Changer les noms des rues de Paris. La Commission Merruau - 1862
Bourillon Florence
PU RENNES
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EAN :9782753520004
Changer la dénomination des rues de Paris ou modifier la numérotation des maisons représente un acte fort de transformation de la ville. En opérant ces changements, l'autorité ne fait pas que modifier les repères et troubler les habitudes. Dans une vision surplombante, elle tente d'ordonner l'espace urbain selon des impératifs qui lui sont propres. C'est cette vaste opération que la commission administrative présidée par le secrétaire de la Préfecture, Charles Merruau, est chargée de mener à la suite de l'annexion des "territoires suburbains" ou de "l'association des communes", c'est selon, de 1860. La tâche est compliquée par les différents niveaux de l'intervention : dans le Paris ancien des douze arrondissements, il s'agit de remettre de l'ordre dans les strates successives d'appellation et souvent de regrouper les rues ; dans le Paris nouveau, de remédier aux innombrables dénominations identiques et d'anticiper le développement futur de la ville. Ce livre publie le rapport officiel de la commission ainsi que le contenu de deux grands tableaux conservés à la Bibliothèque de l'Hôtel de Ville, inédits jusqu'ici, qui présentent les motifs de regroupement des voies ou de changements de noms, précédé d'une introduction de présentation. Le but de la commission est en effet de conforter, par l'adoption d'un système commun de numérotation des maisons et par le choix des odonymes, un registre identique à l'échelle de l'agglomération, et concourir ainsi à l'uniformisation de la mémoire collective. L'objectif est clairement défini : Paris, capitale de l'Empire assume l'héritage de la Nation. La publication du rapport permet également de revenir sur la démarche d'une commission administrative et de mesurer l'implication, à différents niveaux, des décideurs, élus du conseil municipal, préfet de la Seine, Napoléon III lui-même. Toutes les propositions n'ont pas été suivies mais le Paris d'aujourd'hui est bien l'héritier des choix de la commission.
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Nombre de pages
345
Date de parution
25/10/2012
Poids
585g
Largeur
165mm
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EAN
9782753520004
Titre
Changer les noms des rues de Paris. La Commission Merruau - 1862
Auteur
Bourillon Florence
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
585
Date de parution
20121025
Nombre de pages
345,00 €
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Résumé : La Mesure Cadastrale est une évaluation des biens fonciers. Instrument de connaissance, elle est aussi un outil de répartition entre les contribuables d'un Etat. Elle doit préserver les intérêts de celui-ci en évitant une révision du cadastre forcément onéreuse, et créer les conditions d'un impôt équitable. Le propos de l'ouvrage consiste à s'interroger sur ses résultats en recherchant les modalités de son élaboration, et en les confrontant aux autres données comme celles du marché foncier par exemple. La réflexion a consisté à mettre à jour les présupposés et les objectifs des acteurs concernés : Etat, assemblées communautaires, collectivités territoriales ou/et contribuables; à inventorier les choix effectués et les résolutions adoptées (plans, matrices, tableaux récapitulatifs) ; à confronter les expertises aux données du marché et à tenter d'évaluer au jeu des comparaisons les interférences réciproques. Les études menées dans plusieurs pays européens des XVIIIe et XIXe siècles (Belgique, Espagne et France, Vénétie et Lombardie, Bosnie-Herzégovine et Turquie) aboutissent à des conclusions inattendues, contraires aux idées reçues. Définir la mesure cadastrale participe d'une opération de réforme de la fiscalité. L'Etat cherche certes à définir un impôt qui lui rapporte mais il évite qu'il ne soit trop lourd pour ne pas obérer les possibilités de développement; il essaie même de les encourager. De plus, les efforts d'exactitude se retrouvent dans toutes les expériences cadastrales, par la recherche d'informations les plus fiables possibles. Enfin, le décalage entre les valeurs cadastrales et le marché foncier est moins élevé qu'on ne le disait.
Bourillon Florence ; Marantz Eléonore ; Méchine St
Le décret du 21 mars 1970 supprime l'Université de Paris et la scinde en treize universités réparties dans la capitale et en proche banlieue. Cette rupture fondamentale dans l'histoire de l'enseignement supérieur a été longtemps interprétée comme une conséquence de la crise de Mai 1968, permettant à l'Etat de reprendre le contrôle des universités parisiennes sous couvert de la proclamation de leur autonomie. Sans minimiser l'impact de ce traumatisme fondateur, ce livre propose une autre lecture de la naissance des universités contemporaines en Ile-de- France. S'appuyant sur des recherches récentes et des approches pluridisciplinaires, il suggère que la transformation de l'Université de Paris résulte moins d'un processus inéluctable dont la crise de Mai aurait été l'étincelle, que de logiques plurielles qui s'ajustent à la charnière des années 1960 et 1970. Ce sont les contours de cette réinvention de l'espace universitaire francilien que ce livre propose de tracer. Il s'agit bien ici de revenir sur un passé récent qui n'a pas été suffisamment étudié mais dont les effets de mémoire sont indéniables sur le temps présent.
Bourillon Florence ; Gorochov Nathalie ; Noguès Bo
La place accordée à la ville dans l'histoire des universités est généralement limitée. Pourtant, l'université est depuis sa naissance, au XIIe siècle, une institution exclusivement urbaine et contribue à la fabrique de la ville en suscitant des espaces spécifiques. Saisir la nature spatiale et sociale de ces interactions sur la longue durée, du XIIIe au XXIe siècle et à l'échelle de l'Europe, est l'objectif de cet ouvrage. Au-delà des périodisations classiques, les dix-sept études réunies ici mobilisent trois grilles de lecture : la première interroge le lien entre ville et université lors des périodes de fondation et de refondation ; la seconde analyse les rapports entre le corps universitaire et les sociétés urbaines ; la dernière s'intéresse à la dissémination de l'université dans la ville, bien antérieure à son développement dans les banlieues des grandes villes européennes à la fin du XXe siècle. Les deux figures du quartier et du campus ne résistent guère à l'analyse historique qui décrit la perméabilité des espaces et la difficulté à séparer les mondes de la ville et de l'université.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.