La religion de l'Etat. La construction de la République étatique dans le discours théologiques de l'
Boureau Alain
BELLES LETTRES
35,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782251380803
Présentation de l'éditeur D'où viennent notre République, notre État-nation? Au moment où les nostalgies de ces formes politiques prennent un tour dramatique, ce livre propose une hypothèse nouvelle: loin de constituer une étape inévitable dans une construction graduelle de l’État, la notion, selon l’expression de l’auteur, de République étatique, qui combinerait l’universalité du genre humain et la considération d’un ensemble particulier, serait née au Moyen Âge, en son moment scolastique. La théologie et la philosophie ont produit au XIIIe siècle une vaste pensée politique bien au-delà des maigres et rares esquisses de science politique, bien au-delà de « précurseurs » isolés. Le livre analyse ces composantes qui convergent vers l’idée de bien commun et de nature humaine, éminente et fragile. Les réflexions sur le péché originel, sur l’Au-delà, sur le bonheur, sur l’individu contribuèrent à cette pensée politique mal connue. Cette orientation rencontra, dès la fin du siècle, des résistances rivales, avec la souveraineté affirmée et concurrente des institutions (Église ou État). Mais cette efflorescence ne fut pas vaine et, au fil des siècles, la pensée politique a été hantée par cette idée scolastique de la République. Alain Boureau, directeur d'études à l'E.H.E.S.S., est médiéviste. Parmi ses derniers ouvrages: La Papesse Jeanne (1988), L'Evénement sans fin. Récit et christianisme au Moyen Âge (1993), Le Droit de cuissage. Histoire de la fabrication d'un mythe (1995), Théologie, science et censure au XIIIe siècle. Le cas de Jean Peckham (1999), La Loi du royaume. Les moines, le droit et la construction de la nation anglaise (XIe-XIIIe siècles) (2001), Satan hérétique. La naissance de la démonologie dans l'Occident médiéval (1280-1330) (2004).
Nombre de pages
351
Date de parution
14/10/2006
Poids
496g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251380803
Titre
La religion de l'Etat. La construction de la République étatique dans le discours théologiques de l'
Auteur
Boureau Alain
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
496
Date de parution
20061014
Nombre de pages
351,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ernst Kantorowicz, mourant en 1963, s'est aussitôt transformé en un monument. Son testament imposait la destruction de tous ses papiers personnels : son extrême goût du secret n'avait laissé filtrer que peu de chose sur sa vie. Mais il avait achevé, quelques années avant sa mort, un cénotaphe superbe, Les deux corps du roi, qui se confond désormais avec son auteur. La biographie tend à ériger une vie en destin : tout l'homme Kantorowicz se ramènera alors aux conditions du Juif, de l'Allemand, de l'intellectuel. Le propre du monument n'est-il pas d'imposer les conditions de sa visite ? Abandonnons les questions monumentales pour le récit, pour les récits qui s'entrecroisent autour de Kantorowicz. Entrons dans les histoires de l'historien."Alain Boureau.
Une femme, travestie en homme, aurait occupé la chaire de saint Pierre vers 855. C'est du moins ce qu'affirme une tradition légendaire largement répandue depuis le XIIe siècle, encore vivace de nos jours. Au-delà de son allure romanesque, le récit met en jeu un interdit fondamental de la culture catholique : le refus du sacerdoce féminin. Il pose aussi la question troublante de l'imposture : que se passe-t-il quand un pouvoir suprême (et divinement sanctionné) se laisse usurper ? Ce livre propose d'abord de repérer l'origine du récit en interrogeant un rite imaginaire (mais constamment rapporté) qui soutient l'existence de la papesse : lors du couronnement pontifical, on vérifierait la virilité du pape, afin de conjurer la menace d'une nouvelle papesse. Qu'est-ce qui se noue autour de ce rite ? Puis on aborde une autre énigme de Jeanne : jusqu'au XVIe siècle, l'Eglise croit et fait croire à l'authenticité de l'épisode. Comment expliquer ce paradoxe ? L'enquête établit les contextes précis d'utilisation du récit, en abordant, de biais, les moments de grande tension de l'Eglise médiévale (question de la pauvreté franciscaine, Grand Schisme). L'auteur esquisse une théorie de l'historicité des modes de croyance. Enfin, rejetée par l'Eglise catholique, la papesse entre dans l'argumentation réformée et anticléricale et passe en littérature où elle poursuit son existence étrange et fascinante.
Les seigneurs grossiers, les paysans asservis, les terres ravagées par les chasses et les luttes sanglantes, ainsi que le cuissage, sont autant d'images qui font encore partie de notre folklore médiéval. L'expression "droit de cuissage" a même trouvé une nouvelle fortune dans la presse à propos de la loi sanctionnant le harcèlement sexuel. Mais ce droit a-t-il réellement existé ? Et sinon, comment expliquer la fabrication d'un mythe aussi tenace ? Alain Boureau, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et historien du Moyen Age, passe ici au crible les différentes sources qui, prétendument, en attestent l'existence. Il débusque ce mythe en partie construit par les légistes royaux d'Ancien Régime, devenu emblématique de la période médiévale pour les révolutionnaires de 1789 et les républicains des années 1860 qui y voyaient une preuve e l'ignominie féodale et de l'influence néfaste de l'Eglise. Mais c'est également à ce "monstre" historiographie de la féodalité qu'Alain Boureau s'attaque, tant le soi-disant droit de cuissage est assujetti à la question des liens de dépendance personnelle dans les sociétés d'Ancien Régime. La persistance de ce mythe, à travers lequel notre époque discerne le signe d'une domination masculine permanente, nous cache l'essentiel de la société médiévale et de sa réalité. S'en débarrasser, c'est encore une fois plaider pour "un autre Moyen Age" .
1066-1215 : en cent cinquante ans, l'Angleterre, envahie et divisée, se construit une identité nationale forte et se dote d'une loi propre. Au même moment, des hommes voués à fuir le monde, les moines, élaborent un art complexe de l'action judiciaire. C'est ce double paradoxe que présente Alain Boureau, en logeant le cas anglais, et notamment la création de la Common Law, dans un mouvement plus large qu'il nomme l'abstraction judiciaire : il s'agit d'un processus cognitif et d'un principe d'action qui aboutissent à qualifier l'infinie variété des situations de conflit selon un nombre limité de catégories abstraites. La compétence exégétique, la nécessité d'opposer loi divine et loi humaine, la mobilité culturelle ont fait des moines les promoteurs de ce mouvement, qui pourrait expliquer la " renaissance du droit " au XIIe siècle. A partir de l'analyse précise et concrète de pratiques judiciaires, l'auteur illustre cette rencontre capitale entre la centralité monarchique et la créativité monastique.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine