L'épistémologie sociale. Une théorie sociale de la connaissance
Bouvier Alban ; Conein Bernard
EHESS
23,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782713221149
L'épistémologie sociale est une analyse de la dimension sociale de la connaissance. Son point de départ est le constat que bien des phénomènes ne nous sont connus que par l'intermédiaire des autres et donc que la connaissance a non seulement des sources directes, celles auxquelles le sujet a lui-même accès, mais aussi des sources indirectes reposant sur la confiance ou sur l'autorité accordée à autrui. Elle s'intéresse donc aux conditions de la transmission de l'information venant d'autrui, et aux relations de confiance et d'autorité épistémiques, notamment dans le domaine des sciences. Mais ses préoccupations sont plus larges et concernent tout ce qui a trait à la dimension sociale de la connaissance : la construction, au cours d'interactions, de justifications recevables ou acceptables ; les modes ordinaires de pensée et de raisonnement ; ou encore les relations de coopération et de collaboration dans une " communauté épistémique ". De plus elle reprend des questions qui étaient au c?ur de la théorie durkeimienne de la connaissance, celle par exemple des croyances collectives, ou l'idée d'un sujet collectif du savoir. Par là elle se rapproche des social studies of science, tout en s'en distinguant par l'adoption d'un point de vue normatif et par le refus du relativisme. Ce volume présente un ensemble de recherches représentatives de ces différentes préoccupations. Elles ont en commun de reconnaître la spécificité de l'idée de normes de la connaissance, et, s'agissant de concevoir la dimension sociale de celle-ci, de se garder des formes radicales de holisme, pour lesquelles les groupes sociaux sont des entités sui generis.
Nombre de pages
316
Date de parution
26/02/2007
Poids
650g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713221149
Titre
L'épistémologie sociale. Une théorie sociale de la connaissance
Auteur
Bouvier Alban ; Conein Bernard
Editeur
EHESS
Largeur
150
Poids
650
Date de parution
20070226
Nombre de pages
316,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Où vont les sciences sociales ? Quelles directions apparaissent actuellement à la fois théoriquement prometteuses et empiriquement praticables ? Quelles perspectives sont, au contraire, obsolètes ou pleines d'écueils ? En examinant quelques domaines de la sociologie (de la théorie sociologique de l'action à la sociologie de la connaissance), cet ouvrage repère trois grandes traditions. L'une est issue de Durkheim, l'autre de Weber et de Simmel et la troisième est liée à Pareto et à Tarde. A. Bouvier montre que ces traditions sont irréductibles malgré les efforts de synthèse que l'on trouve chez Parsons ou Habermas. L'auteur cherche tout particulièrement à remettre à l'honneur une certaine tradition empiriste en sciences sociales (Stuart Mill, Pareto, etc.), méconnue et sous-estimée parce que confondue avec la tradition utilitariste, alors même qu'elle est l'un des fondements de la théorie du choix rationnel. Les possibilités de dépassement ou d'élargissement de cette théorie sont actuellement au centre de bien des débats. Mais plus encore, l'auteur veut montrer comment la tradition empiriste peut fournir un terreau particulièrement favorable pour un point de vue centré sur l'" argumentation " dont le but est d'examiner les raisons que les individus peuvent donner de leurs croyances et de leurs actions.
Résumé : Les thèmes et les problèmes parétiens resurgissent aujourd'hui dans les discussions nombreuses qui ont suivi la parution de la Théorie de la justice de John Rawls, autour de l'optimum de Pareto et des questions de justice distributive. Mais la perspective d'ensemble du sociologue italien est méconnue alors qu'elle ouvre des pistes tout à fait originales. Pareto a en effet formulé quelques problèmes provocants, qu'abordent ici sociologues, économistes et philosophes : les fondements des Etats restreignant les libertés politiques et civiles ne sont-ils pas à chercher parfois dans les exigences mêmes du libéralisme économique ? Les démocraties ne tendent-elles pas fatalement à des formes plus ou moins larvées d'oligarchie ? La répartition équitable des richesses ne s'apparente-t-elle pas à une spoliation des riches par les pauvres ? Des problèmes plus généraux et non moins dérangeants sont également abordés, comme celui-ci : ce qui échappe à la rationalité technique et économique dans le comportement des agents suggère-t-il que les individus sont foncièrement irrationnels ou appelle-t-il plutôt un élargissement et une diversification de la notion de rationalité ?
Peut-on convaincre un terroriste de renoncer à l’attentat qu’il projette ? Pourquoi des innocents risquent-ils d’être condamnés et incarcérés ? Les adhérents du Front national croient-ils vraiment à chaque proposition de l’idéologie du parti ? Les scientifiques peuvent-ils soutenir une théorie qu’ils croient fausse ? Ou encore, comment des riverains mobilisés contre un projet local d’aménagement du territoire en viennent-ils à adopter une position environnementaliste globale ? Autant de questions auxquelles ce volume apporte des éléments de réponses. À partir des travaux fondateurs de L. Jonathan Cohen et de la distinction opérée entre croyance et acceptation, les auteurs proposent ici aussi bien des analyses conceptuelles que des études de cas empruntés à des domaines variés (judiciaire, politique, religieux, scientifique), qui permettent une meilleure compréhension des phénomènes sociaux, et notamment des phénomènes de croyances collectives.
Les sciences sociales sont tout particulièrement concernées par la " révolution cognitive " depuis que les sciences cognitives ont levé, tout récemment, leur traditionnelle mise entre parenthèses du social. Il serait bien sûr prématuré de vouloir faire le point sur un domaine encore très neuf et où abondent théories spéculatices et préalables épistémologiques. Les organisateurs du colloque dont est issu ce volume ont donc, plus modestement, préféré susciter un débat autour de deux problèmes précis dont nul ne contestera que, s'ils sont loin de balayer l'ensemble du champ des sciences sociales, ils y occupent une place centrale et ont un sens empirique évident : Comment expliquer les croyances collectives ? Comment rendre compte de l'émergence de l'action collective ... Les différentes contributions tirent parti de disciplines très diverses (de l'éthologie à l'anthropologie cognitive, des théories de la décision et de l'argumentation à la philosophie de l'esprit) et ont pour auteurs, à côté des sociologues, des chercheurs d'horizons variés. Mais il s'agit toujours pour les uns et les autres, en se faisant écho ou en se répondant dans un dialogue spontané, d'apporter des éléments de solution aux deux questions précédentes en s'interrogeant sur les cadres dans lesquels celles-ci sont posées. Se trouve ainsi mis en question de façon aiguë le modèle utilitaire du choix rationnel, actuellement très répandu aux Etats-Unis et en Europe du Nord. Mais ce sont aussi les grands paradigmes classiques de la sociologie qui sont réévalués dans toute leur diversité, avec une préférence marquée pour le paradigme wébérien, lequel suggère une forme de " cognitivisme " (actionniste) très sensiblement différente dans ses accentuations du cognitivisme (naturalisme) actuellement dominant dans certaines régions des sciences de l'homme. Différents domaines de la sociologie (sociologie de la connaissance, sociologie morale, sociologie économique, sociologie des mouvements sociaux, sociologie de l'administration, etc.) se trouvent ainsi traversées et éclairés d'un jour nouveau.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.