Le 16 novembre 1997, lors du Sommet de Hanoi, les chefs d'Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage élisent le premier Secrétaire général de la Francophonie, Boutros Boutros-Ghali. Il se fixe alors trois objectifs : faire de la Francophonie une institution internationale connue et reconnue sur la scène internationale, élargir et enrichir le concept de développement économique et social dans l'espace francophone, faire de la diversité culturelle et du dialogue des cultures un véritable instrument au service du règlement pacifique des conflits et de la promotion d'une culture de paix. Le présent ouvrage, qui est un florilège des discours, messages et articles prononcés, délivrés ou écrits par Boutros Boutros-Ghali pendant son mandat, nous aide à mieux cerner l'image de cette Francophonie devenue une organisation internationale à part entière, mais aussi à mieux comprendre ses buts et ses missions, ses transformations et ses réalisations durant ces cinq dernières années.
Nombre de pages
291
Date de parution
01/11/2003
Poids
346g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747532273
Titre
Emanciper la Francophonie
ISBN
2747532275
Auteur
Boutros-Ghali Boutros
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
346
Date de parution
20031101
Nombre de pages
291,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
1977 : le président Sadate, à la surprise du monde entier, se rend à Jérusalem pour rencontrer Begin. Boutros Boutros-Ghali, alors ministre d'Etat des Affaires étrangères, fait partie de ce voyage historique. Dans la voiture qui le conduit à la Ville Sainte, son homologue, Moshe Dayan, que tout sépare de lui. Commence alors une des plus grandes batailles diplomatiques de notre dernier quart de siècle, qui allait s'achever dramatiquement avec l'assassinat de Sadate, en 1981. Entre-temps, les accords de Camp David avaient été signés. L'Egypte était assurée de récupérer le canal de Suez, le Sinaï et son pétrole. Mais la question palestinienne n'avait reçu qu'une demi-solution, et Le Caire, au fil des mois, se retrouva de plus en plus isolé au sein du monde arabe. L'ancien Secrétaire général des Nations Unies fait ici le récit de cette épopée telle qu'il l'a vécue au jour le jour. D'une plume très personnelle, il révèle les chemins tortueux qu'il dut suivre pour mener à bien sa mission, en particulier pour convaincre ses partenaires que les accords de Camp David n'allaient pas à l'encontre de la cause arabe. Bien qu'animé par la même volonté de construire la paix que Sadate, il ne cache pas qu'il ne partageait pas toujours son optimisme. L'histoire lui a malheureusement donné raison.
Quel peut être le rôle de l'ONU alors qu'il n'y a plus qu'une seule superpuissance ? A-t-elle encore les moyens de promouvoir la paix, selon la mission que lui ont assignée ses fondateurs ? " l'ONU semble dépassée par le désordre planétaire. Elle est pourtant la seule institution capable de gérer l'après-guerre froide et les multiples mutations qu'engendre la globalisation. Mais cette transformation ne réussira que si les Etats-Unis le permettent ", affirme Boutros Boutros-Ghali. Dans son récit des cinq années (1992-1996) qu'il a passées à la tête des Nations Unies, Boutros Boutros-Ghali fait une large part aux conversations qu'il a eues avec les dirigeants de ce monde. Il évoque aussi, sans détours, les obstacles auxquels il s'est heurté dès qu'il a entrepris de réformer l'administration onusienne et voulu trouver les moyens de financer des opérations de plus en plus nombreuses. Cambodge, Balkans, Somalie, Rwanda, Proche-Orient, Amérique centrale : l'ONU a dû alors intervenir sur tous les continents, souvent dans le même temps. Or pendant que les appels au secours se multipliaient, les relations entre les Nations Unies et la Maison-Blanche n'ont cessé de se détériorer, celle-ci ayant finalement opposé son veto à la réélection de Boutros Boutros-Ghali. " En fait, conclut l'ancien secrétaire général, l'ONU n'a pu pleinement accomplir sa mission que lorsque celle-ci recevait l'agrément des Etats-Unis. Durant mon mandat, on m'a reproché d'être tiers-mondiste, mais je continue à croire que les Nations Unies doivent être le porte-parole des peuples les plus déshérités. C'est là une des conditions pour qu'elles jouent un rôle planétaire au XXIe siècle. "
Ce sera après votre millième lune... Votre étoile brillera alors d'un éclat inégalé. " C'est sur cette prédiction d'un astrologue indien que Boutros Boutros-Ghali nous ouvre son journal intime. Pour la première fois il abandonne le verbe édulcoré du diplomate. En même temps qu'il revient sur les moments parfois tragiques qui ont marqué sa carrière politique et diplomatique, il nous aide à décrypter les événements et les dossiers majeurs de notre siècle : les conflits en Afrique, la montée du terrorisme international, les attentats du 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien, le rôle émergent de la Chine... Au fil de ses conversations avec les personnalités incontournables de la scène internationale, il lève le voile sur les coulisses d'un monde en devenir. L'Égyptien, l'idéologue du non-alignement, le négociateur du traité de paix égypto-israélien, l'infatigable avocat du tiers monde, laisse librement s'exprimer, ici, sa colère, son indignation, ses doutes, mais aussi ses espoirs, ses convictions, et les émotions d'un homme qui s'abandonne à un regard nostalgique, émouvant, parfois cocasse, sur la passion, le pouvoir, la vieillesse.
La passion considérable que je nourris pour cette terre, pour ma terre, m'a toujours soutenu. Elle m'a aidé à surmonter les vicissitudes de dix années de vie diplomatique et à m'acquitter de mes responsabilités au service des principaux objectifs de la politique étrangère égyptienne entre 1981 et 1991. On pourrait les résumer ainsi : soutien au peuple palestinien, maintien des rapports de normalisation avec Israël, intégration avec le Soudan, présence égyptienne en Afrique, appui à la deuxième phase de décolonisation, reprise des relations diplomatiques avec les pays arabes, relance du non-alignement, rapports postcoloniaux avec le monde occidental... C'est à l'intention des nouvelles générations que j'ai tenu à rédiger ces mémoires pour que, portant un regard sur le passé, elles puissent construire un avenir meilleur et démocratiser la mondialisation.