On aurait de la peine à trouver, dans toute l'histoire de France, un événement dont les causes soient moins connues et dont le caractère soit plus diversement apprécié que la condamnation des Templiers sous Philippe le Bel. Les chevaliers du Temple étaient-ils coupables? Quels motifs ont pu pousser le roi de France à provoquer leur destruction? Quelles raisons ont pu déterminer le Saint-Siège à prononcer leur abolition? Les trois études rassemblées dans cet ouvrage éclairent considérablement le débat en le resituant dans le contexte plus large d'un affrontement de l'Église catholique et d'une royauté française qui vise l'empire universel. À l'aide de documents inédits, ou interprétés autrement qu'on ne l'a fait jusqu'à ce jour, Émile Boutaric retrace l'histoire des rapports de Philippe le Bel avec Clément V au sujet des Templiers. Ernest Renan, dans deux études capitales, dresse le portrait de deux des acteurs principaux du drame: celui de l'idéologue «laïc» Pierre Du Bois (avocat de Coutances) et celui du ministre-homme de main, garde du sceau royal: Guillaume de Nogaret, que Dante surnomma, à cause de l'expédition d'Anagni, le nouveau Pilate (Il nuovo Pilato si crudele).
Nombre de pages
216
Date de parution
31/08/2022
Poids
286g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782385083502
Titre
Philippe Le Bel, Clément V et les templiers
Auteur
Boutaric Edgard
Editeur
CULTUREA
Largeur
148
Poids
286
Date de parution
20220831
Nombre de pages
216,00 €
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Le procès en condamnation des Templiers sous Philippe le Bel reste l'un des secrets de l'histoire de France les mieux gardés mais aussi les plus commentés. Les chevaliers du Temple étaient-ils coupables? Quels motifs ont pu pousser le roi de France à provoquer leur élimination si rapide ? Quelles raisons ont pu pousser le Saint-Siège à prononcer leur abolition... Cet ouvrage passionnant éclaire d'un jour nouveau les dessous de ce crime d'Etat en le resituant dans le contexte plus large d'un affrontement de l'Église catholique et d'une royauté française peinant à rassembler. À l'aide de documents inédits, Émile Boutaric mène une enquête qui le mène dans le silence des bibliothèques épiscopales et des archives pontificales les plus fermées. Cet ouvrage documenté retrace l'histoire des rapports de Philippe le Bel avec le pape Clément V au sujet des Templiers ainsi que le rôle déterminant mais encore largement méconnu que joua la papauté dans la fin de l'Ordre du Temple.
Depuis les débats suscités par la Loi sur l'air de 1996 et la mise en place de nouveaux instruments de mesure et d'action, la politique publique de lutte contre la pollution atmosphérique a changé. En France comme en Europe, cette pollution est devenue un enjeu de santé publique considérable : les études sur les conséquences sanitaires des polluants ne sont plus contestées aujourd'hui. Franck Boutaric observe combien il a été difficile de mettre en oeuvre des solutions collectives pour réduire les polluants, ce qui a conduit à privilégier la régulation des comportements individuels.
À Saint-Julien-du-Sault, la Maison des gravures s’inscrit parmi ses contemporaines qui révèlent un riche patrimoine légué par nos anciens. Comme ses voisines, cette bâtisse a traversé les époques, connu de nombreux résidents et doucement perdu de sa superbe. Pourtant, en son sein demeurent des trésors cachés. Ainsi, du sous-sol à la charpente, l’exploration de la demeure fait ressurgir fantômes du passé, vieilles légendes et sorcelleries dont les ombres persistent…Dans cet essai, sur un ton de libre examen, Gérard Boutaric convoque les mythes fondateurs de nos sensibilités et raconte la « Maison du Gouverneur », vestige de temps révolus qui, secrètement, continuent de nous hanter.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.