose de deux tomes. La division de ce livre est d'une logique évidente : le premier est consacré aux années russes et à l'oeuvre en russe de Nabokov et le second à la partie américaine et de langue anglaise de l'auteur.Brian Boyd, dans son premier volume, fait le récit d'une vie, d'un destin et d'une oeuvre. L'analyse de la période russe révolutionnaire renverse bien des préjugés à la fois sur Nabokov et sur l'histoire russe. La société disparue que le lecteur découvre n'est pas celle de l'aristocratie hautaine mais plutôt un monde en rupture de ban, opposé au tsar, proche des libéraux et des milieux de gauche non communistes. La Russie privée et intime de Nabokov, c'est l'univers baroque de Ada, tant son oeuvre russe reflète la disparition et le souvenir d'une société engloutie par les efforts conjoints des Rouges et des Blancs.Lorsqu'en mai 1940, à Saint-Nazaire, Nabokov, échappant à l'occupation de la France, s'embarque pour New York, c'est un écrivain russe accompli, considéré comme le plus grand espoir de sa génération. Vingt ans plus tard on saluera en lui le plus grand écrivain américain vivant...Cette étonnante métamorphose commence à l'université de Stanford, où il est nommé professeur associé. Il se fait connaître en collaborant aux meilleures revues américaines. En 1958, sa notoriété devient mondiale avec Lolita. Cet immense succès permet à Nabokov de quitter l'enseignement. Il se retire à Montreux, en Suisse, où il mourra après avoir édifié une oeuvre qui, à l'image de sa vie, est un défi à la géographie et à la diversité linguistique.
Nombre de pages
672
Date de parution
21/02/1992
Poids
816g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782070725090
Titre
Vladimir Nabokov. Volume 1
Auteur
Boyd Brian
Editeur
GALLIMARD
Largeur
152
Poids
816
Date de parution
19920221
Nombre de pages
672,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lorsqu'en mai 1940, à Saint-Nazaire, Nabokov, échappant à l'occupation de la France, s'embarque pour New York, c'est un écrivain russe accompli, considéré comme le plus grand espoir de sa génération. Vingt ans plus tard on saluera en lui le plus grand écrivain américain vivant. Cette étonnante métamorphose commence à l'université de Stanford, où il est nommé professeur associé, avant d'enseigner le russe et la littérature à Wellesley College et à l'université de Cornell. Sa passion pour les papillons - il en découvrira deux espèces, dont l'une portera son nom - lui vaut aussi un poste d'entomologiste au Musée de zoologie comparée de Harvard. Mais, entre-temps, il s'est fait connaître en collaborant aux meilleures revues américaines, le New Yorker en particulier, et en publiant des souvenirs, Speak Memory (Autres rivages). Le grand public le découvre en 1957 avec Pnine, un conte gogolien tendre et comique. L'année suivante, sa notoriété devient mondiale avec Lolita, qui provoque un scandale et se vendra, en vingt ans, à quatorze millions d'exemplaires. Cet immense succès permet à Nabokov de quitter l'enseignement. Il se retire à Montreux, en Suisse, où il mourra après avoir édifié une ?uvre qui, à l'image de sa vie, est un défi à la géographie et à la diversité linguistique.
Nabokov Vladimir ; Voronina Olga ; Boyd Brian ; Tr
Vladimir Nabokov et sa femme Véra se sont rencontrés en 1923, à Berlin, où leurs familles avaient fui le pouvoir bolchevique. Tout au long du demi-siècle que dure leur mariage, ils ne sont séparés que rarement, mais il lui écrit alors tous les jours et abondamment. Dans cette correspondance à sens unique ? Véra ayant détruit ses propres lettres?, on lit la passion de Nabokov pour sa femme, son quotidien dans le milieu de l'émigration russe à Berlin, les bouleversements auxquels tous deux sont confrontés dans leur vie matérielle et affective, le dénuement qui est le sien lors de ses débuts à Paris, l'intérêt croissant éveillé par son oeuvre auprès des éditeurs et d'un public éclairé, le soutien indéfectible que lui apporte Véra. Ces lettres, outre ce qu'elles révèlent sur l'homme, nous font découvrir le laboratoire de l'écrivain et l'on y reconnaît l'originalité de son style : sa veine parodique, poétique, sa vivacité et ses jeux de mots. Par-delà le seul intérêt biographique, une jubilation de l'écriture, une fantaisie enflammée et le fantôme désirable de la femme qui inspira ces mots.
Un matin d'hiver, Lorimer Black, jeune, beau, sûr de lui - en apparence -, découvre l'homme avec lequel il avait rendez-vous pendu parmi les décombres de son usine. Tout va alors basculer dans la vie de Lorimer. Privé de son emploi, de ses amitiés, de ressources et de sommeil, l'ex-expert en sinistres auprès d'une compagnie d'assurances se retrouve désarmé dans une société cynique et malhonnête. Avec Londres en toile de fond, le septième roman de William Boyd est une anatomie comiquement révélatrice de la nature déconcertante de la vie contemporaine. A la fois ironique et émouvant, Armadillo explore des zones qui nous touchent tous: la quête vaine des certitudes, l'immense besoin de sécurité et la soif éternelle d'aimer quelqu'un d'un amour payé de retour...
La vie de l'écrivain Logan Mountstuart est un perpétuel recommencement. Tour à tour journaliste, indic et critique d'art, il rencontre Hemingway, travaille sous les ordres de Ian Fleming et se lie d'amitié avec Picasso. De l'Angleterre au Nigéria, en passant par New York et Paris, il revêt tous les costumes et devient le témoin privilégié des plus grands événements du XXe siècle...William Boyd est né en 1952, au Ghana. Il a enseigné la littérature à Oxford avant de se consacrer à la l'écriture. Il est l'auteur de nouvelles et d'une dizaine de romans, salués par la critique et disponibles en Points, ainsi que son recueil de nouvelles L'amour fait mal." Est-ce que À livre ouvert est le meilleur roman de William Boyd ? Ne suffit-il pas de savoir qu'il est magistral, ambitieux, terriblement original et émouvant ? "LireTraduit de l'anglais par Christiane Besse
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.