Ceci est l'histoire d'un petit garçon nommé Loris et dont les parents faisaient tourner les tables. Si tous les enfants vivent aux frontières perpétuellement floues de la réalité et du rêve, qu'en sera-t-il pour celui qu'on élève au milieu des nuages, des médiums, des voyantes ? Comment ses propres fantasmes ne trouveraient-ils pas justification et prolongement dans ceux des adultes, même s'il reste en marge de ce qui peut, chez eux, motiver pareilles curiosités. Les parents de Loris vivent au centre d'une petite République spiritualiste dont le Maître, l'Astronome, l'Enchanteur sont comme les figures emblématiques. Le groupe se réunit de temps à autre au-dessus de la pharmacie paternelle. Des esprits viennent s'y manifester. Reste à vérifier leur identité. Commence alors, dans la cité visible, une enquête à laquelle Loris va se trouver mêlé. Il accompagne son père dans ces randonnées à travers la contrée sans frontières où vivants et morts nouent des dialogues, improvisent des rencontres. Ces fabuleux itinéraires sont en fait, pour Loris, la découverte même de la vie. Mais une autre recherche se greffe sur cette découverte : une prédiction lui ayant promis un destin d'artiste, mais sans plus de précision, un autre parcours le soumet à diverses épreuves - musique, danse, déclamation... - comme pour l'éveiller à son futur génie. Deux aventures aussi irrationnelles l'une que l'autre et dont les recours plongent dans l'au-delà. Mais cet univers, un instant stabilisé, va se dégrader : les figures mythiques disparaissent, le père de Loris br-le ses ouvrages, la pharmacie est mise en vente. Pour l'enfant, il s'agit bien d'une existence qui s'achève, déjà entièrement vécue, et sans rapport avec celle qui commencera pour lui ailleurs, plus tard. Il en ressent toute la mélancolie. Tout cela s'est-il effacé ? Mais en dehors de toute certitude métaphysique, et peut-être même, contre cette certitude, voici que la fantasmagorie est devenue monde imaginaire, langage : Loris a découvert son destin. Récit mystérieux, mais aussi plongé dans les sortilèges du Paris des années 20, L'enfant dans la cité des ombres, admirablement écrit nous replonge dans le fascinant univers du romancier Camille BourniqueL, dans une oeuvre forte, singulière, construite à l'écart de tous les chemins fréquentés.
Nombre de pages
390
Date de parution
11/09/1973
Poids
422g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246850687
Titre
L'enfant dans la cité des ombres
Auteur
Bourniquel Camille
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
422
Date de parution
19730911
Nombre de pages
390,00 €
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Résumé : "Cette vie brève, et presque aussi brève que les plus brèves, celles de Bizet et de Pouchkine, est comme une apparition dans la nuit; elle n'aura pas connu les trois âges d'une vie complète, mais seulement le premier, la fiévreuse saison de la jeunesse."
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.