A l'instant élu la communauté tout entière, par l'effet de l'universelle agression qu'elle a subie, peut être capable de consentir à la décision d'initier un nouvel âge héroïque. Il ne sera certes pas celui des philosophes, nouveaux ni anciens. Les philosophes, s'ils se délivrent de leur préjugé que l'Esprit doit être sans puissance et que tout pouvoir est mauvais, y pourront jouer un rôle moins absurde, finalement, que celui de PLATON à Syracuse. Quant aux spirituels, c'est l'un d'eux, MARTIN BUBER, qui. prophétisait la bonne modification du pouvoir en un nouvel âge "Je vois monter à l'horizon avec la lenteur de tous les processus dont se compose la vraie histoire de l'homme, un grand mécontentement qui ne ressemble à aucun de ceux que l'on a connus jusqu'ici. On ne s'insurgera plus seulement, comme dans le passé, contre le règne d'une tendance déterminée, pour faire triompher d'autres tendances. On s'insurgera pour l'amour de l'authenticité dans la réalisation contre la fausse manière de réaliser une grande aspiration à la communauté. On luttera contre la distorsion et pour la pureté de la forme, telle que l'ont vue les générations de la foi et de l'espoir." Un "nouveau Moyen Age" comme l'ont entrevu BERDIAEFF et CHESTERTON ? Les ricorsi ne sont pas de pures répétitions ni même de simples renouvellements. Sûrement : une manière de rendre vaine l'opposition de l'individualisme et du collectivisme, telle qu'en usent, pour leurs courtes ambitions, les barbares et les freluquets. L'âge des héros rebâtira un pouvoir ; il n'est pas de grand siècle du passé qui ne se soit donné cette tâche...
Nombre de pages
218
Date de parution
24/11/2016
Poids
270g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782912833464
Titre
Reprendre le pouvoir
Auteur
Boutang Pierre ; Véron Olivier
Editeur
PROVINCIALES
Largeur
145
Poids
270
Date de parution
20161124
Nombre de pages
218,00 €
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La Fontaine, un univers où tout se peut, se doit même prendre à la lettre, mais aussitôt après, ou juste avant, en esprit... C'est la langue des dieux et le rythme sacré qui permettent la métamorphose". Pierre Boutang
A la suite de Dante, avec une audace de romancier et de bagarreur, Boutang avait décidé de jouer sa propre disparition dans un roman, et d´éclairer sa vie avec la lumière crue de l´impotence et de la mort : accomplir ici même, dès à présent, ce " temps d´attente " qui nous éloigne de la béatitude.
Résumé : Bernanos aura saisi dans la jeunesse de quoi perpétuer librement la seule oeuvre de rébellion qui tienne ?: l'insurrection contre le mensonge. Par cette sorte de philosophie politique enfantine, le vieux chevalier errant désigna d'un mot les tortionnaires et les bien-pensants de tous les totalitarismes à venir ?: "?Je dis que les tueurs ne sont venus qu'après les lâches.?" Oui on peut être lâche aussi devant la vérité. Dès 1937, il avait prédit que "?les massacres qui se préparent un peu partout en Europe risquent de n'avoir pas de fin ?", ils ne garderont que "?l'apparence des antiques guerres de religions ?" auxquelles on les compare ?: "?on ne se battra pas pour une foi, écrivait-il, mais par rage de l'avoir perdue, d'avoir perdu toute noble raison de vivre...?" Une décennie et quelques dizaines de millions de morts après, en 1947, dans l'illusion de la "?victoire des démocraties ?", Bernanos ne déclenchait qu'un silence glacial en déclarant que rien n'avait changé?: "?Il s'agit toujours d'assurer la mobilisation totale pour la guerre totale, en attendant la mobilisation générale. Un monde gagné pour la Technique est perdu pour la Liberté.?" Tandis que triomphent les générations successives plus déleurrées et froides que M. Ouine, Georges Bernanos est encore plus mal compris. C'est pourquoi Sébastien Lapaque, essayiste turbulent et critique aguerri (au Figaro), a raison de joindre ici à son premier livre, consacré à celui qu'il avait choisi pour capitaine il y a vingt ans, des textes de maturité qui éclairent la longue confrontation avec un monde régi par le mensonge, l'argent et le nihilisme. Si le déracinement industriel a produit aussi bien les moutons à égorger que les "?loups solitaires ?", du moins l'exil (ou le mal du retour) ne mène-t-il plus, avec Bernanos, aux embardées commodes de "?la hideuse propagande antisémite ?"?: l'attachement farouche à une civilisation chevaleresque nous en préserve en fin de compte, radicalement et définitivement. Le précieux héritage des peuples a été sauvé grâce à la parole biblique. Au contact des brutalités de la guerre, alors que se levait "?aux rives du Jourdain la semence des héros du ghetto de Varsovie ?", Bernanos avertit ?: "?Vous aurez à payer ce sang juif d'une manière qui étonnera l'Histoire.?"
Résumé : On a un peu oublié en France (l'a-t-on jamais bien su ? ) la détermination avec laquelle les Juifs ont été expulsés d'Egypte en 1956 par Gamal Abdel Nasser, le " Raïs ".
Résumé : Bat Ye'or, "fille du Nil", a consacré sa vie à étudier et à comprendre la condition des Juifs et des chrétiens sous l'Islam et elle a fait connaître les mots "dhimmi", "dhimmitude" et "Eurabia". Mais les explorations historiques ne permettent pas d'élucider les événements ni de capter leur énergie : il faut rendre compte de la vie intérieure de ceux qui provoquent ces événements ou qui les subissent et expliquer leurs relations au sein de la société. Dans Le dernier khamsin, Bat Ye'or revenait sur sa jeunesse et l'expulsion des Juifs d'Egypte par Nasser en 1956. A présent c'est la longue histoire du siècle précédent qu'elle raconte dans une grande fresque qui commence en 1818 au Caire (Al-Kahira) avec ce livre, Moïse, et s'achèvera quand débuteront les premières guerres israélo-arabes. Les conflits, les décisions vitales et politiques, les exils et les retours ne sont pas l'affaire d'une seule génération et ils ne se laissent saisir qu'à l'affût de la vie secrète des peuples.