
En somme. Pour un usage analytique de la scolastique médiévale
Depuis vingt-cinq ans, je charge obstinément de scolastique tous les thèmes psychanalytiques possibles. Pour expliquer mon entreprise, je dois d'abord tenter de définir un investissement personnel, qui passe aussi par les enchantements et puissances de la parole médiévale. Le chapitre III se saisit de l'histoire de Thomas d'Aquin. Mon investissement et mon objet concordent: il se trouve que mon affection admirative s'adresse à une figure éminente de la pensée scolastique. J'espère suggérer là une approche des mécanismes inconscients par une attention dirigée vers la composition même des textes, dans leur formalité plus que dans leur contenu; j'ai l'ambition de montrer comment un tel corpus suggère de nouvelles méthodes d'analyse, peut-être applicables ailleurs. Ensuite, j'entends montrer que des enjeux collectifs justifient cette résurgence du passé des scolastiques. Enfin je brosse le paysage scolastique pour y situer mes remarques"
| Nombre de pages | 93 |
|---|---|
| Date de parution | 03/02/2011 |
| Poids | 129g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782864326366 |
|---|---|
| Titre | En somme. Pour un usage analytique de la scolastique médiévale |
| Auteur | Boureau Alain |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 145 |
| Poids | 129 |
| Date de parution | 20110203 |
| Nombre de pages | 93,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La loi du royaume. Les moines, le droit et la construction de la nation anglaise (XIe-XIIIe siècles)
Boureau AlainRésumé : 1066-1215 : en cent cinquante ans, l'Angleterre, envahie et divisée, se construit une identité nationale forte et se dote d'une loi propre. Au même moment, des hommes voués à fuir le monde, les moines, élaborent un art complexe de l'action judiciaire. C'est ce double paradoxe que présente Alain Boureau, en logeant le cas anglais, et notamment la création de la Common Law, dans un mouvement plus large qu'il nomme l'abstraction judiciaire : il s'agit d'un processus cognitif et d'un principe d'action qui aboutissent à qualifier l'infinie variété des situations de conflit selon un nombre limité de catégories abstraites. La compétence exégétique, la nécessité d'opposer loi divine et loi humaine, la mobilité culturelle ont fait des moines les promoteurs de ce mouvement, qui pourrait expliquer la " renaissance du droit " au XIIe siècle. A partir de l'analyse précise et concrète de pratiques judiciaires, l'auteur illustre cette rencontre capitale entre la centralité monarchique et la créativité monastique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER40,00 € -

La religion de l'Etat. La construction de la République étatique dans le discours théologiques de l'
Boureau AlainPrésentation de l'éditeur D'où viennent notre République, notre État-nation? Au moment où les nostalgies de ces formes politiques prennent un tour dramatique, ce livre propose une hypothèse nouvelle: loin de constituer une étape inévitable dans une construction graduelle de l’État, la notion, selon l’expression de l’auteur, de République étatique, qui combinerait l’universalité du genre humain et la considération d’un ensemble particulier, serait née au Moyen Âge, en son moment scolastique. La théologie et la philosophie ont produit au XIIIe siècle une vaste pensée politique bien au-delà des maigres et rares esquisses de science politique, bien au-delà de « précurseurs » isolés. Le livre analyse ces composantes qui convergent vers l’idée de bien commun et de nature humaine, éminente et fragile. Les réflexions sur le péché originel, sur l’Au-delà, sur le bonheur, sur l’individu contribuèrent à cette pensée politique mal connue. Cette orientation rencontra, dès la fin du siècle, des résistances rivales, avec la souveraineté affirmée et concurrente des institutions (Église ou État). Mais cette efflorescence ne fut pas vaine et, au fil des siècles, la pensée politique a été hantée par cette idée scolastique de la République. Alain Boureau, directeur d'études à l'E.H.E.S.S., est médiéviste. Parmi ses derniers ouvrages: La Papesse Jeanne (1988), L'Evénement sans fin. Récit et christianisme au Moyen Âge (1993), Le Droit de cuissage. Histoire de la fabrication d'un mythe (1995), Théologie, science et censure au XIIIe siècle. Le cas de Jean Peckham (1999), La Loi du royaume. Les moines, le droit et la construction de la nation anglaise (XIe-XIIIe siècles) (2001), Satan hérétique. La naissance de la démonologie dans l'Occident médiéval (1280-1330) (2004).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER35,00 € -

