Les châteaux sont ordinairement perçus comme des lieux de prestige, des symboles de pouvoir. Berceau des familles nobles, ils peuplent les récits historiques, véhiculant leur lot de fantasmes. Mais on oublie trop souvent qu'en France cet imposant parc immobilier a pu loger - et loge parfois encore - des oeuvres à vocation sociale, opérant ainsi une reconversion de ce patrimoine en "châteaux du social". Déjà remarquable durant la seconde moitié du XIXe siècle, ce phénomène a pris au cours du siècle suivant une plus grande ampleur, encore mal évaluée. Ces demeures ont accueilli des populations d'un style qui rompait avec leurs habitants traditionnels. Orphelins, tuberculeux, jeunes délinquants, handicapés physiques ou mentaux, etc., y ont pris leurs quartiers. Ces initiatives ont été le fait d'une grande diversité d'acteurs, allant des notables fortunés à des associations et fondations, jusqu'aux syndicats et comités d'entreprise, sans oublier les pouvoirs publics. Les châteaux ont ainsi changé de mains et sont devenus instrument des politiques sociales qui se sont succédé depuis plus d'un siècle. Pour faire front contre la tuberculose : aériums, préventoriums, sanatoriums, sans oublier les écoles de plein air ; pour respirer le bon air : colonies de vacances à la mer, à la montagne ou la campagne ; pour la rééducation morale par les travaux des champs : colonies pénitentiaires agricoles, dites communément maisons de correction ; pour promouvoir la pédagogie de la vie collective : écoles de cadres, centres régionaux d'éducation physique et sportive et autres centres de formation pour adultes (assistantes sociales, éducateurs...) ; pour sortir de l'hôpital : expériences de démédicalisation et de psychothérapie institutionnelle ; pour accueillir des familles en vacances et pratiquer des loisirs : maisons familiales, parfois auberges de jeunesse...
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Nombre de pages
362
Date de parution
16/05/2010
Poids
672g
Largeur
155mm
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EAN
9782701015613
Titre
Les châteaux du social. XIXe-XXe siècle
Auteur
Boussion Samuel ; Gardet Mathias
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
155
Poids
672
Date de parution
20100516
Nombre de pages
362,00 €
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Un des traits marquants de l'enfance irrégulière et de son traitement depuis le XIXe siècle est la progressive agrégation de nombreux acteurs qui surveillent, jugent, soignent, pansent, observent, rapportent, instruisent, éduquent... Partant du constat qu'il n'existe pas de travaux qui relient ces différentes professions, ce numéro de la Revue d'histoire de l'enfance "irrégulière" se propose de confronter un ensemble d'études sur quelques-unes d'entre elles. Il est l'occasion de faire un état des connaissances, de lancer des pistes de recherche, de questionner des professions moins ou pas étudiées jusque-là, mais aussi de comparer des dynamiques professionnelles, parfois convergentes, parfois concurrentes, ainsi que des modes de professionnalisation qui varient d'un pays l'autre.
Aujourd'hui, les éducateurs spécialisés constituent un des piliers de la vaste et mouvante constellation des professions sociales. S'ils bénéficient de signes de reconnaissance tangibles certifiant leur " utilité sociale ", s'ils peuvent se reconnaître dans une définition générique, qui les voit concourir à " l'éducation d'enfants et d'adolescents ou au soutien d'adultes présentant des déficiences physiques ou psychiques, des troubles du comportement ou qui ont des difficultés d'insertion ", sans cesse ils semblent se dérober aux tentatives d'unification. Nul doute qu'il faut y voir la conséquence de la superposition des champs d'intervention. L'ouvrage enrichit considérablement les connaissances de la "fabrication" d'un secteur, celui de l'éducation spécialisée, pour une période encore mal étudiée où la mémoire et les souvenirs tiennent souvent lieu d'histoire. En effet si l'on connaît bien les origines du métier, si la crise des années 70 à fait l'objet d'une abondante littérature sociologique, les années 50/60 sont très mal connues. Pour tracer l'histoire de cette profession, l'ouvrage s'appuie essentiellement sur les archives et donc sur l'activité de l'Association Nationale des Educateurs de Jeunes Inadaptés (ANEJI). L'auteur ne s'en est pas tenu à une étude monographique de l'association, mais cherche à éclairer le processus de construction d'une profession. Il évoque donc les relations de l'ANEJI avec un grand nombre d'associations, de mouvements, de centres, d'instituts, privés, publics, semi-publics.
Ce volume est consacré au Congrès international de psychiatrie infantile qui s'est tenu à Paris en 1937 au cours de l'exposition internationale. Premier du genre, il est organisé notamment par Georges Heuyer dont l'importance dans le domaine de l'enfance pendant l'entre-deux-guerres est désormais un fait établi. Il est l'occasion de faire le point sur ce personnage aux multiples activités et d'évoquer la documentation qu'il a laissée. Qui dit congrès international dit aussi circulations, échanges entre les participants, enjeux de connaissance et rapports de pouvoir. C'est tout cela que s'efforce d'aborder ce numéro en faisant une large place à différents représentants de plusieurs des pays présents. C'est ainsi que la psychiatrie de l'enfant et son institutionnalisation est explorée à partir des situations allemande, belge, britannique, italienne, française et suisse... Enfin, c'est aussi l'occasion d'appréhender les savoirs psychiatriques sur l'enfant en amont comme en aval afin de mieux saisir l'importance de ce congrès, au-delà du fait d'avoir été le premier du genre.
Résumé : Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des communautés pédagogiques exceptionnelles sont créées pour accueillir des enfants orphelins ou se retrouvant brutalement séparés de leurs parents. Vocation humanitaire et expérimentations pédagogiques se heurtent et se renforcent. En écho à la vogue des pédagogies alternatives, ce point aveugle de l'histoire devait être mis au jour. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des millions d'enfants, orphelins ou brutalement séparés de leurs parents, sont recueillis dans des camps ou villages d'enfants. Cette aide humanitaire se double d'une utopie pédagogique. Instituteurs, prêtres, médecins ou psychiatres fondent, dans l'urgence et le dénuement, des communautés largement inspirées de l'éducation nouvelle et de l'autogestion : des " républiques d'enfants ". De l'Italie à la Hongrie, en France comme en Allemagne, les enfants se muent en jeunes travailleurs, ils élisent gouvernements et tribunaux. Dans l'esprit internationaliste d'après-guerre, ces citoyens doivent contribuer au relèvement de l'Europe anéantie. Les auteurs ont défriché les archives pour tisser le récit vivant, incarné et parfois terrifiant de cet épisode méconnu. En quelques années, alors que le monde des adultes bascule dans la guerre froide et les Trente glorieuses, ce moment de foisonnement et d'expérimentation intenses tombe en effet dans l'oubli. Véritable point aveugle des années d'après-guerre, de l'histoire des pédagogies alternatives et des politiques humanitaires, il méritait d'être mis au jour.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.