En 1917, lors d'une permission, l'aspirant Joë Bousquet, âgé de vingt ans, rencontre à l'Opéra de Béziers Marthe Marquié. Double révélation amoureuse qui va passionnément infléchir le destin de l'un et de l'autre. Ils s'aiment pendant quelques jours jusqu'au délire. Mais, retourné au front, Bousquet voit d'insurmontables obstacles à tout projet de mariage avec la bien-aimée : son manque de ressources personnelles, sa famille, les préjugés d'une société austèrement provinciale, tout les éloigne. Aussi lorsqu'il s'expose à l'attaque allemande du 27 mai 1918, il s'agit d'une tentative de suicide. La balle qui l'atteint à la colonne vertébrale le laisse paralysé. Son existence de grabataire commence. Il se consacre sauvagement à la littérature ainsi qu'à sa passion pour Marthe, car il garde l'espoir d'une guérison et, peut-être, d'un mariage. Tout lecteur amoureux d'une fantastique histoire d'amour - avec l'enfer de la jalousie, les querelles, les ravissements - ne peut qu'être bouleversé par l'"aventure" de ces deux êtres toujours séparés : l'homme, infirme, vivant à Carcassonne, et la femme, libre et courtisée.
Nombre de pages
344
Date de parution
05/10/1978
Poids
375g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070210763
Titre
Lettres à Marthe
Auteur
Bousquet Joë
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
375
Date de parution
19781005
Nombre de pages
344,00 €
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Le Médisant par bonté, publié en 1945, marque un tournant dans l'esthétique et l'?uvre romanesques de Joë Bousquet. C'est une peinture acérée des faits et des gens de Carqueyrolles (Carcassonne) : médecins, magistrats, bourgeoisie de la vigne, aristocratie, femmes, maris, célibataires, avares, prodigues...
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.
Adichie Chimamanda Ngozi ; Damour Anne ; Bayiha As
Résumé : "En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire." Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux Etats-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. A la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord, mais également des autres, ou d'un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d'un pas vif et puissant. Durée d'écoute : env. 19h30 min
Nathalie Granger est le titre d'un film que Marguerite Duras a tourné en avril 1972 dans un village des Yvelines. Le texte publié en volume en est le scénario: minutieuse description des mouvements de caméra, rares dialogues, indications d'atmosphère. Il ne se passe rien, pourrait-on croire, dans la maison isolée en bordure d'un parc, en cette journée de printemps humide et blanche. Deux femmes vont et viennent, elles s'occupent du ménage, de la vaisselle, elles attendent. La violence, néanmoins, habite le silence, le calme artificiel des heures. Nul dénouement: une attente indéfiniment suspendue. Et l'impression, à la fin, d'un univers hanté, celui-là même que Marguerite Duras, de livre en film, s'emploie à restituer.