Départ dans la nuit et Non-lieu sont les deux dernières oeuvres d'Emmanuel Bove. Elles sont ici regroupées car on peut les lire dans la continuité, l'intrigue de Non-lieu commençant où s'achève celle de Départ dans la nuit. Ce sont deux romans d'initiation, d'initiation à la solitude et à la mort. Départ dans la nuit raconte l'évasion d'une douzaine de prisonniers d'un camp allemand. Le livre s'achève sur l'arrivée en France du narrateur. Il rentre seul, après avoir abandonné ou perdu en route ses compagnons. Le projet du roman pourrait se résumer ainsi : de la communauté impossible à la solitude irrémédiable. À l'inverse, Non-lieu montre le personnage en butte à l'hostilité ou l'indifférence de ses compatriotes dans la France occupée. Il s'efforce de briser le cercle maudit de la solitude, sans succès. Se sentant persécuté, le narrateur s'enfuit pour trouver, dans le paradoxe, la paix qu'il recherche : "Je me retournai. Deux gardes espagnols s'approchaient de moi. Je savais qu'ils allaient me conduire en prison mais ça m'était égal : j'étais libre."
Nombre de pages
364
Date de parution
03/11/1992
Poids
354g
Largeur
123mm
Plus d'informations
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EAN
9782070727216
Titre
Départ dans la nuit suivi de Non lieu
Auteur
Bove Emmanuel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
123
Poids
354
Date de parution
19921103
Nombre de pages
364,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans ces textes courts - topographie d'une ville crépusculaire et récit d'un retour manqué -, Emmanuel Bove décrit, en pointilliste, l'aura de deux lieux finalement laissés derrière soi...
«Bridet se laissa tomber sur le tabouret. Au moment où on l'avait poussé dans la cellule, il avait crié, esquissé un mouvement de recul, si grande était son excitation. Et maintenant, quelques minutes plus tard, il était là, subitement retranché du monde, sans savoir ni pourquoi ni pour combien de temps. Il pensait à l'histoire des tracts. On avait voulu certainement aggraver son cas. Mais qui ? Puisqu'il suffisait d'un ordre de ministre pour arrêter les gens, pourquoi cette comédie ?».
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.