LA STRATEGIE DU CONATUS AFFIRMATION ET RESISTANCE CHEZ SPINOZA
BOVE
VRIN
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EAN :9782711612727
Caute". L'impératif que Spinoza inscrit sur son sceau n'est pas un simple conseil de prudence. C'est l'exigence immanente et vitale à laquelle chacun est tenu par son droit naturel. La thèse d'une nature stratégique des conatus conduit à lire - dans le spinozisme - une ontologie dynamique de la décision des problèmes. Sur cette voie, la théorie des affects est revisitée à partir de l'Habitude, puissance constitutive de l'existence actuelle des hommes aussi bien que des nations. L'auteur montre que c'est sur le terrain de l'analyse politique que s'est élaborée l'idée d'une stratégie du conatus. Mais c'est en concevant la souveraineté à partir de la résistance-active du corps toujours singulier de la multitude, que Spinoza propose, au coeur de l'âge classique, une approche radicalement nouvelle de l'Etat, de la citoyenneté et de l'histoire.
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Date de parution
24/02/1997
Poids
198g
Largeur
215mm
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EAN
9782711612727
Titre
LA STRATEGIE DU CONATUS AFFIRMATION ET RESISTANCE CHEZ SPINOZA
ISBN
2711612724
Auteur
BOVE
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
198
Date de parution
19970224
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : LIRE CAMUS au-delà de la "philosophie de l'absurde" et de l'image sartrienne d'un " moraliste " tourné contre l'histoire, c'est le projet de cet ouvrage qui revisite l'oeuvre en éclairant ses soubassements immanentistes et sa critique radicale de la modernité. Son fil d'Ariane est une philosophie du corps déchiffrée à travers le récit de L'Etranger et les peintures du Christ de Piero della Francesca que Camus admire. Et ce sont alors les thèmes de la résurrection du corps et de la transfiguration qui permettent d'explorer les axes les plus prospectifs des textes dans les domaines de l'éthique, de la politique et de l'histoire. Ce livre montre qu'il y a encore, pour nous, aujourd'hui, dans l'expérience singulière et l'oeuvre courageuse d'Albert Camus, de quoi penser et résister.
Résumé : Dans ces textes courts - topographie d'une ville crépusculaire et récit d'un retour manqué -, Emmanuel Bove décrit, en pointilliste, l'aura de deux lieux finalement laissés derrière soi...
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.