Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.Unité de temps, une après-midi ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel la vengeance est un plat qui se mange froid.Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles) ; la rage du frère enfle ; des coups de feu suivent les cris.Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
Nombre de pages
208
Date de parution
26/08/2026
Poids
250g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782246845256
Auteur
Bourre Sara
Editeur
GRASSET
Largeur
133
Date de parution
20260826
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
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Maman a disparu. C'est pas simple. Il a fallu le redire plusieurs fois, décomposer la phrase, la prendre et la secouer. Maman a disparu. Quelle folie de phrase. Si je la chuchote, les larmes me montent et me brûlent, si je la prononce avec une voix de fer, comme un vieux robot fatigué, ma-man-a-dis-pa-ru ma-man-a-dis-pa-ru, ça me fout la chair de poule et l'impression d'une catastrophe planétaire imminente. Si je la crie, si je la jette loin sur les routes, en plein coeur de ces villes qui scintillent et grincent sous ma peau, si je la crie si fort que ma voix casse, alors je crois que ce n'est plus vraiment triste. Pas aussi triste que ça. Je dirais plutôt affolant. Sidérant. Ou encore stupéfiant. Voilà. C'est affolant sidérant stupéfiant et ça me rend le coeur dingue, et étrangement vivant aussi". ? ? L'enfant écoute tout, observe tout, et avant toute chose sa mère, une fascination qui oscille entre haine et passion, dont on sent le danger, la menace, la violence des sentiments. C'est une enfant sage, étrange. Elle a grandit robuste, comme une mauvaise herbe. Elle sent, perçoit, palpe, traque, à l'affût, toujours tapie. Un jour, sa mère disparait. Alors, que va-t-elle devenir ...
Dans ce récit en clair-obscur, mêlant vers et prose, Sara Bourre parvient à cerner au plus près la perte d'un être cher et le deuil qui s'en suit. " Chambre 908 / le sommeil ici est carnassier / la nuit tombe sur ton lit sans prévenir / en plein jour /arme au poing " - La narratrice accompagne son père dans l es derniers instants de sa vie . La chambre 908, lieu de l'indicible, deviendra au fil des jours le témoin de leurs dernières évasions . - Face à l'absence, la narratrice puise dans l es traces du passé et les liens avec son frère pour faire face au vertige des jours qui s'annoncent. Ressuscitant leurs souvenirs, ils arpentent les " carnets des rêves " d'un père complice et poète.
Qui n'a entendu un jour parler de Mélusine, de Viviane et de Morgane, des possédées de Loudun, de la sorcière de Montpezat ou de Maria de Naglowska ? Fictives ou réelles, les sorcières peuplent notre imaginaire, encore plus depuis quelques mois. Elles existent dans nos rêves depuis les origines de notre histoire : Patrick Ravignant nous les raconte pour nous les redonner à nous-mêmes. Elles brûlent sur les bûchers après les sentences des chambres ardentes et provoquent le plus grand scandale du siècle du Roi Soleil : Patrick Ravignant nous les décrit dans le tumulte des terribles procès qui sentent le soufre. Elles dessinent aussi des parodies impalpables et témoignent d'un passé effrayant et quelquefois d'un avenir impossible. Pour comprendre l'engouement actuel autour du phénomène des sorcières, il faut revenir à leur histoire : des origines mythologiques jusqu'à notre temps.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
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