L'empire du livre. Pour une histoire du savoir scolastique (1200-1380)
Boureau AlainRésumé : Un empire - la domination exercée par la Bible et les autorités - fit naître en retour le rêve d'exercer un pouvoir par l'activité intellectuelle, fondée sur une maîtrise du Livre et matérialisée par les productions de textes. Ainsi s'établit le savoir scolastique. Le présent ouvrage propose une étude du sens et des moyens de l'activité de pensée lors d'un des beaux matins de l'Occident médiéval. Alain Boureau montre d'abord comment se forma une communauté intellectuelle, qui était aussi une corporation sociale, source de promotion et d'exclusion, d'exaltation libre et de dures contraintes. L'institution s'établit autour d'un texte d'enseignement et de débat, les Sentences de Pierre Lombard. Un savoir nouveau en terre chrétienne impliquait de maîtriser les éléments de l'héritage religieux et ancestral : la Bible, les principes de la foi et la patristique. Après avoir analysé les techniques textuelles mises en pratique, que sont l'abstraction intellectuelle et son complément, la casuistique, l'analyse universelle et l'élaboration des distinctions, Alain Boureau oppose la formation d'un langage rationnel dans la communauté scolastique au discours institutionnel qui se solidifia, et à la grande singularité d'une parole individuelle issue de la langue commune. L'Empire du livre constitue, après La Religion de l'État, le deuxième volume de la série La Raison scolastique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER40,00 € -

De vagues individus. La condition humaine dans la pensée scolastique
Boureau AlainEncore le sujet et son émergence médiévale, dira-t-on! Toujours l'individu! Toujours la personne! Comment espérer apporter du neuf dans l'histoire de la pensée médiévale du sujet? On doit renverser la question: comment peut-on parler d'autre chose que de la condition de sujet? Des milliers d'années de littérature, d'histoire ou de philosophie n'ont jamais épuisé l'insondable. Il ne le sera jamais. Ce livre offre une variation nouvelle, avec l'espoir de frôler, dans son parcours propre, quelque noyau lourd de sens. La pensée du Moyen Age central offre un des moments rares où l'humanité, procédant à une mise en ordre et ployant sous des représentations diverses et contradictoires (pensées antique, juive, arabe et chrétienne) ressent la nécessité d'un examen libre et détaillé, sans limites. Comment l'être humain peut-il être un, dans l'instant comme dans la succession? Comment loger un esprit dans un corps? Pourquoi ne cesse-t-on jamais de penser? Aucune interrogation ne fut aussi riche et radicale avant la psychanalyse. Cet ouvrage se veut aussi le récit d'une lutte contre l'aliénation de soi, contre les doubles qui ne cessent d'étouffer l'individu. De vagues individus constitue le troisième volume de la série La Raison scolastique, après La Religion de l'État (2006) et L'Empire du livre (2007). Biographie de l'auteur Alain Boureau, directeur d'études à est médiéviste. Parmi ses derniers ouvrages: La Papesse Jeanne (1988), L'Evénement sans fin. Récit et christianisme au Moyen Âge (1993), Le Droit de cuissage. Histoire de la fabrication d'un mythe (1995), Théologie, science et censure au XIIIe siècle. Le cas de Jean Peckham (1999), La Loi du royaume. Les moines, le droit et la construction de la nation anglaise, (XIe-XIIIe siècles) (2001) Satan hérétique. La naissance de la démonologie dans l'Occident médiéval (1280-1330) (2004).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER38,00 €
Du même éditeur
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Goya de père en fille
Récondo Léonor deLéonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

Eloge de l'ombre
Tanizaki Jun'ichiro ; Sieffert RenéCar un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.EN STOCKCOMMANDER16,50 €

