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Deux pélerinages au XIXe siècle. Ars et Paray-le-Monial
Boutry Philippe ; Cinquin Michel ; Mayeur Jean-Mar
BEAUCHESNE
29,00 €
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EAN :9782701010021
Les grands pèlerinages du XIXe siècle n'ont pas beaucoup retenu l'attention des historiens. Par une heureuse rencontre, deux mémoires de maîtrise d'histoire furent consacrés, l'un au pèlerinage d'Ars, l'autre à celui de Paray-le-Monial. Ces deux travaux, pour l'essentiel, sont repris dans ce volume. Entouré des conseils de Maurice Agulhon et de Claude Langlois, Philippe BOUTRY n'a pas craint, à partir des procès de béatification, des archives paroissiales, des manuels de pèlerinage, de jeter un nouveau regard sur le curé d'Ars. Il décrit une pastorale fondée sur les fêtes, la communion fréquente, les confréries, qui fait d'Ars un ilot de chrétienté. En d'heureuses formules, il montre en Jean-Marie Vianney ce "missionnaire immobile" , que des milliers de pèlerins assaillent à son confessionnal, véritable "prisonnier des âmes" . Il insiste, plus que ses devanciers, sur le culte de sainte Philomène, la "petite sainte" du curé d'Ars, dont Pauline Jaricot avait introduit le culte en France. Guidé par un historien de la spiritualité aussi averti que Claude Savart, Michel CINQUIN, à partir notamment des archives du monastère de la Visitation, fait revivre cet autre lieu privilégié de la France religieuse du XIXe siècle. Du premier versant du siècle, du temps. de la restauration catholique, des oeuvres et des congrégations, l'attention se porte vers ces années où s'affirment la religiosité ultramontaine, un catholicisme intransigeant dans son refus du monde moderne. Ce livre vaut par l'aptitude à faire revivre un monde et à faire sentir, tâche toujours difficile, des réalités spirituelles. Il vaut aussi par la fraîcheur du regard et la nouveauté du propos. Ses auteurs se sont refusés à lire le passé à la lumière des préoccupations du présent, à chercher de fausses continuités, à céder à quelque mode qui idéaliserait la religion romantique et intransigeante. Ils ne sont pas tombés dans les débats parfois artificiels sur la religion populaire. Ils ont, en revanche, restitué dans leur vérité et leur spécificité la physionomie de deux pèlerinages. Du curé d'Ars au culte du Sacré Coeur, ils ont su aller au plus profond de l'histoire spirituelle de la France du XIXe siècle. L'histoire religieuse a paru parfois s'enfermer dans les cadres et les interrogations de la monographie diocésaine. Ce livre, par les horizons qu'il ouvre et les questions qu'il suggère, renouvelle les perspectives.
Nombre de pages
310
Date de parution
01/04/1980
Poids
346g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782701010021
Titre
Deux pélerinages au XIXe siècle. Ars et Paray-le-Monial
Auteur
Boutry Philippe ; Cinquin Michel ; Mayeur Jean-Mar
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
346
Date de parution
19800401
Nombre de pages
310,00 €
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Au pays du saint curé d'Ars, des centaines de curés de campagne ont vécu la fin de l'ancienne chrétienté rurale : eux n'étaient pas des saints. De 1815 à 1880, de la restauration des rois au triomphe de la République, l'existence chrétienne au village, la vie des clercs, le statut même de la religion ont changé. Le paysage paroissial s'est transformé : curés et fidèles ont abattu la moitié de leurs églises pour les reconstruire plus solides et plus belles. Le curé est seul, face aux nouveaux périls de la modernité. Il a refusé le " siècle ", renoncé au " monde ". La vocation, le séminaire, le célibat le séparent radicalement des fidèles. Il vit au sein d'un corps social aux règles contraignantes, dans les limites étroites d'une carrière cléricale vouée à l'obéissance et à l'humilité, du temps ingrat du vicariat au jour où il sera, enfin, son propre maître, s'il se peut dans une " bonne cure ", dans la solitude du presbytère et les fragiles consolations de la confraternité. Pasteur d'ouailles pas toujours dociles, il a pris charge d'âmes et devra rendre compte au jour du Jugement et il passe facilement du sentiment de réussir au constat d'échec, au désespoir. Une génération de prêtres a vécu douloureusement, entre 1860 et 1880, le naufrage de ses certitudes, l'éclatement de l'ancienne paroisse rurale, le triomphe de l'anticléricalisme au village ; la confession, le culte des saints du terroir, la mort chrétienne sont contestés ; l'" hérésie " protestante prêche en liberté ; l'irruption du suffrage universel masculin (1848) précipite les curés de campagne dans l'ère des débats. " Déchristianisation " ? C'est surtout le statut de la religion qui a changé : " fait de mentalité ", le catholicisme rural devient " fait d'opinion ". Les unanimités paroissiales ont cédé définitivement le pas aux convictions individuelles.
Résumé : Le purgatoire est né au Moyen Âge mais il n'a jamais été aussi populaire qu'au XIX` siècle. Autour de 1850, il connaît un renouveau spectaculaire dont les effets se font sentir jusqu'au début du XXe. Comment expliquer ce phénomène qui fit alors de la dévotion aux âmes du purgatoire l'une des plus répandues de l'Europe catholique ? Aux sources de cette renaissance, la force du " culte des morts ", culte familial du souvenir la tombe, la nécessité de répondre aux revendications affectives des fidèles et au discrédit massif de l'enfer, enfin la volonté de l'Église de contrecarrer l'expansion du spiritisme en France et en Europe. Pour définir la nature de cette dévotion, outre l'organisation matérielle, financière et institutionnelle du culte, citons trois principaux aspects le rôle d'intercesseur attribué aux âmes du purgatoire, la sollicitude à l'égard des " âmes délaissées ", tristement abandonnées car sans famille ici-bas ou trop pauvre pour payer les messes, et le nombre important d'apparitions d'âmes du purgatoire. Or au début du XX` siècle, au terme d'une ultime phase de prospérité, le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations. À l'origine de cette révolution des mentalités : la Grande Guerre, et ses millions de disparus. Elle lui porte un coup fatal, personne n'ayant eu le c?ur d'imposer aux " morts glorieux " de la patrie d'attendre la gloire céleste dans les flammes du purgatoire.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.