Les téléspectateurs découvrent sur leurs écrans trois êtres hagards, brisés, dont les vêtements neufs et trop amples masquent mal les corps torturés. De leurs regards hallucinés, ils semblent retrouver le monde. De leur voix cassée, ils tentent de répondre aux questions rituelles des journalistes. C'est qu'ils remontent des enfers, de dix-huit années et demie passées au Maroc dans des geôles secrètes et l'épouvantable bagne de Tazmamart, où ils ont connu le désespoir, la déchéance physique et l'horreur la plus absolue, sans jamais apprendre officiellement le motif réel de leur emprisonnement. Pour des raisons aisées à comprendre, ces pages n'ont pu paraître du vivant du roi Hassan II du Maroc. Sa récente disparition et l'accession au pouvoir de son fils Mohammed VI, en rien comptable du passé mais au contraire porteur d'espoir, rendent aujourd'hui possible leur publication. Puisse ce témoignage inouï, qui magnifie avant tout le courage et l'indestructible volonté de survie face à l'innommable, prouver de manière éclatante qu'en tous lieux, en tous temps, l'esprit peut vaincre la matière !
Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes... En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d'homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur qui protégeait le royaume se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l'ordre établi chancela, la luxure et l'inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité.Notes Biographiques : Né en 1948 dans le New Jersey, George R.R. Martin vendit sa première nouvelle àla revueGalaxyen 1970 et ne cessa jamais d'écrire depuis, que ce soit sous la plume d'un journaliste, d'un scénariste pour la télévision ou d'un romancier à plein temps. Tous les genres de l'imaginaire ont connu ses faveurs : science-fiction d'abord (L'agonie de la lumière,Chanson pour Lya, ...), puis fantastique (Riverdream, Armageddon Rag), mais c'est aujourd'hui à la fantasy qu'il consacre tout son temps. Son immense sagaLe trône de fer- une fresque épique à mi-chemin entreLes rois mauditsetExcalibur- connaît un tel succès mondial que la chaîne américaine HBO l'a adaptée ensérie télévisée sous le titreGame of thrones. Il est également l'auteur de Dragon de glace chez Flammarion jeunesse et directeur de la série Wild Cards publiée chez J'ai lu. George R.R. Martin a été récompensé par de nombreux prix littéraires et a été sélectionné par lemagazineTimesdansla liste des 100 personnes les plus influentes du monde en 2011.
Résumé : Au royaume des Sept Couronnes, une longue période d'été, de paix et d'apparente prospérité s'est achevée. Les forces obscures de l'hiver se dressent derrière le Mur qui protège la frontière nord. Au sud, les prétendants au Trône de Fer usent de complots, de poison et de magie pour arriver à leurs fins...
Résumé : La guerre pour le Trône de Fer continue de faire rage, les alliances se font et se défont. Tandis que les forces en présence manoeuvrent en vue de l'affrontement final, un danger plus grand approche par-delà le Mur. L'avenir du monde est en jeu, et personne ne connaîtra de répit tant que les Sept Royaumes ne seront pas à feu et à sang...
Résumé : Maroc, 1925-1926 : un conflit colonial oublié. La guerre du Rif, première grande guerre coloniale moderne, qui opposa les Français aux tribus soulevées par Abl el Krim à partir d'avril 1925, est aujourd'hui bien oubliée. Elle coûta pourtant la vie à plus de 10000 Rifains et à 2500 Français et indigènes ; on utilisa des chars, des automitrailleuses, de l'artillerie, des camions, des avions. Ses enjeux furent tout autant militaires que politiques - c'est le premier grand conflit à avoir suscité une telle opposition en France, qui entraîna le remplacement de Lyautey, le père du protectorat, par Pétain. Ils furent internationaux, aussi : si elle s'achève par une victoire française au printemps 1926, cette guerre devient emblématique pour tous les mouvements de résistance à la colonisation. Lyautey a-t-il bien évalué la menace ? Pourquoi Abd el Krim n'a-t-il pas exploité ses premiers succès qui mettaient en péril tout le protectorat ? Comment et pourquoi des milliers de guerriers, généralement rétifs à toute forme de discipline, ont-ils pu tenir tête aussi longtemps à une grande puissance européenne ? A-t-on affaire à une gigantesque guérilla coloniale ou à une véritable guerre conventionnelle ? En quoi les directives du gouvernement ont-elles interféré et gêné les opérations militaires ? Quels enseignements ont été tirés de la guerre du Rif ? C'est à ces questions, parmi beaucoup d'autres, que répond Max Shiavon dans cet ouvrage qui conjugue plaisir de lecture et rigueur historique, grâce notamment à l'apport d'archives d'archives inédites exceptionnelles. "Au fil d'un travail nourri d'archives et de photos originales, l'auteur nuance quelques idées reçues [... ]". Le Figaro Magazine Prix Jean Sainteny 2016 de l'Académie des sciences morales et politiques
Qu'est-ce que l'Histoire, sinon " une fable convenue " selon le mot de Fontenelle attribué à Napoléon ? Ainsi en va-t-il de la question berbère. Sous forme de chroniques thématiques, l'auteur, se fondant sur des documents variés et réclamant le droit à une relecture du passé, aborde l'Histoire du Maroc dans son ancrage africain et méditerranéen. Une chronique insolite du Maroc qui revient sur la berbérité du pays. Que furent ces Berbères durant la période antéislamique ? Quel fut leur rôle dans les guerres puniques ? Leur contribution au christianisme et à la latinité ? Qu'en est-il de leurs révoltes contre les Arabes ? Que penser des principaux mythes fondateurs de la conquête musulmane ? Avec une grande rigueur scientifique, ce livre éclaire de façon magistrale un côté inattendu de l'Histoire du Maroc.
Son règne est bientôt trentenaire et il est l'ami de la France, de ses dirigeants, de ses industriels, de ses élites de droite et de gauche. Roi du Maroc, Hassan II symbolise pour nombre d'Occidentaux le modernisme et le dialogue en terre d'Islam. Mais ces apparences avenantes dissimulent le jardin secret du monarque, l'ombre des complots et des prisonniers, des tortures et des disparus, de la misère. Il règne, maître de tous et de chacun, brisant par la répression, pourrissant par la corruption, truquant par la fraude, courbant par la peur. S'il n'a pas inventé le pouvoir absolu, son génie aura été de l'habiller des oripeaux propres à tromper ceux des étrangers qui ne demandent qu'à l'être. Sa "démocratie" connaît une moyenne de quatre procès politiques par an, plus de cent depuis l'indépendance, avec, chaque fois, une fournée de militants condamnés à mort ou à des siècles de prison. Tortures du derb Moulay Cherif, morts-vivants de Tazmamart, calvaire des enfants Oufkir, nuit des disparus sahraouis... La peur est l'armature de son système. Comme l'enfer, elle a ses cercles. Chacun, quelle que soit l'horreur de son sort, peut être assuré qu'un autre a connu pire. Depuis la parution retentissante de cet ouvrage, Hassan II a libéré quelques détenus dont il avait nié qu'ils fussent enterrés vivants dans ses geôles, détruit un pénitencier dont il avait démenti l'existence. Quelques prisonniers sont sortis, mais le système demeure.